Jean-Marie Ntahimpera

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Jean-Marie Ntahimpera

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@ntahe10

Journaliste et analyste politique. Abonnez-vous à ma newsletter "Penser l'Afrique, rêver l'avenir", c'est par ici: https://t.co/WjRAFxzoqQ

Mali Katılım Kasım 2010
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Presidence Mali
Presidence Mali@PresidenceMali·
MALI-RUSSIE : Le Président de la Transition a reçu l’Ambassadeur russe Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu ce mardi 28 Avril 2026, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, M. Igor GROMYKO.
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Jean-Marie Ntahimpera
Jean-Marie Ntahimpera@ntahe10·
7/En tant qu’enseignant en journalisme et communication, je considère qu’il est de mon devoir de contribuer à relever le niveau de notre profession. Ces négligences ne doivent pas être tolérées.
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Jean-Marie Ntahimpera@ntahe10·
6/Ce n’est ni de la diffamation ni une faute grave pouvant provoquer une “mort d’homme”. Mais c’est bel et bien un péché contre les fondamentaux du métier.
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Jean-Marie Ntahimpera
Jean-Marie Ntahimpera@ntahe10·
5/Une règle d’or qu’on enseigne dans chaque cours de journalisme : toujours dire qui fait quoi. Omettre un acteur clé, c’est appauvrir l’information.
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Jean-Marie Ntahimpera
Jean-Marie Ntahimpera@ntahe10·
4/Ce choix éditorial révèle un réflexe dangereux : une hiérarchie implicite où la fonction ministérielle écrase les autres acteurs de l’information. Or, en journalisme, cette hiérarchie ne devrait pas exister.
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Jean-Marie Ntahimpera
Jean-Marie Ntahimpera@ntahe10·
3/Détail troublant : dans un article d’un tiers de page, le nom du ministre est cité quatre fois. Celui du président du syndicat ? Zéro fois.
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Jean-Marie Ntahimpera
Jean-Marie Ntahimpera@ntahe10·
2/Je viens de lire un article qui m’a intrigué dans un hebdomadaire bamakois qui paraît depuis plus de 30 ans. Il relate une audience accordée le 8 janvier 2026 par le ministre en charge de la Santé à un syndicat de médecins.
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Jean-Marie Ntahimpera
Jean-Marie Ntahimpera@ntahe10·
1/Parlons de la santé du journalisme au #Mali.  Un sujet qui mérite plus qu’un simple constat, mais une vraie introspection collective.
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Jean-Marie Ntahimpera
Jean-Marie Ntahimpera@ntahe10·
#Mali #Terrorisme: le Journal Info Matin du 8 janvier rapporte que la ville de #Nioro du Sahel subit encore un blocus du #JNIM. «Il n’y a plus grand chose pour assurer l’alimentation... Le riz, le mil, le sucre, l’huile, mais aussi les legumes frais se font rares et coûteux».
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Jean-Marie Ntahimpera
Jean-Marie Ntahimpera@ntahe10·
#CAN2025MAROC 1-1 MALI : Félicitation aux Aigles du #MALI qui retrouvent leur confiance. J’avais désespéré très tôt de cette équipe mais j’avais tort. L’espoir est toujours permis.
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Benbere Mali
Benbere Mali@BenbereM·
Un afterwork sur le journalisme d’investigation au Mali 🇲🇱 📌État des lieux, les défis et les perspectives du #journalisme d'investigation étaient au cœur des échanges lors de cet afterwork animé par Chaka Doumbia, directeur de publication du journal Le Challenger. 📌Le constat est clair : l'#investigation n'est pas fréquent dans nos rédactions et cette rareté des articles d’investigation s’explique en grande partie par des conditions de travail peu favorables, même s'il existe d’organismes de soutien régional comme la #CENOZO et l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes journalistes de plus en plus attirés par #yelenphase2 📌Les défis restent nombreux : la formation et l'encadrement insuffisants, l'accès limité aux #subventions, un environnement #juridique défavorable mais aussi des enjeux de sécurité personnelle et #numérique et l'absence de loi spécifique pour la #protection des lanceurs d’alerte. 📌Il est ressorti des échanges comme perspectives, la création de #plateformes indépendantes, le renforcement du #réseautage, l'usage accru des outils numériques et la coopération internationale. Un échange riche pour rappeler l'important rôle que joue le journalisme d’investigation dans la lutte contre la corruption et l'impunité mais aussi le développement. #ANDAL2
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Benbere Mali
Benbere Mali@BenbereM·
Au Mali🇲🇱, plus de neuf habitants sur dix se réclament de l’#islam. Les #chrétiens, #catholiques ou #protestants, représenteraient moins de 3️⃣% de la population. Toutes ces religions condamnent fermement la #corruption. Pourtant, année après année, les rapports du Bureau du vérificateur général (#BVG) dressent le même constat : les détournements et #irrégularitésfinancières se chiffrent à plusieurs dizaines, voire centaines, de milliards de francs CFA. En 2014, le #BVG estimait ces irrégularités à 72,97 milliards de francs CFA, dont 33,95 milliards de #fraude avérée. Entre 2005 et 2017, le montant cumulé aurait dépassé 7️⃣4️⃣0️⃣ milliards de francs CFA sur lesquels l’État n’a récupéré qu’à peine 4️⃣8️⃣ milliards. Dans un pays où la #religion structure encore la vie sociale et politique, cette persistance semble dérangeante. 👉🏽Lutte contre la corruption au Mali🇲🇱 : les sermons sans effet ❓️ #MaliSansCorruption
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Tom la souris
Tom la souris@TomLope95565011·
#MALI - BUTIN JNIM Les combattants du Jnim ont récupérés un incroyable Butin et cette fois ci, des préservatifs étaient dedans . Tom la souris 🕵️
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Benbere Mali
Benbere Mali@BenbereM·
Précarité des journalistes, absence de financement public structuré, dépendance à la commande institutionnelle… La presse malienne traverse une crise profonde. Entre multiplication des organes fragiles et manque d’investissements, le secteur peine à se professionnaliser. Le numérique, encore balbutiant, apparaît comme une piste, mais nécessite des moyens conséquents. À lire ici ⤵️ benbere.org/au-grin/medias… #ANDAL2 #IMS
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Benbere Mali
Benbere Mali@BenbereM·
Du 1️⃣0️⃣ au 1️⃣7️⃣ août 2025, à Accra, une centaine de journalistes venus de plus de vingt pays ont participé au congrès triennal de l’Union catholique africaine de la presse (#UCAP). Au cœur des débats : l’impact de l’intelligence artificielle (#IA) sur le journalisme. Entre enthousiasme mesuré, méfiance et appel à la formation, les professionnels du continent dessinent une approche pragmatique et exigeante face à cette révolution technologique. 👉🏽Vérifier, recouper, contextualiser : les leçons des journalistes africains face à l’IA ⤵️ bit.ly/45XoyAR #MaraNiKunafoni
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Benbere Mali
Benbere Mali@BenbereM·
La corruption reste l’un des défis majeurs qui freinent le développement du Mali. En plus des institutions étatiques et des structures spécialisées, chaque citoyen peut également contribuer activement à la lutte contre ce fléau. Voici 4 moyens concrets d’agir👉 bit.ly/4mGnFDF #MaliSansCorruption
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Mali Kura
Mali Kura@kaliloi_sy·
🇸🇳:Le Président Diomayé Faye répond à O-Sonko:Je n’ai aucun problème avec mon Premier ministre,Il veut, de manière rapide, faire réussir mon premier mandat, et moi je veux maintenir une paix sociale jusqu’en 2029 pour être son directeur de campagne et lui remettre un pays apaisé.
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FOCODE
FOCODE@FOCODE_·
À quoi sert la mission d’observation électorale de l’Union africaine ? #FocodeMagazine | 10 juin 2025 Alors que la Mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA) salue le bon déroulement des élections législatives et communales du 5 juin 2025 au Burundi, une tout autre réalité émerge des témoignages de l’opposition et de la société civile : fraudes massives, répression politique, intimidation des électeurs. Ce profond décalage pose une question fondamentale : la mission de l’UA sert-elle encore la démocratie, ou n’est-elle devenue qu’un cache-sexe diplomatique pour des régimes autoritaires ? Dans sa déclaration préliminaire rendue datée du 07 juin 2025, la mission de l’UA salue le « professionnalisme » de la Commission électorale (CENI) et des acteurs politiques, et se félicite d’un climat de « calme » et de « maturité démocratique ». À première vue, tout semble avoir fonctionné dans les règles. Or, cette lecture apparaît en totale contradiction avec les faits rapportés par l’opposition et les différents témoignages collectés sur le terrain. L’Union pour le Progrès national (UPRONA), le Conseil national pour la liberté (CNL), ainsi que la coalition « Burundi bwa Bose », dénoncent des fraudes systématiques et une mise en scène électorale verrouillée par le parti au pouvoir. Les abus rapportés sont nombreux et graves : 1⃣ Bourrage d’urnes avant l’ouverture des bureaux de vote 2⃣Vote par procuration forcé, avec confiscation de bulletins 3⃣Accompagnement illégal dans l’isoloir par des militants du CNDD-FDD ; 4⃣ Scrutin à découvert sous surveillance pour intimider les votants ; 5⃣Présence de la milice Imbonerakure dans les centres de vote ; 6⃣Expulsion des mandataires de l’opposition et falsification des procès-verbaux. Malgré cette avalanche de violations, le rapport de l’UA n’en fait mention qu’à travers une formule évasive : « certaines préoccupations exprimées par des partis politiques ». Ce choix lexical, volontairement flou, traduit une volonté de neutralité diplomatique — qui devient, en réalité, une forme de complicité tacite. Un schéma récurrent : tolérance envers l’autoritarisme civil Le cas burundais s’inscrit dans une tendance plus large. Loin d’être un écart ponctuel, il illustre un schéma désormais familier : l’Union africaine condamne fermement les coups d’État militaires, mais se montre complaisante envers les régimes autoritaires installés par des processus électoraux truqués. Cette asymétrie est problématique. En refusant de nommer les dérives, l’UA entretient une illusion de légalité. Elle conforte des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir par la manipulation des institutions, la criminalisation de l’opposition et la mise au pas des contre-pouvoirs. Elle abandonne les citoyens à leur sort, affaiblissant du même coup sa légitimité. L’argument selon lequel l’UA privilégierait la stabilité n’est plus tenable : une démocratie confisquée génère à terme davantage de violence, d’instabilité et de migration forcée que l’instauration d’un véritable État de droit. Que devrait faire l’Union africaine ? Si l’Union africaine veut redevenir un acteur crédible du processus démocratique en Afrique, elle doit rompre avec la logique de validation automatique des scrutins. Plusieurs axes de réforme s’imposent : 1. Recentrer l’évaluation sur la transparence réelle du processus L’UA ne peut plus se contenter de constater l’absence de violence le jour du scrutin. Elle doit juger de la régularité globale : accès équitable aux médias, impartialité des institutions, liberté de campagne, sécurité des votants, indépendance des observateurs nationaux. 2. Reconnaître et documenter les violations des droits humains L’organisation doit produire des rapports rigoureux, appuyés sur des faits, y compris en citant les abus et atteintes aux libertés. Elle doit se doter d’une capacité d’investigation indépendante, au-delà des briefings officiels. 3. Intégrer la société civile dans ses mécanismes d’observation Les ONG, journalistes, défenseurs des droits humains et exilés doivent être considérés comme des interlocuteurs légitimes, pas comme des perturbateurs. Leurs voix enrichissent le diagnostic, loin des narratifs étatiques verrouillés. 4. Favoriser un dialogue politique inclusif et structurant Au lieu de se contenter de rapports d’observation, l’UA doit s’engager activement dans la facilitation d’un dialogue national. Celui-ci doit viser des réformes structurelles : indépendance de la CENI, dépolitisation de la justice et des forces de sécurité, garantie des libertés fondamentales. Une Union africaine à reconstruire par le bas En validant des élections viciées, l’Union africaine ne protège ni la démocratie, ni la stabilité. Elle affaiblit la confiance des peuples en l’idée même d’alternance, et se coupe des sociétés civiles qu’elle devrait défendre. La démocratie ne se résume pas à la tenue périodique de scrutins : elle exige des institutions solides, des contre-pouvoirs vivants et une culture du débat. Les peuples africains méritent une Union africaine à la hauteur de leurs aspirations. Une UA qui ne se contente plus de « missions d’observation » symboliques, mais qui s’engage véritablement aux côtés des citoyens pour construire des régimes légitimes, responsables et représentatifs. Faute de quoi, l’organisation risque de n’être qu’un théâtre diplomatique, sans impact réel sur le devenir démocratique du continent. #FocodeMagazine | Gordien Niyungeko @AfricanUnion , @GeneralNeva , @achpr_cadhp , @KwaNtare , @NtareHouse , @CNIDH_Bdi , @CeniBurundi , @EurAc_Net , @NadineMballa2 , @bikjo , @DefendDefenders , @CIVICUSalliance , @hivos , @KIOSFoundation , @NEDemocracy , @ccpr_centre_fr , @AmnestyWARO , @amnestynl , @hrw_fr , @ASF_NGO , @cncd111111
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André Nikwigize
André Nikwigize@AndreNikwigize1·
#Burundi. En cette journée du 5 juin 2025, consacrée aux élections législatives, il est triste de constater que le bilan socio-économique des 20 ans du pouvoir du CNDD-FDD est désastreux. Trois facteurs principaux : 1) Le manque de vision politique claire. 2) La mauvaise gouvernance économique et financière. 3) L'isolement international résultant de la mauvaise gouvernance politique et économique 1. Manque de Vision Politique Claire Ayant accédé au pouvoir grâce aux Accords d'Arusha pour la Paix et la Réconciliation au #Burundi, lesquels Accords avaient défini le cadre de sortie de crise et de relance économique, le Parti CNDD-FDD a préféré enterrer ces Accords, sans aucun autre plan alternatif. Par la suite, des plans de développement ont été présentés, mais sans que ces plans soient traduits en programmes de dépenses publiques tri-annuels ou budgets d’investissement annuels. Ce sont notamment : la Vision 2025; le Plan National de Développement 2018-2027; la Vision 2040-2060 ; ou des slogans, comme : "les ressources minières vont rendre le #Burundi un pays développé", "que chaque Burundais ait suffisamment à manger et que chaque poche ait de l'argent", "nous allons mettre en place un programme de deux ans pour que chaque burundais puisse posséder au moins 2 millions de Francs Burundais ("One Million Project")". Des plans, certes, louables, mais que les autorités annoncent sans conviction et sans consistance. Et pourtant.... L`agriculture, qui nourrit et emploie la majeure partie de la population, qui fournit une bonne partie des ressources en devises du pays, a été délaissée par les pouvoirs publics, avec pour conséquences : une baisse de la production vivrière et d'exportations, des hausses des prix des denrées alimentaires, et une insécurité alimentaire qui touche plus de 70% de la population. Le budget consacré à l'agriculture, qui représentait 22% en 1992/1993, représente, à peine 7%, en 2024/2025. L'agriculture, qui représentait 66% du PIB en 1992, ne représente plus que 28% en 2025, ce qui veut dire que l'agriculture n'est plus le pilier de l'économie nationale. Rien de surprenant que plus de 70% de la population souffre de l'insécurité alimentaire. En 2024, le #Burundi était classé premier pays en #Afrique et dans le monde où sévit la faim. Le secteur industriel est presque inexistant. Toutes les unités industrielles créées dans les années 80 ont été fermées, d'autres sont moribondes. En 1992, il y avait plus de 100 entreprises publiques, en 2025, il n'y a même pas plus de 10 entreprises publiques, et qui sont en difficulté. Par conséquent, le double objectif initial d'indépendance économique et de substitution des importations a échoué. Le #Burundi, aujourd'hui, importe presque tous les produits de première nécessité : farine, médicaments, engrais, verres, bouteilles, huiles, sucre, aliments pour enfants, habillement, et autres, des produits qui pourraient être manufacturés au #Burundi. Avec le taux le plus bas d'#Afrique (38%) pour la liberté des affaires, il est difficile pour un homme d'affaires de vouloir venir investir au #Burundi. En 2022, le #Burundi était le dernier pays le moins industrialisé d'Afrique. 2. Une Mauvaise Gouvernance Economique Pendant les 20 dernières années, le système économique du CNDD-FDD a été caractérisé, notamment, par : - La Mauvaise Gestion des ressources publiques : un système opaque de passation de marchés publics, des projets créés sans réels apports pour les populations (ANAGESSA, SOPEBU, Marché Boursier, etc). - La Corruption, qui gangrène toute la hiérarchie de l’Etat, touchant aussi bien les recettes fiscales que les aides extérieures. Le #Burundi est classé parmi les 10 premiers pays les plus corrompus au monde. - Le système de Recrutement des cadres est basé sur l'appartenance au parti au pouvoir, et non sur les compétences professionnelles. Des partenaires de développement se plaignent régulièrement, à cause des faibles capacités d'analyse et de gestion des cadres de l'Etat. D'importants montants de financements extérieurs retournent aux bailleurs, du fait de leur non-utilisation dans les délais prescrits. En 2023, la Banque Mondiale se plaignait du taux d’utilisation de 21% sur 1,3 milliards de $US, accordés au #Burundi pour la période 2019-2023. En 2012, la Banque Africaine de Développement (BAD) s’inquiétait de la longueur d’exécution des projets, à cause de ce qu’elle appelait « l’absence de culture de recevabilité et de résultats » - La détérioration de toutes les infrastructures publiques : les systèmes de l'éducation et de santé sont délabrés, le pays n'a pas d'électricité, avec seulement 12% de la population ayant accès à l'électricité, les routes nationales et secondaires sont délabrées, et datent des années 80, et sans entretien, etc. - La détérioration du système financier, avec des politiques monétaires inappropriées, une monnaie qui se déprécie considérablement atteignant un niveau de plus de 300% en 2 ans, des pénuries de devises étrangères, des penuries de carburant et d'autres produits de première nécessité, tels que les médicaments, les engrais, les produits alimentaires, une inflation qui dépasse les 40%, etc. - Aucune réforme économique et financier n'est engagée en vue de relancer l'économie. En avril 2023, le Gouvernement avait convenu avec le Fonds Monétaire International (FMI), avec l'appui des partenaires de développement, telles que la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, un programme de stabilisation macroéconomique de 38 mois, accompagné d'une Facilité Elargie de Crédit de 271 Millions de $US. Une première tranche de 61 Millions de $US fut décaissée en juillet 2023. Une année après, en janvier 2025, le FMI fut dans l'obligation de suspendre le programme, pour non-respect des engagements par le Gouvernement. Le Gouvernement dispose-t-il des ressources alternatives pour financer les importations de carburant, les médicaments, les engrais et les autres produits de première nécessité, équilibrer la balance des paiements et éviter la dépréciation continue de la monnaie nationale ? La réponse est certainement NON. 3. Isolement international et absence d'investissements étrangers, résultant d’une mauvaise gouvernance politique et économique. Au cours des premières années du pouvoir CNDD-FDD, le Gouvernement a reçu des appuis financiers importants de la communauté internationale. Entre 2005 et 2016, l'aide au développement fut multipliée par plus de 2, passant de 352 Millions de $US à 742 Millions de $US. A la suite des événements sanglants survenus en 2015, avec des violations massives des droits humains, des massacres, des disparitions forcées, des exils massifs, la plupart des partenaires de développement ont réduit fortement leurs appuis, et, en 2024, l'aide au développement accordée au #Burundi atteignait, à peine, 350 Millions de $US. Sans aucune alternative de ressources, et avec un effet sur les populations dont la pauvreté s'exacerbe. La même tendance s'est observée pour les investissements directs étrangers. Entre 2005 et 2016, ils avaient augmenté considérablement, passant d'un montant d'environ 500.000 $US, à 221 Millions de $US, mais, en 2024, ils ont baissé à 30 Millions de $US, pour les mêmes raisons que l’aide au développement. Et la tendance baissière continue. En décembre 2024, le Gouvernement a organisé une réunion des investisseurs, pour mobiliser des ressources d’investissement, et à ce jour, les résultats sont très faibles, les investisseurs étrangers potentiels ne se bousculent pas pour venir investir au , et. La même tendance s'observe au niveau des investisseurs burundais qui préfèrent aller investir leurs capitaux dans des pays étrangers. Le peuple Burundais avait espéré que les nouveaux élus soient en mesure de promouvoir des changements profonds dans la gouvernance économique et impulser une transformation socio-économique, en vue d’améliorer leur quotidien. Malheureusement, avec la configuration parlementaire en vue, constituée en large majorité de parlementaires issus du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, et dans un environnement où l’espace politique est fermé, où les principaux opposants politiques ont été interdits de participer au scrutin, où les populations ont reçu des consignes claires de ne mettre leurs voix qu’en faveur des candidats du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, il est évident que les changements espérés ne viendront pas comme souhaité. Durant les 20 dernières années, les parlementaires et les sénateurs ont été au service de l'Executif, au lieu de servir les intérêts du peuple qui les a élus. Les populations se contenteront, encore, et pour longtemps, des promesses, encore des promesses, rien que des promesses. Pour des lendemains meilleurs. EJO NI HEZA.
André Nikwigize tweet media
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