
Jacques Deshaies 🇨🇦🇨🇦🇨🇦🇨🇦
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Jacques Deshaies 🇨🇦🇨🇦🇨🇦🇨🇦
@desjac01
canadien français d’Amérique et fier de l'être. aime politique ,classic rock et country américain . Fan du CH. Déteste le nationalisme




Question simple pour @leger360 : pourquoi la mesure du 15 mars 2026 — PQ 34 %, PLQ 30 % — n’a-t-elle pas fait l’objet d’une publication distincte? On la découvre dans votre rapport du 30 mars. La transparence devrait valoir pour tous les résultats.

Le PQ doit trouver un moyen de contrer le travail de sape des médias à son endroit. Augmenter ses effectifs et ses ressources en communications? Être plus présent dans les radios, télés et journaux communautaires? Quelqu'un a des idées? @partiquebecois @PaulPlamondon



C’est reparti. Après les artistes, voilà que les journalistes économiques passent dans le tordeur de @PaulPlamondon. À qui le tour demain? Le rôle d’un chef, c’est d’élever le débat, pas de s’en prendre à ceux qui informent ou qui s’expriment. Les Québécois s’informent à partir de sources diverses et se feront leur propre jugement le 5 octobre prochain. Dans une société comme la nôtre, les journalistes font un travail essentiel et ils ont mon respect.






Un trou de 27 milliards dans un Québec indépendant? Sur la responsabilité des médias d’information de ne pas induire le lecteur en erreur. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les précisions de Nicolas Marceau sur pourquoi le texte publié hier dans la Presse intitulé « Le Québec a un déficit de 27 G$ avec le fédéral » ne reflète aucunement la réalité. En résumé, 16 de ces 27 milliards sont de l’endettement qu’un Québec indépendant pourrait également assumer d’emprunter, et pour ce qui est de la balance, une mesure très prudente des économies réalisées par la fin du dédoublement du fédéral vis-à-vis ce que le gouvernement du Québec fait déjà, couvrirait la différence. Donc, les conclusions des finances d’un Québec indépendant, réalisées par le Parti Québécois et vérifiées par six économistes de six universités différentes, tiennent toujours : un Québec indépendant serait dans une situation similaire voire légèrement avantageuse en termes de budget et de déficits dans un Québec indépendant. Mais la partie la plus erronée de cet l’article est lorsqu’on y affirme que « le Québec a reçu 27 milliards de plus que ce qu’il a envoyé », qu’Ottawa aurait « retourné 111 milliards au Québec ». C’est une version absolument biaisée de la réalité. Une grande partie de cet argent ne s’est jamais rendu au Québec, il s’agit de dépenses en bureaucratie fédérale, du brassage de papiers qui se passe à Ottawa et qui reste à Ottawa. La fonction publique fédérale, dont la taille a augmenté de 50% sous Justin Trudeau, et ses dédoublements administratifs ne sont pas un gain net pour les Québécois. Ce n’est pas la première fois que La Presse utilise cette technique de mettre une affirmation fictive comme titre d’une chronique tout en laissant l’impression qu’il s’agit d’information journalistique, avec l’effet évident de convaincre plusieurs lecteurs qui ne liront pas tout qu’un Québec indépendant ne serait absolument pas viable. Suite à la publication du budget d’un Québec indépendant en 2022, Francis Vailles avait publié un texte intitulé « Un déficit sous-estimé de 10 milliards », arguant que l’exercice budgétaire suivant la méthode Bélanger-Campeau s’était trompé de 10 milliards et jetant un doute important sur la validité de l’exercice. Or, j’avais répondu par écrit à cette tentative de discrédit dans une lettre intitulée « Réponse à Francis Vailles : une nouvelle méthodologie pour un 10 milliards fictif », démontrant essentiellement que Vailles avait inventé une méthodologie avec plusieurs angles morts pour pouvoir titrer ce présage budgétaire apocalyptique. Vous aurez compris que le placement du texte de Vailles lui a donné une plus grande portée que ma réplique enterrée quelque part dans la section lettre ouverte, et que tous nos adversaires fédéralistes ont sauté sur le texte de Vailles à l’époque pour brandir un épouvantail. Exactement comme le texte d’hier. La Presse a récemment publié plusieurs chroniques qui, sous le couvert de l’opinion, véhiculaient de la désinformation, notamment dans les chroniques de Michel C. Auger, qui affirme très sérieusement que la richesse du Québec se contracte parce que les immigrants temporaires quittent à l’expiration de leurs permis temporaires, que le Parti Québécois et la CAQ prônent une réduction des seuils parce qu’il sont populistes et par peur que les immigrants viennent voler nos jobs, et que la hausse de l’immigration permet de combler la pénurie de main-d’œuvre et de lutter contre le vieillissement de la population. J’en profite donc pour sensibiliser la population sur le fait que bien que la Presse compte sur des journalistes rigoureux et consciencieux, la chronique écrite ou télé, elle, sert trop souvent de levier pour des « spins » et de la propagande fédéraliste sur les questions entourant l’indépendance du Québec, tout comme à l’époque où André Pratte était éditorialiste en chef de la Presse – le hasard fait en sorte qu’il a été nommé président de la commission politique du Parti Libéral du Québec avant-hier. À une époque où les sujets de la mésinformation et de la désinformation semblent intéresser beaucoup les médias traditionnels, il serait bon d’en prendre note et d’appliquer les mêmes standards de transparence et de rigueur aux chroniqueurs que ce qu’on exige des journalistes.

Au lieu de répondre sur le fond, Charles Milliard change de sujet. Les Québécois méritent un débat sur les faits, les chiffres et les choix à faire, pas une diversion.

















