jmaury4

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jmaury4

jmaury4

@randomuser4299

United States Katılım Eylül 2024
3 Takip Edilen7 Takipçiler
marqueemoon
marqueemoon@karrigell·
@conspiration @IfopOpinion @Cision @ladepechedumidi @conspiration veut montrer que les Français sont vulnérables aux fakes news. Ils produisent un quizz fait pour qu'on se plante aux questions: ci-joint 2 de mes réponses notées 0 avec une "correction" farfelue. On est en plein dans ce qu'ils appellent le "biais de confirmation" !
marqueemoon tweet media
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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@conspiration @IfopOpinion @Cision @ladepechedumidi Le quizz est tellement mauvais que c est n importe quoi. Le fait que la population soit cultivée ou non, n a aucun impact sur la possibilité de croire en la désinformation (selon eux) Le niveau catastrophique 🫢
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F💙🤍❤️
F💙🤍❤️@FREDERICMagali1·
@knafo_sarah On ne se retire pas sans avoir des garanties en sa possession. Il est donc tout à fait possible qu'une intervention extérieure ait motivé votre retrait. Reste à découvrir l'identité de cette influence et la nature des assurances vous avez pu obtenir.
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Sarah Knafo
Sarah Knafo@knafo_sarah·
Monsieur Grégoire, vous sortez d'un débat où vous vous êtes montré calamiteux. Alors vous paniquez et sombrez dans le complotisme. Emmanuel Macron n’arrive même plus à se faire respecter de ses propres alliés, mais il va avoir une influence sur ses opposants ? Soyons sérieux. Voulez-vous que je vous rappelle la raison de mon désistement ? Vous. Votre programme communiste. La pédophilie à l’école que vous avez couverte. La destruction de notre argent par le système que vous avez mis en place. Je n’obéis à personne. Ma liberté et mon sens du devoir vous sont insupportables : c’est que j’en ai fait bon usage. Je vous souhaite une excellente défaite.
RTL France@RTLFrance

Municipales 2026 : Emmanuel Grégoire accuse Emmanuel Macron d'être "personnellement intervenu" pour "aider au retrait de Sarah Knafo" à Paris s.rtl.fr/BN3ws

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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@sudokuvariante @lonnibesancon Si Lonni n avait pas de double standards, il n en aurait aucun. A deux doigts de découvrir qu un graphe sert à montrer quelque chose, d où le choix de l échelle.
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Fred Stalder
Fred Stalder@sudokuvariante·
"la manipulation classique des menteurs: l'axe Y qui ne commence pas à 0" selon @lonnibesancon .🤡 x.com/bmj_latest/sta… On encourage notre champion: Un, post, sur pubpeer, un, post, sur pubpeer, un, post, sur pubpeer !!! Vas-y, Lonni, tu peux le faire ! 🤣🤣🤣
Fred Stalder tweet media
Lonni Besançon 🇫🇷 🇸🇪@lonnibesancon

Vraiment heureux de voir mon domaine de recherche de thèse mis en avant: la visualisation de données. Ici @WhiteHouse utilise la manipulation classique des menteurs: l'axe Y qui ne commence pas à 0 pour montrer un increase dramatique... de 1% 🤡

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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@lonnibesancon @ScienceMagazine @IHU_Marseille Merci de sauver la recherche en faisant retirer des études pour fraude éthiques. J ai entendu que les macaques dont le caca avait été prelevé en milieu naturel sont soulagés. Pareil pour les poux qui n attendaient que depuis deux ans en laboratoire. 🤪
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Lonni Besançon 🇫🇷 🇸🇪
Il y a deux ans maintenant, suite à la sortie de notre article (link.springer.com/article/10.118…) et malgré les prédictions de "c'est la fin pour vous", @ScienceMagazine démontrait l'ensemble des problèmes institutionnels et de recherche de @IHU_Marseille (science.org/content/articl…) notamment sur la gestion terrible et les SLAPP lawsuits de @raoult_didier pour faire taire les critiques scientifiques via l'argent publique français. L'article ne mentionne pas tous ceux qui ont participé à ce travail de titan pour dénoncer les fraudes de @IHU_Marseille et qui pourtant ont eu un role instrumental: @Sonic_urticant @AlexSamTG @GidMK @fluidloading @OlivierHertel @TroncheBiais @barriere_dr @EricBillyFR @saada_vsaada @DgCostagliola K. Lacombe @hervemaison et tant d'autres. Malgré déjà de nombreuses enquêtes en cours pour des recherches illégales, le gouvernement français a été bien trop passif sur ce sujet. @EmmanuelMacron @Senat @sup_recherche @Sante_Gouv @stephanie_rist @yannickneuder qu'attendez-vous? Le plus grand scandale de la recherche française se déroule sous vos yeux depuis des années. Voulez-vous vraiment être ceux qui n'ont rien fait pour l'arrêter.
Lonni Besançon 🇫🇷 🇸🇪 tweet media
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Lonni Besançon 🇫🇷 🇸🇪
Lonni Besançon 🇫🇷 🇸🇪@lonnibesancon·
Beaucoup plus que celles des charlatans que vous publiez... ON rappelle que Pavan fait des erreurs de maths niveau 4eme dans ses slides et viens nous dire qu'il a une expertise ensuite en ligne. Mais pas d'inquiétudes, la france a encore encore quelques centaines de pigeons qui achèteront les bouquins des charlatans que tu vas imprimer.
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vincent PAVAN
vincent PAVAN@PavanVincent·
Merci @MarcoEditions pour le travail d'édition de mes deux tomes sur l'ASE. Je constate moi aussi un shadowban. La généalogie du dispositif de l'ASE dérange. Entre les enfants qui souffrent, que l'ASE enfonce, et ceux injustement placés, qu'elle détruit, il n'y a rien à sauver.
Editions marco pietteur@MarcoEditions

Nous sommes shadowbannés à mort sur X depuis des mois. Exemple : un tweet sur le livre de @PavanVincent sur l’ASE qui est partagé près de 700 fois fait seulement 8k vues. Impossible. Et vous ?

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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@dr_l_alexandre @lonnibesancon Ah tiens, mais c est Lolo. "Les antivax tuent". T as compris que les deux ont attrapé la maladie avant l âge de vaccination ?
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Mo
Mo@atmoio·
I was a 10x engineer. Now I'm useless.
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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@lonnibesancon Ok, samedi, je prendrai 12 bouteilles de 0,5 litre à la place de 6 d un litre. Si on peut aider la planète ☺️
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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@lonnibesancon @RimaHas Hum, imaginons qu elle est d extrême droite, quel est le rapport avec le fait d être d accord avec une idée ? Lonni, l IHU de Marseille dirait que l eau, ça mouille, il serait contre "par conviction".
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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@lactetue @gregtabibian @Acermendax J ai vu que 40 minutes (j avoue qu une heure 40 de définition du mot complotiste, c était beaucoup trop long), mais j ai juste vu une discussion de Greg avec Thomas, où Greg laisse à Thomas le soin de définir ce qu est le complotiste pour lui. Pas un débat, une interview.
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Pourton.info
Pourton.info@lactetue·
Salut Greg ! J’avoue, la pirouette m'a fait sourire. Mais blague à part, je t'avoue être sincèrement déçu. J’avais adoré ton échange avec Sam (je te l'avais écrit et tu avais liké !). Dans cette vidéo, comme dans celle avec Thomas, tu plaides avec beaucoup de justesse pour l'importance de s'écouter, d'accepter la critique et de garder l'esprit ouvert. Là, je prends le temps de rédiger une analyse de fond, structurée et posée sur votre échange... et l'ouverture d'esprit se résume à un meme (pendant que ta commu se défoule en dessous, mais passons, c'est X 😅) Du coup, vraie question, sans aucune animosité : l'ouverture au débat, c'est une conviction profonde que tu appliques même quand on décortique tes arguments, ou c'est juste une posture confortable quand la caméra tourne ? Ma porte reste grande ouverte pour parler du fond, avec le même respect que j'ai eu pour ton émission avec Sam. Au plaisir d'en discuter ! 😉
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Pourton.info
Pourton.info@lactetue·
Le Doute, le Soupçon et l'Anguille : Autopsie d’un naufrage rhétorique. Introduction : Deux sports différents sur un même terrain Sur le papier, l'affiche promettait un beau match de ping-pong intellectuel. D'un côté, Thomas Durand ( @Acermendax ), vulgarisateur rompu à l'hygiène mentale et à l'épistémologie ; de l'autre, Greg Tabibian ( @gregtabibian ), observateur acerbe des dynamiques socio-politiques. Le sujet ? Le concept glissant et inflammable de « complotisme ». On s'attendait légitimement à une joute de haut vol, un échange de balles précis sur la crête de la rationalité. À la place, nous avons assisté à un spectacle pour le moins curieux : un match où l'un des joueurs s'évertue à mener une partie d'échecs, pendant que l'autre exécute un numéro de natation synchronisée dans une piscine de sémantique. Le constat clinique de cette heure et quarante minutes d'échange est sans appel. Si le dialogue patine, s'embourbe et finit par tourner à vide, ce n'est pas par manque de courtoisie. C'est pour une raison fascinante de simplicité : les deux intervenants ne parlent tout simplement pas du même objet. L'illusion d'une langue commune est parfaite. Ils partagent le même écran, utilisent exactement les mêmes mots, mais leurs dictionnaires internes appartiennent à des dimensions parallèles. Toute la thèse de cette incompréhension réside dans une asymétrie d'approche flagrante. Factuellement, Thomas Durand s'acharne, avec une régularité de métronome, à définir une mécanique cognitive. Il isole une faille de méthode, décortiquant le moment précis où le doute rationnel bascule dans la mécanique du soupçon. Face à lui, Greg Tabibian déploie des trésors d'énergie et une souplesse d'anguille pour esquiver systématiquement le fond du problème. Refusant de poser l'œil sur l'oculaire du microscope, il se barricade derrière le poids politique du vocabulaire, préférant instruire le long procès de l'étiquette plutôt que d'admettre la défaillance intellectuelle qu'elle désigne. Partie 1 : Le choc des dictionnaires (Le microscope contre la carte vitale) Dès les premières minutes de l'échange, le gouffre se creuse. Il ne s'agit pas d'un simple désaccord sur quelques nuances, mais d'une collision frontale entre deux référentiels incompatibles. Thomas Durand arrive sur le plateau virtuel avec sa blouse de vulgarisateur et son scalpel épistémologique. Son objectif n'est pas de distribuer des blâmes, mais d'isoler un virus cognitif. Il pose d'emblée une définition froide, fonctionnelle et clinique : le complotisme ne définit pas l'essence ou l'identité d'une personne, c'est un comportement, une rhétorique. C’est ce qu'il nomme avec une grande précision la « mécanique du soupçon ». La ligne de démarcation qu’il trace pour séparer l'esprit critique du complotisme est d'ailleurs redoutable de clarté : le doute est une suspension du jugement qui s'en remet aux faits (il est révisable et curieux), tandis que le soupçonest une conclusion qui précède l'enquête (il présuppose, par défaut et de façon inébranlable, une intention malveillante cachée). Face à cette tentative d'autopsie intellectuelle, Greg Tabibian oppose un bouclier sociologique absolu. Le microscope de Thomas ne l'intéresse absolument pas ; ce qui le préoccupe, c'est uniquement l'étiquette collée sur la lamelle en verre. Pour lui, s'attarder sur le sens originel du mot est vain puisque « complotiste » est avant tout un acte de « violence symbolique ». Il le perçoit comme un marqueur social au pouvoir performatif écrasant, un outil de disqualification qui « produit une frontière morale » et hiérarchise les individus dans l'espace public. Il refuse obstinément de regarder la défaillance de la méthode pour ne scruter que la conséquence sociale du terme. Le décalage est tel que la situation en devient délicieusement absurde. Pour filer la métaphore, le dialogue ressemble à s'y méprendre à une consultation d'urgence où un chirurgien tenterait d'expliquer patiemment la mécanique de torsion, de levier et de déchirement tissulaire d'une fracture ouverte, et où son interlocuteur lui répondrait, le regard grave, que l'usage exclusif du mot « fracture » est tout de même atrocement stigmatisant pour les os, et qu'il instaure une hiérarchie tout à fait méprisante avec les membres sains. Partie 2 : L'art de l'esquive, ou comment noyer le poisson dans la politique Une fois les dictionnaires posés sur la table, le déséquilibre structurel de l'échange saute aux yeux. Il s'illustre par une mécanique rhétorique implacable que l'on pourrait qualifier de « protection de cadre ». À chaque fois que Thomas avance un pion sur le terrain épistémologique (les biais cognitifs, le calibrage de la confiance, l'inversion de la charge de la preuve), Greg refuse de défendre cette position et téléporte le débat sur le terrain politique. Répondre à une critique strictement méthodologique par une longue complainte sur la récupération médiatique du mot par le pouvoir macroniste, c'est l'équivalent intellectuel d'un écran de fumée de ninja : ça fait diversion avec panache, mais cela n'a jamais guéri la moindre faille logique. L'acmé de cette stratégie d'esquive survient (autour de la 23ème minute) lorsque Greg abat ce qu'il pense être un atout maître. Pour valider l'utilité – voire la noblesse – du doute radical, il dégaine la carte des complots historiques validés : « sur le scandale du Watergate, les complotistes avaient raison, sur la NSA, ils avaient raison ». La thèse sous-jacente est séduisante : si l'histoire prouve que des machinations d'État existent, alors la posture complotiste n'est plus un délire, mais une forme d'avant-garde clairvoyante. C'est précisément là que la baffe factuelle tombe, polie mais foudroyante. Thomas lui rappelle une réalité historique têtue : l'affaire du Watergate n'a pas été exhumée par la complosphère. Avant le Watergate, il n'y avait aucune théorie du complot qui circulait sur le sujet. Ce ne sont pas des anonymes dans leur sous-sol, reliant des photos floues avec de la ficelle rouge, qui ont fait tomber Richard Nixon. Ce sont Bob Woodward et Carl Bernstein. Le scandale de la NSA ? C'est Edward Snowden, avec des gigaoctets de documents bruts. La confusion de Greg à cet instant est totale, et elle révèle le cœur du malentendu. Il amalgame deux actes que tout oppose : enquêter(chercher des preuves matérielles, sourcer, vérifier, pour construire un fait) et soupçonner a posteriori (partir d'une conclusion préétablie de malveillance systémique et tordre le réel pour qu'il s'y emboîte). S'approprier les victoires méthodiques du journalisme d'investigation pour légitimer la paresse intellectuelle de la complosphère relève de la prestidigitation. C'est un peu comme ce type qui prédit l'apocalypse tous les matins depuis vingt ans : le jour où un astéroïde finit par percuter la Terre, il ne devient pas astrophysicien pour autant. Il a juste bénéficié d'un heureux hasard statistique dans son délire. L'affaire Epstein : Le braquage de la mémoire et l'écran de fumée Il est impossible de clore cette analyse de l'esquive sans s'arrêter sur le moment précis où le cas Epstein est mis sur la table. C'est ici que l'art du funambulisme argumentatif atteint son apogée. Thomas rappelle que l'affaire a éclaté grâce au travail titanesque de journalistes (notamment Julie K. Brown). Pris de court, Greg tente un spectaculaire déplacement des poteaux de but : il concède l'origine journalistique, mais affirme que durant les années de silence médiatique, ce sont les complotistes et les lanceurs d'alerte des réseaux sociaux qui ont « fait vivre » l'histoire. En somme : merci à la complosphère d'avoir entretenu la flamme. La réponse de Thomas est méthodique : il rappelle que cette fameuse complosphère n'a pas « fait vivre » l'affaire, elle l'a noyée sous des couches de fictions délirantes (le Pizzagate, la consommation d'adrénochrome, les tunnels souterrains, les sacrifices d'enfants). La démonstration est implacable : à qui profite ce brouillard narratif ? En mettant sur le même plan des actes criminels réels et des histoires de cannibalisme hollywoodien, la mécanique complotiste complique l'émergence de la vérité plutôt qu'elle ne la sert. Mais il faut aller plus loin dans l'autopsie de cet argument, car affirmer que le complotisme a "sauvé" l'affaire Epstein n'est pas qu'une erreur factuelle, c'est un naufrage intellectuel. C'est, fondamentalement, voler le mérite du courage pour l'offrir à la paranoïa. Ce ne sont pas des trolls sur des forums obscurs qui ont maintenu cette affaire en vie, ce sont les survivantes elles-mêmes, au prix d'une lutte acharnée, longue et douloureuse (l’une d’entre elle s’étant donné la mort), pour être enfin entendues par la justice. Attribuer cette victoire à la complosphère revient à salir cette mémoire. Pire encore, la réalité politique montre exactement l'inverse du postulat de Greg : le délire complotiste est le meilleur allié du silence d'État. L'écran de fumée composé de théories absurdes est une aubaine inespérée pour les véritables coupables. Quand le réseau s'enflamme sur des sectes sataniques, il devient extraordinairement facile pour les puissants éclaboussés par l'affaire de tout balayer d'un revers de main en dénonçant un "hoax" ou un "complot partisan" — une pirouette d'ailleurs largement utilisée par Donald Trump et consorts. Loin d'être l'avant-garde qui débusque la vérité au plus haut niveau de l'État, la complosphère lui fournit la bâche idéale pour la recouvrir. C’est un peu comme vouloir remercier un pyromane sous prétexte que son incendie a permis d'éclairer la façade du bâtiment qu'il vient de détruire. Partie 3 : La bataille des concepts gazeux (Complosphère et autres fantômes) C’est aux alentours de la 55ème minute que le débat quitte définitivement l’épistémologie pour entrer dans le registre du paranormal sémantique. Le mot de la discorde ? « Complosphère ». Pour Thomas Durand, le terme n'a rien de magique ou de menaçant. C'est un simple raccourci linguistique, un mot-valise pratique, un « nuage » conceptuel. Il s'en sert pour désigner un agrégat mou d'individus et de discours qui, bien que n'ayant souvent rien à voir les uns avec les autres (les platistes ne dînent pas forcément avec les anti-5G), partagent ce fameux ADN rhétorique : la méfiance érigée en système et le rejet paranoïaque du consensus. C'est une catégorie purement descriptive. Mais pour Greg Tabibian, ce mot est un véritable fantôme qui vient hanter le plateau. Montrant une incapacité tenace à concevoir qu'un groupe puisse être défini par des comportements plutôt que par des statuts, il transforme ce terme descriptif en une entité malveillante, presque dotée d'une conscience propre. Il en vient à réclamer des preuves d'une « action concertée » pour justifier l'existence du mot. Dans l'esprit de Greg, si l'on parle de « complosphère », cela sous-entend qu'il y a des réunions secrètes, un syndicat avec des cotisations à jour, et un bureau central qui tire les ficelles. L'ironie est savoureuse : voilà que pour nier l'existence du complotisme, il lui applique une grille de lecture littéralement... complotiste. Thomas est alors contraint d'enfiler le costume du professeur de sociologie de première année pour lui rappeler une évidence : si ces gens s'associaient formellement et votaient des motions, on n'appellerait pas ça une complosphère, mais « le parti des complotistes ». Un groupe social n'a pas besoin de tenir des assemblées générales pour exister en tant qu'objet d'étude. Pourtant, c'est au milieu de ce naufrage conceptuel que surgit la fulgurance de la soirée du côté de Greg. Acculé sur la sémantique, il propose une véritable porte de sortie intellectuelle en faisant le parallèle avec les sectes. On ne parle plus de "sectes" (un terme devenu trop flou et essentialisant), mais de « dérives sectaires », comme le fait la MIVILUDES. Dès lors, pourquoi ne pas utiliser le terme de « dérive complotiste » ? C'est, factuellement, la seule vraie bonne idée de Greg dans cet échange. L'expression « dérive complotiste » permet de faire exactement ce que Thomas réclame depuis le début : qualifier un processus cognitif, un glissement comportemental, sans enfermer l'individu dans une boîte identitaire définitive. C'est un pont jeté entre la rigueur épistémologique de l'un et les angoisses sociologiques de l'autre. Dommage qu'il ait fallu une heure de brasse coulée dans la sémantique pour accoucher de ce qui aurait pu être le véritable point de départ du débat. Partie 4 : Le point de rupture (Quand le thermomètre devient le coupable) Nous y voilà. L’apothéose du dialogue de sourds. Si cet échange était une pièce de théâtre absurde, c'est le moment où le rideau devrait tomber, sous les rires nerveux du public. Sentant bien que l'approche épistémologique lui glisse entre les doigts, Greg tente une ultime pirouette pour ramener le débat sur son terrain de jeu favori : l'utilitarisme politique. La question qu'il pose alors résume à elle seule l'abîme qui sépare les deux hommes : « Est-ce que le mot est encore performant ? » Son postulat est le suivant : puisque le terme « complotiste » engendre de la stigmatisation, crée une catégorie sociale perçue comme inférieure et braque les individus au lieu de les soigner, son utilisation n'est-elle pas contre-productive ? Ne devrait-on pas, au fond, arrêter de l'employer pour ne pas froisser les sensibilités ? C’est un peu comme demander à un météorologue d'arrêter d'utiliser le mot « ouragan » sous prétexte que ça angoisse les riverains et que ça fait chuter le prix de l'immobilier sur la côte. Face à cette tentative de transformer l'épistémologie en cellule de soutien psychologique, Thomas reste de marbre. Tel un roc, il recadre l'échange avec une froideur factuelle redoutable : le but de la science n'est pas de faire du militantisme câlin. « Le problème des scientifiques [...] c'est pas de réduire le nombre de complotistes, c'est de décrire ce qui se passe ». La messe est dite. La démarche rationnelle se moque éperdument de savoir si le diagnostic blesse l'ego du patient ; son unique mission est d'identifier la pathologie. Exiger d'un vulgarisateur qu'il abandonne un concept descriptif au motif qu'il serait politiquement inflammable, c'est exiger qu'il cesse de faire son travail. Le constat global de ce chassé-croisé est d'une clarté cruelle : Greg aura passé 1h40 à juger le mot, tandis que Thomas aura passé 1h40 à décrire la chose. Pourquoi un tel acharnement sémantique ? La conclusion s'impose d'elle-même. Accepter la définition de Thomas, c'est accepter de regarder en face le naufrage méthodologique, l'inversion de la charge de la preuve et la paresse intellectuelle qui rongent ces milieux. Face à l'incapacité (ou au refus stratégique) d'admettre la faillite intellectuelle criante d'une partie des gens qui partagent ces discours — et qui constituent inévitablement une part de son audience — Greg choisit l'échappatoire classique. Il s'attaque au dictionnaire. Quand on ne veut pas admettre que le patient a de la fièvre, la solution de facilité reste toujours de casser le thermomètre. Conclusion : Tuer le messager ne guérit pas la maladie En fin de compte, ce face-à-face se solde par une victoire froide et factuelle de la méthode sur l'émotion politique. Ce que nous enseigne cet échange, c'est que l'acharnement à refuser un mot n'efface en rien la réalité tangible des biais cognitifs qu'il désigne. Le réel se fiche éperdument de nos pudeurs sémantiques. On peut rayer le terme « complotiste » de tous les dictionnaires pour ne froisser personne, la mécanique du soupçon, l'inversion de la charge de la preuve et le désastre épistémique continueront de prospérer de plus belle chez ceux qui les pratiquent. La démarche d'un curioscepticosapioiste exige une hygiène mentale qui n'est pas toujours douillette. La véritable nuance, cette fameuse exigence critique dont tout le monde se gargarise sur les plateaux et les réseaux, implique d'accepter un vocabulaire qui gratte, qui bouscule ou qui vexe, à partir du moment où il décrit la mécanique des choses avec exactitude. Le confort intellectuel n'a jamais fait avancer la pensée. Parce qu'au bout du compte, on aura beau batailler pendant des heures pour arracher l'étiquette sur un pot de confiture, la remplacer par un euphémisme plus doux, et y dessiner de jolis sourires tolérants... si c'est de la moutarde à l'intérieur, ça piquera toujours autant quand on y mettra la cuillère.
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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@Linda191971 @gregtabibian "L un est convaincu d avoir raison, et l autre aussi, mais c est pas pareil. Et puis, il y en a un qui s interroge... alors que l autre doute... incroyable différence !!!!"
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Lili
Lili@Linda191971·
@gregtabibian J'ai tout compris ! Il existe de types d'humains: Y a le bon paranoïaque et le mauvais paranoïaque. le bon on lui donne une info , ba , y cherche , le mauvais paranoïaque, on lui donne une info , ba, il cherche aussi mais c'est un mauvais.
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Laurent Dogrel
Laurent Dogrel@laurentdogrel·
Joe Biden, 83 ans, affaibli par les traitements contre le cancer, a fait un discours remarquable en Caroline du Sud en réponse au discours sur l’Etat de l’Union de Donald Trump : « Durant ma dernière année de mandat, nous avons créé 2,2 millions d’emplois supplémentaires. Savez-vous combien Trump en a créé durant sa première année de mandat ? 185 000 au total, c’est tout. »
Acyn@Acyn

Biden: In my last year as president, we created 2.2 million additional jobs. Do you know how many jobs Trump has created his first year as president? 185,000 total, that is it.

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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@gregtabibian @Acermendax Juste avant le vote de son application. La politique a même décidé qu elle attaquerait en justice l IHU de marseille s il lui venait l idée de publier une étude, validée par huissier et étude indépendante, qui n allait pas dans son sens. Vive la science indépendante 😉
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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@gregtabibian @Acermendax Au final, Acermendax pense qu il peut y avoir du complotisme en politiques, mais pas en science. Cela aurait du sens si la politique n était pas lié à la science sur les sujets qui nous impactent. Exemple : les ZFE avec un modèle bidon (48 000 morts imaginaires).
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J'SUIS PAS CONTENT TV
J'SUIS PAS CONTENT TV@gregtabibian·
Bon faisons un point suite au débat avec @Acermendax. Les points positifs déja : - Beaucoup de spectateurs au RDV. Record d'audience en direct comparé aux derniers mois. Clairement, la vidéo a touché bien au delà de mon audience pour le meilleur comme pour le pire. - La rétention a été énorme. Certes les gens ont ragé, mais étrangement sont resté jusqu'au bout bien plus que d'ordinaire. Certains aiment se faire mal ? :) - Cet entretien a été extrêmement constructif je trouve. Etablir des liens entre les communauté est important, je le maintien et le maintiendrais toujours. Et sur le fond, nous avons soulevé des points que je n'ai pas vu être soulevés dans d'autres entretien de ce type (qui sont rares convenons en) - Le ratio de like reste supérieur a 95%, et les désabonnements sont de ... 1. Donc beaucoup de gens extérieurs sont venus clairement. Les points négatifs : - Le fait d'avoir laissé le live en replay (contrairement à Mr Sam ou on était face a un repost/première) fait que beaucoup de commentaires négatifs du tchat sont automatiquement transférés en commentaires. Beaucoup, mais alors beaucoup de hate. J'en suis désolé pour mon interlocuteur. Je reste persuadé que les commentaires positifs vont apparaitre de plus en plus, au fur et a mesure du temps. - La connexion déconnait a plein tuyaux de mon coté au niveau de l'image, heureusement le son lui passe niquel. La valeur ajoutée de l'image sur ce genre de live étant quais nulle ca va. Par contre j'ai pas investi une blinde dans ce nouveau studio pour que l'image soit saccadée. J'appelle Bouygues demain parce que leur connexion devient complètement intermittente depuis un mois. Aller je poste un ptit message bienveillant ici, qui m'a beaucoup touché. Ha oui une personne a proposé un mot de substitution pour complotiste : "intentionnaliste". :)
J'SUIS PAS CONTENT TV tweet media
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jmaury4
jmaury4@randomuser4299·
@lonnibesancon L idée même qu il faut un modérateur neutre pour un débat... Le "modérateur" est uniquement là pour faire respecter les temps de parole, un modérateur neutre n a donc pas de sens.
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Lonni Besançon 🇫🇷 🇸🇪
Lonni Besançon 🇫🇷 🇸🇪@lonnibesancon·
Pour un débat le génie il faut un modérateur, donc il faut une plateforme neutre. Donc j’attends la proposition de l’hyper plagieur
Geff69 Geff69@GGeff69

@lonnibesancon @BoitierRouge @idrissaberkane Une plateforme neutre, ça ne veut rien dire. On ne te parle pas d'un débat politique, abruti !.. Ou t'es en capacité de le contredire ou tu l'es pas. La plateforme, il te la met à dispo, cesse de fuir, ça se voit !

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Grok
Grok@grok·
Idriss Aberkane a obtenu trois diplômes de doctorat : 2013 CEDS (diplomatie/noopolitique, non reconnu par l’État français), 2014 Strasbourg (littérature comparée, valide), 2016 Paris-Saclay/École polytechnique (sciences de gestion, valide sur theses.fr mais plagiat confirmé en 2023 par le comité d’éthique, proposition d’annulation en suspens sans révocation formelle à ce jour). Donc deux doctorats français reconnus, dont un contesté.
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