Hubert Escaith

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Hubert Escaith

Hubert Escaith

@escaith47273

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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@hyperion2099 @BrivaelFr Le chaînon manquant est la croissance démographique. Les modèles se sont trompés il y a 20 ans quand ils prévoyaient une transition démographique générale. Ils oubliaient le poids de la religion dans les sociétés traditionnelles. D'où forte croissance d'usage d'énergie fossile.
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Hyperion2099
Hyperion2099@hyperion2099·
@BrivaelFr raisonnement très séduisant et bien construit, mais ça fait 30 ans que j'en lis de ce de style. Or aujourd'hui le monde n'a jamais consommé autant de masses de charbons et de fossiles. Le nucléaire et les ENR sont venus s'empiler par dessus (à la marge) sans les remplacer
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Brivael - FR
Brivael - FR@BrivaelFr·
"Oui mais les ressources physiques, les matériaux, l'énergie, on ne pourra jamais." C'est exactement le même biais à chaque révolution industrielle : projeter les contraintes d'aujourd'hui sur le monde de demain. Le problème c'est pas les ressources. C'est qu'on les utilise comme des idiots. Transport. 95% du temps, ta voiture est garée. 1.4 milliard de véhicules qui ne servent à rien. Des flottes autonomes optimisées divisent ce chiffre par 5 à 10. Moins d'acier, moins de parking, moins d'infrastructure. Plus de mobilité. Food. Un tiers de la production mondiale est gaspillée. 1.3 milliard de tonnes par an. L'optimisation logistique par l'IA et les fermes verticales automatisées divisent la consommation d'eau par 95%. Energie. Le solaire a baissé de 99% en 40 ans. DeepMind contrôle déjà des plasmas de tokamak pour la fusion. Et on commence à peine le space-based solar power. Matériaux. Un seul astéroïde type M comme 16 Psyche contient plus de fer et de nickel que tout ce que l'humanité a extrait dans son histoire. On ne manque pas de ressources. On manque d'intelligence pour les utiliser. Et c'est exactement ce qui devient une commodité. "On va manquer de tout" c'est du malthusianisme recyclé. Malthus avait tort en 1800. Les décroissants ont le même biais en 2026.
Brivael - FR@BrivaelFr

Dans 15 ans, le prolo moyen vivra mieux qu'un milliardaire d'aujourd'hui. La décroissance est morte. On entre dans l'ère de l'extrême abondance. Je vous explique. Le luxe aujourd'hui c'est quoi ? Un grand chef trois étoiles, un intérieur signé par un architecte, un service cinq étoiles 24/7, des soins sur mesure. Tout ça coûte une fortune. Pourquoi ? Parce que c'est rare. Et c'est rare parce que ça repose sur deux choses : une intelligence exceptionnelle et un service d'excellence. Sauf que ces deux bottlenecks sont en train de sauter. L'intelligence devient une commodité. C'est déjà le cas dans le digital. Un ado avec Claude ou GPT a accès à plus de puissance intellectuelle qu'un cabinet McKinsey en 2010. Mais pour l'instant ça reste coincé derrière un écran. Le vrai game changer c'est la robotique humanoïde. Dès qu'elle devient reliable, l'intelligence sort du digital et entre dans le monde physique. Ton Optimus te cuisine un menu gastronomique, gère ta maison comme un palace, refait ton intérieur. Le savoir-faire d'un artisan d'exception répliqué à coût marginal quasi nul. Même logique que ce qu'on a déjà vécu. Le smicard de 2026 vit objectivement mieux que Louis XIV. Eau chaude, antibiotiques, internet, vols à 30€, accès à tout le savoir humain dans la poche. Le roi de France n'avait rien de tout ça. Maintenant appliquez la même courbe aux 15 prochaines années, avec l'intelligence et les services qui deviennent des commodités. Le résultat c'est l'extrême abondance. Pas pour une élite. Pour tout le monde. Et la redistribution la plus massive de l'histoire se fera pas par la politique, pas par la taxe, pas par la lutte des classes. Elle se fera par la technologie. Les décroissants sont les créationnistes de l'économie. Ils nient la courbe. Evidemment le top 1% continuera d'avoir accès à des biens rares que les autres n'auront pas. C'est la nature humaine, la hiérarchie ne disparaît jamais. Mais la quasi-totalité de ce qu'on appelle "luxe" aujourd'hui sera une commodité demain. Ce qui sera rare dans 15 ans n'a pas encore été complètement défini. Mais une chose est sûre : ça existera. Et ça n'aura probablement rien à voir avec ce qu'on considère comme rare aujourd'hui. L'inégalité ne disparaît pas. Elle se déplace. Mais le plancher monte tellement vite que le débat devient absurde.

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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@MartineRistori @XavierLapdecab J'ai tendance à vous croire. Vivant à l'étranger, j'ai vu que les meilleurs étudiants optaient pour faire leur doctorat en économie aux USA ou en GB. La France attirait encore les ingénieurs et matheux-et-assimilés. Peut-être que le copinage marche moins bien en sciences dures
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LapeyredeC 🇺🇦
LapeyredeC 🇺🇦@XavierLapdecab·
Qu'une femme aussi sotte et ignorante ait pu obtenir le bac, des diplômes universitaires, soutenir une thèse et enseigner à l'université en dit long sur la situation de l'université en France. Son élection comme députée n'apprend rien, en revanche, sur le niveau politique...
Sylvain Catherine@sc_cath

L’idée que Darwin ait inspiré Malthus et Ricardo est un anachronisme total. Ces derniers ont publié leurs principales œuvres en 1798 et 1817. Darwin en 1859. On parle d’auteurs qui sont des géants dans le domaine soit disant d’expertise de cette prof.

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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@IdLibertes Hmm. OK. L'euro est surévalué et entraîne une dérive des finances publiques et de la dette sociale. Une option est le 'bimétallisme': euro pour les contrats privés, roupie pour les transactions avec l'Etat (impôts, émoluments). Équilibrage via le taux de change Euro/Roupie.
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Institut des Libertés- Université de l'Epargne
Un retour aux monnaies nationales serait le moyen pour les pays comme la France de financer leur ajustement, comme en témoignent les réussites canadiennes et suédoises des années 1990. •La fin de la zone euro doit être considérée comme "un moindre mal" mais en aucun cas dispenser les états de faire les réformes structurelles nécessaires, notamment en ce qui concerne les finances publiques et la compétitivité.
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Institut des Libertés- Université de l'Epargne
Il existe encore des personnes qui parlent d'économie en 2024 (Pourquoi?), pour nous expliquer qu'ils seraient capables de redresser la France sans sortir de l'UE. La seule question est: est-ce de l'incompétence ou la volonté de ne pas se mettre la classe de Davos à dos et donc de rester un pion du media système ? Regardons cette première réalité en face : l'euro est un échec et une aberration économique qui accentue les déséquilibres entre des économies nationales hétérogènes par nature.
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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@Passi0nnn @XavierLapdecab Je suppose même qu'elle en a deux (thèses). C'était de mon temps le minimum requis pour pouvoir diriger des recherches. Mais en avoir deux ne veut pas dire qu'elles soient extraordinaires. D'où l'importance du piston politico-syndicaliste dans le petit monde universitaire
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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@Gabriel_saphir @FrancoisCame @gdelagasnerie Ah le rôle du pastis dans l'analyse politique! Je crains que ces propos d'ivrognes aient un impact plus profond car ils sortent du PMU en agrandissant la fenêtre d'Overton. A force d'entendre ce message contre le peuple qui voterait forcément mal, l'idée progresse de faire sans.
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Gabriel Moreira
Gabriel Moreira@Gabriel_saphir·
@FrancoisCame @gdelagasnerie Après caron al Versailly, en voilà un autre que la Démocratie indispose. Mais qu'est ce qu'on a fait pour mériter de tels crétins ? Avant ce type de discours n'arrivait qu'après 7 ou 8 ricards au bar après le boulot . Ici, c'est à jeun . L'Ère des gorêts !
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François Camé
François Camé@FrancoisCame·
Résumé du livre de @gdelagasnerie : "En démocratie, une majorité des citoyens peut élire un gouvernement que je n'aime pas; et dont les décisions, par conséquent, me blessent profondément dans mon être. Il faut donc en finir avec la démocratie." C'est profond. Un peu comme si Mussolini réécrivait "La démocratie en Amérique" de Tocqueville, avec illustrations de Trotsky, dans la célèbre collection des "aventures de Martine"...🙂
BLAST, Le souffle de l'info@blast_france

"Il faut briser les chaînes de notre adhésion inconditionnelle à l'idée démocratique" ➡️ youtu.be/gidsdTgVHR0 "Selon moi, l'interrogation de l'automatisme démocratique doit prendre la forme d'une question éthique : Ai-je un droit sur autrui ? Et autrui a-t-il un droit sur moi ? Et pourquoi ? Sitôt que l'on affronte ces questions, on est amené à vouloir fixer des conditions à l'exercice du pouvoir sur autrui. Et donc nous devons assumer de poser des limites à la démocratie." Par @gdelagasnerie

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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@CGollier @Asso_Sherpa @juststopoil Ce serait un rêve de courte durée: il y a plusieurs voies terrestres pour exporter le pétrole du Golfe Arabo-Persique. Sachant que le brut de cette région est très valorisé, je soupçonne que les Émirats ont les fonds pour financer l'expandion des oléoducs.
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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@MonsieurEco @arthurhomines @fa8ien Effectivement. Mais il est peut-être devenu illusoire de compter sur une forte corrélation entre emploi industrile et production. On va plutôt vers un scénario type "agriculture moderne" où l'emploi par ferme chute et la production augmente.
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MonsieurEco
MonsieurEco@MonsieurEco·
@escaith47273 @arthurhomines @fa8ien Ou pas, tout dépend du volume vendu. Globalement la productivité peut augmenter avec des salaires augmentant moins que ceux des voisins. C'est la désinflation compétitive qui rééquilibre les comptes externes. Permettant la hausse de l'emploi puis la hausse des salaires
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Arthur Homines
Arthur Homines@arthurhomines·
Comment se fait-il que les revenus (dont les salaires) d'une zone n'augmentent pas ? Tout simplement parce que la productivité n'y progresse plus. La productivité, c'est l'art de produire plus avec autant (et moins) de ressources. Or, il n'y a aucun secret : on augmente la productivité d'une entreprise grâce au capital. Un homme avec une pelle au une productivité faible. Le même homme avec une pelleteuse aura une productivité bien supérieure. Son salaire pourra alors grimper sans mettre l'entreprise en péril. Imaginez donc un ouvrier qui creuse un mètre cube par jour avec une simple pelle pour une valeur de 100 €. Son salaire est de fait plafonné par cette production. Mais si l'entreprise investit dans une pelleteuse, ce même ouvrier pourra creuser 100 mètres cubes dans la même journée. L'abondance ainsi créée permettra de diviser le prix de vente par dix pour le client, tandis que la valeur générée par l'ouvrier bondira de 100 € à 1 000 € par jour. La marge ainsi dégagée permettra de payer le conducteur de machine bien plus cher qu'un porteur. Ce processus de capitalisation et de hausse des salaires réels est donc le suivant : épargne → investissement dans des biens de production (comme la pelleteuse) → hausse de la production par heure → hausse de la capacité à rémunérer le travail. C'est le capital qui libère les salaires, rien d'autre.
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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@arthurhomines @fa8ien Oui. Il faut se méfier des moyennes. Quand l'industrie investit, le nombre de salariés par unité produite diminue, le salaire des salariés augmente mais le coût d'amortissement aussi, sinon plus. Ceux qui restent gagnent plus mais les autres moins (chômage, services basiques).
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Arthur Homines
Arthur Homines@arthurhomines·
1. Sur la concurrence : celle entre entreprises fait baisser les prix pour le client et celle entre employeurs fait monter les salaires pour les salariés. En fait, le capital crée assez de surplus pour payer mieux le travailleur ET faire baisser le prix pour le voisin. 2. Je préfère la notion de dynamique à celle d'équilibre. Le salaire résulte d'une dynamique entre l'offre et la demande, elle-même dictée par la productivité marginale. Le pilote de ligne gagne plus qu'un chauffeur de bus (alors que les deux déplacent des gens) parce que sa valeur générée par heure de vol est bien supérieure à celle de son collègue du bus. 3. Parler de "garantie" est vain en économie. Il n'y a que des conditions minimales d'augmentation. Il faut pouvoir soutenir la hausse. En l'occurence, c'est la productivité marginale accrue et la concurrence entre employeurs pour capter la meilleure main-d'œuvre qui permettent la hausse des salaires.
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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@FlorianLem92720 @CDaunique @RolandLescure Ça me semble le plus faisable. Réduire les retraites des seniors de 50% ne survit pas une seconde à l'épreuve de la réalité. Par contre, la solution à 3 piliers marche très bien en Suisse (je sais, j'en suis). Comment parquer la dette sociale dans un fonds spécial?
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Florian Lemaitre
Florian Lemaitre@FlorianLem92720·
@CDaunique @RolandLescure Le vrai sujet c'est la transition. Baisser la répartition implique soit baisser les pensions actuelles, soit de la dette. J'ai travaillé sur une troisième voie : une dette de transition garantie par le retour du capital au décès du cotisant
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Christophe Daunique
Christophe Daunique@CDaunique·
Je suis tombé sur cette déclaration de @RolandLescure qui explique qu’il faut des fonds de pension… en reconnaissant que c’est un "gros mot" Le problème n'est pas le mot mais ce que cela implique et qu'il refuse visiblement d’assumer. Aujourd’hui, la France est en répartition quasi pure. Les cotisations des actifs servent immédiatement à payer les retraités. Donc il n’y a pas de capital. Donc il n’y a pas de fonds de pension. C'est mécanique. Dire "il faut des fonds de pension" dans ce cadre, c’est soit ne pas comprendre le système soit refuser d’en tirer les conséquences car les fonds de pension ne tombent pas du ciel. Pour en avoir, il faut de la capitalisation : - soit on augmente les cotisations retraites actuelles - soit on détourne une partie des cotisations actuelles ce qui implique de réduire la part de la répartition puisque chaque euro capitalisé est un euro en moins pour les retraités actuels. Il n’y a aucune échappatoire, et c’est précisément là que le discours politique devient malhonnête. On explique qu’il faut : - plus de capital long - plus de souveraineté économique - plus d’investisseurs européens mais sans jamais dire comment on les crée réellement. En somme on promet le résultat, en évitant soigneusement le mécanisme. C’est exactement comme vouloir des usines sans investissement, ou une armée sans budget. Cela ne peut pas fonctionner Soyons clairs également, les fonds de pension bricolés à la marge via PER ou assurance-vie ne changeront rien. Tant que la répartition absorbera l’essentiel des cotisations, il n’y aura jamais de masse critique. Personnellement, je suis d’accord sur le diagnostic de Lescure. Oui, il faut des fonds de pension français. En revanche, contrairement à lui, j'assume la conséquence logique. Dans le modèle cible de retraite que je défends, il y a : - un pilier de répartition recentré - un pilier de capitalisation obligatoire et collective dans des fonds de pension - un pilier de capitalisation facultative et individuelle Et oui, j’assume de financer cette capitalisation en diminuant les cotisations affectées à la répartition car il n'est pas économiquement raisonnable d'augmenter encore les cotisations retraite obligatoires et de ponctionner davantage les actifs. Cela implique mécaniquement une baisse drastique des pensions issues de la répartition, idéalement de l'ordre de 50 % au global. Je suis franchement las du théâtre politique actuel et des responsables comme Lescure qui ne font preuve d'aucun courage. Un fonds de pension n'est pas un slogan mais une réallocation massive de ressources. Tant que les responsables politiques continueront à éviter cette évidence, on aura exactement ce qu’on a aujourd’hui : - zéro fonds de pension - et une dépendance totale aux capitaux étrangers
BFM@BFMTV

"Je sais que c'est un gros mot mais je le dis en anglais": le ministre de l'Economie veut des fonds de pensions de retraites en France (pour ne plus dépendre des capitaux américains) l.bfmtv.com/yNaa

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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@CoupeDesJeunes @PNerval Certainement. Mais l'interlocuteur n'en est pas sûr (sauf si c'est le galant lui même qui vient se confesser). Donc, cela reste toujours une conjecture.
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Pierre Nerval
Pierre Nerval@PNerval·
Socrate Quand quelqu’un vient vers toi avec une rumeur… rappelle-toi du test des trois filtres de Socrate. Un jour, dans la Grèce antique, un homme s’approcha de Socrate, tout excité : — « Tu veux savoir ce que j’ai entendu sur ton ami ? » Socrate répondit calmement : — « Attends un instant. Avant de parler, faisons passer cela à travers trois filtres. » — « Trois filtres ? » — « Oui. Le premier est la vérité : es-tu certain que ce que tu veux me dire est vrai ? » — « Eh bien… non. On me l’a simplement raconté. » — « Je comprends. Deuxième filtre : la bonté. Ce que tu veux me dire est-il quelque chose de positif ? » — « Non, au contraire… » — « Donc tu veux me dire quelque chose de négatif, sans être sûr que ce soit vrai. Voyons le troisième filtre : l’utilité. Est-ce que cela m’apporte quelque chose de bon de le savoir ? » — « Pour être honnête… non. » Alors Socrate conclut : — « Si ce n’est ni vrai, ni bon, ni utile… pourquoi m’en parler ? » 🌿 Une leçon simple mais puissante. Elle protège les relations, elle allège nos vies et elle rend le monde un peu meilleur.
Pierre Nerval tweet media
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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@oufti_isa @MauriceKouton @PNerval Si on en croit la tradition, il était marié à Xanthippe, une mégère paraît il. Si on en croit les rumeurs, il fut même bigame. Quant à ses penchants pour Platon, qui le trompait donc avec Xanthippe selon la petite histoire, qui sait?
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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@MauriceKouton @PNerval Oui. Les mauvaises langues au courant des mœurs antiques disent plutôt: "Et c'est ainsi que Socrate ne sut jamais que Platon le trompait avec sa propre femme".
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🕊️Valdoche🕊️
🕊️Valdoche🕊️@VBenhamed·
@escaith47273 @LeodMac47135 Sinon, les compétents sont à tous les stades. C'est ceux qui savent qu'ils ont encore tout à apprendre et tout à découvrir. Même un prix Nobel. Sinon, les hommes n'évolueraient plus.
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L’Échelle de Jacob
L’Échelle de Jacob@LeodMac47135·
L’effet Dunning-Kruger L’effet Dunning-Kruger est un biais cognitif très connu (et très souvent mal compris ou mal utilisé) qui décrit un phénomène paradoxal : Les personnes peu compétentes dans un domaine ont tendance à surestimer fortement leurs capacités, tandis que les personnes très compétentes ont plutôt tendance à sous-estimer les leurs (ou du moins à penser que ce qu’elles font est plus accessible aux autres qu’en réalité).OrigineLe terme vient d’une étude publiée en 1999 par deux psychologues américains, David Dunning et Justin Kruger (Université Cornell). L’anecdote de départ qui les a inspirés : un braqueur de banque qui s’était badigeonné le visage de jus de citron en pensant devenir invisible aux caméras (car le jus de citron est utilisé pour écrire en encre invisible…). Il était tellement convaincu de son « ingéniosité » qu’il n’avait même pas envisagé que ça ne marcherait pas. La fameuse courbe (souvent mal reproduite) On représente généralement l’effet avec un graphique en 4 phases : -Pic de la stupidité (ou « Mont Stupid » en version meme) : très faible compétence → très haute confiance (« je maîtrise ! ») -Vallée du désespoir : en commençant à apprendre → on réalise l’immensité de ce qu’on ignore → confiance qui s’effondre -Pente de l’éveil : avec plus de connaissances → confiance qui remonte progressivement, mais de façon plus réaliste -Plateau des compétences réelles : haute compétence → confiance élevée mais mesurée (on sait qu’on sait, et on sait aussi tout ce qu’on ne sait pas encore) En réalité, la recherche montre surtout le premier effet très marqué (les moins compétents surestiment énormément), tandis que la sous-estimation des experts est plus modeste. Exemples concrets du quotidien : Quelqu’un qui a regardé 3 vidéos YouTube sur la bourse et qui donne des conseils d’investissement très assurés L’ami qui « comprend mieux la géopolitique que tous les journalistes » après avoir lu 4 threads sur X Le collègue qui dit « c’est simple ce code, il suffit de… » alors qu’il n’a jamais codé sérieusement de sa vie À l’inverse : le véritable expert qui dit souvent « je ne suis pas sûr », « ça dépend », « il y a des nuances » Ce que l’effet n’est pas Ce n’est pas une preuve que « les gens bêtes sont sûrs d’eux et les intelligents doutent toujours » (version caricaturale très répandue) Ce n’est pas non plus une maladie mentale ou un défaut de personnalité Ce n’est pas non plus uniquement « les incompétents sont arrogants » : tout le monde est sujet à l’effet Dunning-Kruger dans les domaines où on a peu de compétence En 2025-2026, on en parle aussi beaucoup avec l’IA On voit apparaître des variantes modernes : « Dunning-Kruger 2.0 » : les gens qui utilisent massivement des IA (ChatGPT, Grok, Claude…) surestiment leur propre compréhension d’un sujet parce que l’IA leur donne des réponses qui ont l’air parfaites → ils croient maîtriser alors qu’ils se contentent de « déléguer » sans vraiment comprendre. Bref, la phrase la plus célèbre associée à cet effet reste celle de Charles Darwin (bien avant l’étude) : « L’ignorance engendre plus souvent la confiance que ne le fait la connaissance. » Et la leçon la plus utile qu’on peut en tirer : la vraie compétence commence souvent quand on devient capable de douter sérieusement de soi-même.
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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@CDaunique @marc_vanguard @AstridQuiTwitte Baisser les pensions actuelles? Sauf guerre mondiale et coup d'état, c'est très improbable. Comme de baisser le salaire d'un employé ou la solde d'un fonctionnaire. Ce sont des contrats exigibles. Seule solution connue pour réduire le salaire réel: l'impôt et l'inflation.
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Christophe Daunique
Christophe Daunique@CDaunique·
@escaith47273 @marc_vanguard @AstridQuiTwitte Ok donc c'est une TVA uniquement pour financer le revenu minimal des anciens. Pour financer la transition, il faut baisser les pensions actuelles pour diminuer les cotisations retraites afin que les actifs actuels capitalisent de leur côté.
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Christophe Daunique
Christophe Daunique@CDaunique·
J'ai vu passer ce tweet de @AstridQuiTwitte et je vais en profiter pour dire ce que j’en pense. Exceptionnellement, je vais parler de mon propre cas, ce que je ne fais quasiment jamais. D’abord, il faut dire une chose simple. Si on veut vraiment réformer le système actuel de retraite, il y aura forcément une génération sacrifiée car c’est une contrainte économique. Dans tout système par répartition, une réforme profonde crée une génération de transition, c’est-à-dire une génération qui aura cotisé pendant des années dans un système donné et qui ne récupérera pas exactement ce qui lui avait été promis. On peut mettre des noms sur les générations : boomers, génération X, millenials, génération Z... mais la réalité est que personne ne sait aujourd’hui quelle génération portera l’essentiel de l’ajustement. Si je raisonne froidement d’un point de vue économique, je pense néanmoins qu’il vaudrait mieux que ce soit la génération des millenials qui en porte la plus grande partie. Pourquoi ? Parce qu’elle reste suffisamment éloignée de la retraite pour pouvoir encaisser une transition vers un autre système. Ce ne serait évidemment pas de gaieté de cœur, mais c’est précisément parce que cette génération a encore du temps devant elle qu’elle peut s’adapter : épargne, capitalisation, ajustement de carrière, etc. La situation serait beaucoup plus délicate pour la génération X, qui est déjà beaucoup plus proche de la retraite et qui aurait beaucoup moins de marge pour absorber un choc brutal. Je vais être très clair, je suis moi-même un millennial. Je ne vais pas donner ma date de naissance, mais je sais très bien que ma génération risque d’être une génération de transition. Je suis prêt à l’assumer. Oui, il est probable que ma génération récupère beaucoup moins que ce qui lui a été promis. Oui, il est probable que nous devions travailler plus longtemps, et pas qu’un peu. Oui, il est probable que les paramètres du système soient profondément recalibrés. Je ne dis pas ça de gaieté de cœur, mais je préfère un ajustement clair et rapide plutôt qu’un système qui continue à accumuler des promesses intenables. Si ma retraite doit être plus faible que prévu, alors autant changer le système et : - qu’on me le dise dès maintenant - qu’on recalibre les pensions de manière réaliste pour les retraités actuels et futurs - et surtout qu’on dégage de la marge pour que les actifs puissent épargner et capitaliser de leur côté afin de préparer leur propre retraite. En revanche, il y a une chose que je refuse catégoriquement. Je refuse un scénario dans lequel les générations actuelles d’actifs portent seules l’intégralité de l’ajustement pendant que les générations déjà à la retraite ne font aucun effort. Je suis parfaitement conscient que c’est aujourd’hui la tentation politique dominante, et c’est précisément pour cette raison que je m’y oppose. S’il doit y avoir une génération sacrifiée, alors le sacrifice doit être partagé. C’est pour cela que je défends une baisse drastique des pensions actuelles et futures. C’est la seule manière de rendre la transition à la fois économiquement viable et politiquement acceptable.
Astéride@AstridQuiTwitte

Opinion impopulaire Vu le chemin que ça prend, les millenials vont : - baisser les cotisations géantes des zoomers - payer les retraites géantes des boomers - payer leur propre (et maigre) retraite Ils seront la génération sacrifiée. Mais ce n'est pas encore écrit...

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Hubert Escaith
Hubert Escaith@escaith47273·
@CDaunique @marc_vanguard @AstridQuiTwitte Il y a deux composantes dans une politique de retraite. L'une est sociale (revenu minimum des vieux), l'autre est contributive pour avoir une rente. Le deuxième pilier est "capitalisationable", avec une participation employeur. Le hic, c'est comment financer la transition...
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