

Pascal Paradis
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@pascalpparadis
Député de Jean-Talon. @partiquebecois. Gars de Sillery - Sainte-Foy. Engagé. Honnête.









Dans un éditorial paru hier intitulé «La Russie joue dans nos têtes et nos référendums», La Presse effectue des amalgames douteux entre le mouvement indépendantiste québécois, le mouvement indépendantiste albertain et une supposée ingérence étrangère provenant de la Russie. L’éditorial ne cite aucun fait pouvant montrer le début d’un lien entre les trois. Mais le procédé est limpide : on met dans le même panier ces phénomènes non liés pour que le lecteur les associe. Le titre parle de « nos référendums » et sous-entend donc que la Russie exerce une influence dans le mouvement québécois d’accession à l’indépendance. Or, la stricte vérité est qu’il n’y a aucune trace d’ingérence étrangère en faveur de l’indépendantisme au Québec, mais que cet amalgame permet à nouveau de susciter de la crainte et des suspicions sur le projet d’indépendance du Québec, comme tant d’autres éditoriaux et chroniques de La Presse. À cinq mois des élections générales, c’est un procédé préoccupant, alors que l’ingérence étrangère est non seulement une menace, mais une réalité que toutes les démocraties occidentales doivent prendre au sérieux, dénoncer et, surtout, gérer en prenant des mesures concrètes. Le Parti québécois et moi-même avons été les seuls à parler de cet enjeu à l’Assemblée nationale, en insistant pour que nous en fassions beaucoup plus afin de tenir compte des informations à notre disposition (notamment le rapport Hogue sur l’ingérence étrangère) et que nous agissions, notamment pour assurer l’intégrité des élections et référendums québécois. Depuis plus de deux ans, j’ai insisté sur cette question tant à l’Assemblée nationale que dans mes interventions publiques. Chaque fois, je me suis buté à un gouvernement de la CAQ qui fait la sourde oreille ou qui s’en remet au fédéral. Il y a pourtant des rapports et des témoignages d’experts à l’effet que l’ingérence au Québec a été, plus souvent qu’autrement, l’œuvre d’Ottawa, de la GRC et du SCRS, visant les indépendantistes. On peut se rappeler la commission Keable, l’entrée par effraction dans les bureaux du Parti québécois pour voler la liste de ses membres, l’affaire Morin ou les différentes opérations de sabotage, dont la pose de bombes dans les années 1970. Ce ne sont pas les Russes qui sont en cause dans ces cas, c’est le gouvernement fédéral. Voilà un sujet pour un dossier médiatique avec des bases factuelles. Les médias comme La Presse pourraient aussi chercher à creuser les commentaires de l’expert en matière d’ingérence Michel Juneau-Katsuya, qui, dans une entrevue réalisée avec le balado « Rad » de Radio-Canada et disponible sur le site Internet de cette dernière, commente le rapport trouble du fédéral avec l’ingérence étrangère dans les dernières décennies. Voilà les véritables menaces d’ingérence sur lesquelles les médias pourraient se pencher, plutôt que de remettre en doute la légitimité du mouvement indépendantiste québécois et de la démocratie québécoise sans base factuelle.

C’est au tour du virage numérique de la justice de soulever de inquiétudes, après SAAQclic et les projets informatiques en santé. Le ministère de la Cybersécurité et du Numérique envisage un audit de ce « mégaprojet » d’au moins 500 millions $. ici.radio-canada.ca/nouvelle/22527…




J’ai convoqué l’exécutif du parti afin d’exiger que la carte de membre de Mme Sona Lakhoyan Olivier soit révoquée de façon immédiate et permanente. J’ai également demandé au parti de nommer une nouvelle personne à la présidence de l’association de Chomedey et d’entreprendre une restructuration complète de son exécutif. Je veux être très clair : aucun comportement qui manque aux standards d’éthique, d’intégrité et d’exemplarité que nous exigeons ne sera toléré au @LiberalQuebec. Jamais. Les Québécois doivent savoir qu’il n’y aura aucune complaisance et aucune zone grise lorsqu’il est question d’éthique au sein de la formation politique que je dirige.


Depuis le dépôt du projet de loi 3 sur la carte électorale, plusieurs affirmations inexactes circulent à propos du projet de loi issu du travail transpartisan qui a mené à sa rédaction. Il est important de rétablir les faits : ➡️ Contrairement à ce qui a été avancé, la carte électorale n’est pas le produit d’un processus « hors de portée » des élus. La Commission de la représentation électorale (CRÉ) est indépendante du gouvernement, c’est vrai, mais elle agit en vertu d’un mandat confié par l’Assemblée nationale et selon des critères adoptés par les parlementaires eux-mêmes. Et les parlementaires sont des législateurs. ➡️ Le projet de loi 3 n’introduit aucun élément partisan. Il est le résultat d’un processus ayant fait consensus entre les groupes parlementaires et n’avantage aucun parti politique. L’enjeu dépasse largement le calcul partisan. Il est question de la représentation effective des régions et de la capacité de notre démocratie à s’adapter pour tenir compte des réalités territoriales du Québec et de l’accroissement de la population depuis que le nombre de comtés a été fixé il y a 37 ans, en 1989. ➡️ Par ailleurs, la Cour suprême ne s’est jamais prononcée sur le projet de loi 3. Sa décision concernait le PL 59, lequel interrompait complètement le processus de révision. Ce n’est pas le cas ici. Il s'agit d'un projet de loi différent, qui prend en compte les récents travaux de CRÉ. ➡️ La carte proposée dans le PL 3 repose entièrement sur les travaux de la CRÉ : 115 circonscriptions proviennent directement de la carte élaborée par la Commission en janvier 2026. Seules 12 circonscriptions reprennent la carte précédente afin de préserver la représentation en Gaspésie et dans l’est de Montréal. Il s’agit donc d’une fusion de deux cartes élaborées par la CRÉ elle-même. ➡️ Enfin, le DGEQ lui-même a confirmé le 7 mai, à Midi Info, que la nouvelle proposition ne met pas en péril l’organisation des élections et que nous pouvons être rassurés que ça ne causera pas d'enjeu d'intégrité du processus électoral. Il faut savoir qu’à la suite de sa lettre du 24 avril, des échanges ont eu lieu avec ses équipes et que des dispositions ont été ajustées en réponse à leurs commentaires sur les enjeux opérationnels afin de faciliter la mise en oeuvre de la nouvelle carte. Dans un débat aussi important que la révision de la carte électorale, et dans un contexte transpartisan, tout le monde a le devoir d'élever dans le débat et de rapporter les faits tels qu'ils le sont.
