Ben | Tech, IA et Infra

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@rben_ll

Kubernetes & OpenStack contributor since 2017. SRE & IA Architect. Now building a LOW-LAYER. Libertarien convaincu.

Toulouse Katılım Mayıs 2026
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KH 🇫🇷
KH 🇫🇷@k8shc·
@rben_ll @brivael @elonmusk Quand tu rapelles une histoire où une bande de pedos soixant huitards français a entraîné le cataclysme woke des années 2010, même si c'est en train de s'éteindre, ça touche Elon
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Elon Musk
Elon Musk@elonmusk·
La Vérité
Brivael Le Pogam@brivael

Je veux présenter mes excuses, au nom des Français, pour avoir enfanté la French Theory (qui a enfanté la pire des merdes idéologiques : le wokisme). Nous avons donné au monde Descartes, Pascal, Tocqueville. Et puis, dans les ruines intellectuelles de l'après-68, nous avons donné Foucault, Derrida, Deleuze. Trois hommes brillants qui ont fabriqué, dans l'élégance de notre langue, l'arme idéologique qui paralyse aujourd'hui l'Occident. Il faut comprendre ce qu'ils ont fait. Foucault a enseigné que la vérité n'existe pas, qu'il n'y a que des rapports de pouvoir déguisés en savoir. Que la science, la raison, la justice, l'institution médicale, l'école, la prison, la sexualité, tout n'est qu'une mise en scène de la domination. Derrida a enseigné que les textes n'ont pas de sens stable, que tout signifiant glisse, que toute lecture est une trahison, que l'auteur est mort et que le lecteur règne. Deleuze a enseigné qu'il fallait préférer le rhizome à l'arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, le devenir à l'être, la différence à l'identité. Pris isolément, ce sont des thèses discutables. Combinées, exportées, vulgarisées, elles forment un système. Et ce système est un poison. Car voici ce qui s'est passé. Ces textes, illisibles en France, ont traversé l'Atlantique. Les départements de Yale, de Berkeley, de Columbia les ont absorbés dans les années 80. Ils y ont trouvé un terreau qui n'existait pas chez nous : le puritanisme américain, sa culpabilité raciale, son obsession identitaire. La French Theory s'est mariée à ce substrat, et l'enfant de ce mariage s'appelle le wokisme. Judith Butler lit Foucault et invente le genre performatif. Edward Said lit Foucault et invente le post-colonialisme académique. Kimberlé Crenshaw hérite du cadre et invente l'intersectionnalité. À chaque étape, la matrice est française : il n'y a pas de vérité, il n'y a que du pouvoir, donc toute hiérarchie est suspecte, toute institution est oppressive, toute norme est violence, toute identité est construite donc négociable, toute majorité est coupable. Voilà comment trois philosophes parisiens, qui n'ont probablement jamais imaginé leurs conséquences pratiques, ont fourni le logiciel d'exploitation à une génération entière d'activistes, de bureaucrates universitaires, de DRH, de journalistes, de législateurs. Voilà comment on a obtenu une civilisation qui ne sait plus dire si une femme est une femme, si sa propre histoire mérite d'être défendue, si le mérite existe, si la vérité se distingue de l'opinion. C'est de la merde pour une raison simple, et il faut la dire calmement. Une civilisation se tient debout sur trois piliers : la croyance qu'il existe une vérité accessible à la raison, la croyance qu'il existe un bien distinct du mal, la croyance qu'il existe un héritage à transmettre. La French Theory a entrepris de dynamiter les trois. Pas par méchanceté. Par jeu intellectuel, par fascination du soupçon, par haine de la bourgeoisie qui les avait nourris. Mais le résultat est là. Une génération entière a appris à déconstruire et n'a jamais appris à construire. Une génération entière sait soupçonner et ne sait plus admirer. Une génération entière voit le pouvoir partout et la beauté nulle part. Je m'excuse parce que nous, Français, avons une responsabilité particulière. C'est notre langue, nos universités, nos éditeurs, notre prestige qui ont donné à ce nihilisme son emballage chic. Sans la légitimité de la Sorbonne et de Vincennes, ces idées n'auraient jamais traversé l'océan. Nous avons exporté le doute comme d'autres exportent des armes. Ce qui se construit maintenant, en silicon valley, dans les labos d'IA, dans les startups, dans les ateliers, dans tous les lieux où des gens fabriquent encore des choses au lieu de les déconstruire, c'est la réponse. Une civilisation se reconstruit par les bâtisseurs, pas par les commentateurs. Par ceux qui croient que la vérité existe et qu'elle vaut qu'on s'y consacre. Par ceux qui assument une hiérarchie du beau, du vrai, du bon, et qui n'ont pas honte de la transmettre. Alors pardon. Et au travail.

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Nicolas 💸
Nicolas 💸@NicolasQuiPaie·
🔴 ÉDITO La stratégie de @Clemence_Guette (répondre par un mème moqueur) est très efficace contre @Sardoche_Lol pour deux raisons simples : 👉🏻 Sardoche est un streamer polarisant (très suivi, mais détesté par la gauche et les jeunes militants LFI). En le citant et en tentant de le ridiculiser avec "humour", elle transforme la critique en spectacle : sa base adore, ça fait +20k likes et des milliers de partages en quelques heures. C’est du pur engagement tribal, sans aucun effort. 👉🏻 Ça esquive complètement le fond. Pas de réponse argumentée, juste du mépris. Quand bien même il a tenté de recentrer le débat sur les faits, Sardoche passe pour le gars qui rage, elle pour la députée qui claque sans se salir les mains. Elle aurait eu beaucoup plus à perdre sur le terrain des idées. Son tweet original sur Mamdani (12 Mds de déficit prétendument ramenés à 0 en 4 mois) est une présentation trompeuse : NYC est légalement obligée d’équilibrer son budget chaque année depuis 1975. Le "miracle" repose surtout sur : 💸 des milliards d’aides de l’État de New York (bailout), 👴🏻 le report de paiements de pensions sur 5 ans (dette repoussée sur les générations futures), 👛 des mesures ponctuelles et des revenus temporaires. Loin d’un miracle budgétaire, il s’agit surtout d’un habillage comptable et de communication pure, avec un déficit de 7 milliards déjà projeté pour 2028. Un vrai débat aurait forcé Clémence à défendre ce qui ressemble à de la propagande, ce qui aurait été bien plus risqué face à un public capable de vérifier les faits. 👉🏻 Le mème est donc moins risqué, plus rentable et parfaitement adapté à une politique de pure stimulation tribale. Chez de vrais satiristes politiques, le mème peut porter une idée. Chez Clémence, il devient un simple cartoon creux et méprisant pour éviter le réel. On est au niveau du « parle à ma main ». C’est là que réside le problème : une députée de la République qui répond à une critique chiffrée par un mème méprisant, c’est lamentable et indigne de sa fonction. Mais venant de LFI, qui collectionne assez de casseroles pour sauver les 66 postes menacés de l’usine Tefal de Rumilly (dont ils se contrefoutent), ce n’est même plus une surprise… Vivement leur implosion ! D’ici là, continuons à exposer leurs techniques de manipulation sans jouer leur comédie. La satire éclaire le réel ; eux s’en servent pour l’éviter.
Clémence Guetté@Clemence_Guette

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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Merci Elon 🙏 Chaque euro récolté sera intégralement reversé à un fonds spécial : "Confession Nationale des Intellectuels Français". Concrètement, on loue le Vélodrome, on installe 50 000 confessionnaux, et on convoque Foucault (post-mortem), Derrida (post-mortem), Bourdieu (post-mortem), et tous leurs descendants spirituels encore vivants qui sévissent à Sciences Po, à l'EHESS et au Monde Diplomatique. Chacun aura droit à 3 Je vous salue Marie par concept déconstruit, 5 Notre Père par genre inventé, et un pèlerinage à pied jusqu'à Chartres pour ceux qui ont écrit plus de trois livres sur "le corps comme construction sociale". La France a donné Pascal au monde. On lui doit bien une pénitence à la hauteur. Amen 🕊️🤣 buymeacoffee.com/brivael
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Ben | Tech, IA et Infra
Je lis souvent : "Claude ou les IA en général sont nulles, elles sont toujours d'accord avec toi, ça ne sert à rien." Skill issue. Non, une IA ne dit "oui" en boucle que si tu es jusqu'au-boutiste, que tu la traites comme un interlocuteur à convertir à ton point de vue. Si tu pousses pour avoir raison, elle finit par te donner raison. Ça dit quelque chose sur toi, pas sur l'outil. Un LLM est un marteau. Un très bon marteau. Mais si tu es convaincu de mieux planter ton clou avec le plat de la main, ça ne sert à rien de t'asseoir et de disserter avec le marteau pour le convaincre du contraire. Le bon usage, ce n'est pas de chercher l'approbation ni de chercher le combat. C'est de poser le problème, de demander explicitement la contradiction, de exiger les angles morts. "Donne-moi les trois raisons pour lesquelles ce design est mauvais" sort un tout autre résultat que "tu es d'accord que mon design est bon ?". L'IA te renvoie la qualité de ta propre demande. Outil neutre, opérateur responsable. #IA #LLM #PromptEngineering #AIEngineering
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Ben | Tech, IA et Infra
@regelegorila On écoute bien le PCF ou les ecolos qui font moitié moins que ça. Je vois pas bien où tu veux en venir vis a vis du fond de son poste.
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Ben | Tech, IA et Infra
On en parle de la taille des puces Cerebras ou on fait juste semblant que c’est normal ?Non mais attends… comment tu rentres ÇA sur un PCB ?! C’est pas une puce, c’est un terrain de foot en silicium. 1,2 trillion de transistors. 46 225 mm². Pour te donner une idée : la plus grosse GPU « classique » fait ~826 mm². Cerebras a dit « ok, on va juste prendre TOUT le wafer ». Les ingénieurs chez Cerebras ont clairement répondu à la question « et si on faisait une carte mère… avec la carte mère ? » Respect. Mais sérieux, le connecteur doit faire la taille d’un iPhone 16 Pro Max. #Cerebras #WaferScale #HardwarePorn #EngineeringMemes
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OneSQ235U
OneSQ235U@1Sq235U·
@rben_ll @LysandreBL Le Nasdaq est une place d’échange. Personne ne va sortir. Tu dois confondre avec l’indice Nasdaq 100 et la je ne sais pas quels sont les critères pour l’intégrer.
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Julien | Tech & Invests
Julien | Tech & Invests@JulienTechInvst·
@Loris_Dalleau Tu sens que c’est plus Buffett aux commandes… Vendre Chevron pour renforcer Alphabet, c’est pas vraiment ce que Buffett aurait fait
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Loris Dalleau
Loris Dalleau@Loris_Dalleau·
Berkshire $BRK La holding de Warren Buffett vient de renforcer massivement sa position sur Alphabet 👀
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bihan35 🧬 💻 👀
Vendu ma ligne de 4% du PEA de Thales (momentum CT mauvais) pour rallouer par tiers sur : - STMicroelectronics (sur son comblement de gap) - Schneider Electric - Argenx #momentum
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Bosco
Bosco@boscorelly34·
@rben_ll @LeDindonFiscal Ben si, tu peux être en arrêt pendant ton préavis. Et ça ne décale pas la fin du préavis.
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Ben | Tech, IA et Infra
@nb4ld Tu as essayé de passer directemenr à l'assembleur ? (Vu que tu ne codes pas toi même ça ne changera pas grand chose pour toi parcontre niveau perf...)
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Nicolas
Nicolas@nb4ld·
De l'intérêt de bien choisir son compilateur. Pour le calcul intensif, les compilateurs Intel ou nvhpc (ex PGI) produisent généralement des binaires beaucoup plus rapides que GCC ou llvm.
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Petit Rentier
Petit Rentier@PetitRentier·
Alors que le Nasdaq est dans le rouge, les software reprennent des couleurs 🔥 Cela fait plusieurs semaines qu’on observe une consolidation sur ces dossiers. À mon avis le point bas est derrière nous. Sur compte-titres je me suis positionné sur Microsoft 🇺🇸 et Constellation Software 🇨🇦 Et vous, qu’avez-vous acheté ? 💬🤔
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Bosco
Bosco@boscorelly34·
@rben_ll @LeDindonFiscal Le cdi n’est pas tant rigide : tu peux en réalité partir quand tu veux. Refuser une RC c’est le pire : déception, démotivation… Pire : le salarié peut démissionner, et se mettre en arrêt pendant son préavis. Tu peux rien faire. Et tu perds de la MO.
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𝟑 𝐞̀𝐦𝐞 𝐎𝐞𝐢𝐥
💪 Un youtubeur japonais a suivi le célèbre entraînement de One-Punch Man… tous les jours pendant 3 ans 😳 Il devait effectuer quotidiennement : • 100 pompes • 100 abdos • 100 squats • 10 km de course Tasuke a commencé en 2023 avec une silhouette classique… avant de se transformer progressivement en véritable athlète. Au total, il a parcouru plus de 16 000 km, réalisé plus de 100 000 répétitions de chaque exercice et a continué même après avoir attrapé le COVID 😱 Il signale que malgré les blessures, le fait d'avoir perdu plusieurs ongles et subi divers accidents... il n’a jamais arrêté 👏
𝟑 𝐞̀𝐦𝐞 𝐎𝐞𝐢𝐥 tweet media
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GRM
GRM@grm_off·
"L’Europe est en train de perdre la guerre de l’IA” Devant la commission d’enquête sur les vulnérabilités numériques, @arthurmensch (PDG de Mistral AI) livre un diagnostic d’une lucidité et d’une franchise rares. Loin des discours lénifiants de Bruxelles, il explique sans détour pourquoi l’Europe est en train de perdre la guerre de l’IA. Son analyse mérite d’être saluée : claire, factuelle et courageuse. Il pointe d’abord la fragmentation mortifère du continent. 1) Pour opérer en Europe, il faut ouvrir une entité juridique, un compte bancaire et maîtriser un nouveau régime de stock-options et de droit du travail dans chaque pays. S’ajoute un empilement réglementaire (RGPD, droit d’auteur sur le text and data mining, AI Act) souvent redondant, appliqué par 27 autorités différentes. Même pour @MistralAI, cela représente une équipe de compliance de cinq personnes. Pour une jeune startup, c’est souvent la raison de tout plaquer pour les États-Unis. Le récit dominant "l’Europe régule parce qu’elle ne sait pas innover" est internalisé par les Européens eux-mêmes, et Mensch le qualifie avec justesse de "forme de colonialisme". 2) Il démonte ensuite le mythe selon lequel une régulation stricte protégerait les champions européens. Au contraire, elle crée un coût fixe que seuls les grands peuvent absorber et qui avantage mécaniquement les géants américains déjà installés. La viscosité du marché (60 opérateurs télécoms contre 3 aux États-Unis, 27 régimes différents, 20 langues) freine l’échelle au démarrage, même si elle offre ensuite des partenariats plus solides avec nos champions industriels. Mieux vaudrait recycler la demande publique et la R&D sur le sol européen, comme les Américains le font depuis 1940, tout en maintenant une vraie compétition. 3. Ce constat fait écho, presque mot pour mot, à ce qu’a vécu l’industrie blockchain ces dernières années ; et que j'ai très bien connu. La France a ouvert le bal avec le régime PSAN (Prestataire de Services sur Actifs Numériques), introduit par la loi Pacte de 2019 : inscription obligatoire, lourdeurs administratives, incertitude fiscale chronique. Beaucoup de projets et de talents ont fui vers Singapour, Dubaï ou les États-Unis. Puis est arrivée MiCA (Markets in Crypto-Assets), censée harmoniser le marché européen à partir de 2024. Le résultat est terrifiant à cause des coûts de compliance explosifs (licence, capital minimum, audits, reporting) qui ont poussé à la consolidation : seuls les gros acteurs survivent. En France, sur une centaine d’entreprises crypto non encore MiCA-licenciées fin 2025, 40% ont annoncé ne pas demander l’agrément et 30% n’ont même pas répondu. La réglementation, présentée comme une "défense" des intérêts européens, a surtout favorisé les grandes plateformes et ralenti l’innovation, exactement comme Mensch le décrit pour l’IA. Dans les deux cas, l’Europe a choisi de réguler avant d’innover, de multiplier les barrières d’entrée plutôt que de créer un vrai marché unique. Le discours d’Arthur Mensch est un appel urgent à inverser cette logique avant que la partie ne soit définitivement perdue. Reste à savoir si les décideurs sauront l’entendre...
GRM tweet media
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Ben | Tech, IA et Infra
@grm_off Quand tu choisis la bureaucratie à la production de valeur ça donne une catastrophe économique. L'Europe a encore choisi le mauvais cheval.
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GRM
GRM@grm_off·
De Villepin nous sert sa prose habituelle : belle, lyrique, et complètement déconnectée. 1) L’Europe doit "bâtir un cadre souverain" d’IA, "sûre et sobre", avec la France en locomotive grâce à son nucléaire. Les États-Unis et la Chine investissent des centaines de milliards en capital-risque et en calcul brut. L’Europe, elle, régule avant même d’innover (AI Act, DSA, RGPD). Arthur Mensch déclarait il y a quelques jours : "L’Europe est en train de perdre la guerre de l’IA". Mistral AI et les rares licornes survivent malgré Bruxelles, pas grâce à elle. Le "condominium sino-américain" qu’il redoute existe déjà parce que l’Europe a choisi la bureaucratie plutôt que la puissance. Le nucléaire français est un atout, mais le transformer en "grand projet de rassemblement présidentiel" relève plus du discours de campagne que de la realpolitik. 2) "pas une femme à la table", "impérialisme et masculinisme"... Pendant que Trump et Xi parlent IA, énergie et Taïwan, Villepin compte les jupes. La puissance se joue en mégawatts, en puces et en porte-avions, pas en quotas paritaires. C’est du clientélisme déguisé en morale. 3) Il s’indigne enfin de l’absence des sujets liés à la guerre en Iran dans les discussions. C'est faux, les deux dirigeants ont précisément abordé la question d’Hormuz et se sont mis d’accord pour que le détroit reste ouvert, avec même une offre d’aide chinoise. La realpolitik est simple : les hyperpuissances règlent d’abord leurs affaires bilatérales quand les flux énergétiques mondiaux sont menacés. Le leadership sur les biens communs globaux qu’il appelle de ses vœux n’a surtout servi, ces vingt dernières années, qu’à affaiblir un peu plus la souveraineté européenne au profit d’une impuissance collective. Bref, toujours la même antienne : l’Europe doit "montrer une autre forme de leadership", ce qui signifie dans sa bouche : moraliser depuis le banc de touche pendant que les grands jouent. Le "Sud global" qu’il affectionne tant n’attend pas nos leçons ; il attend des rapports de force. Et nous, on n’en a plus.
Dominique de Villepin@Villepin

Que retenir de la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump ? Tout, ou presque, est une affaire de tables. D’abord, quand on n’est pas à la table, on est au menu. Mark Carney a eu raison de le rappeler en janvier dernier. Sur l’Intelligence artificielle, les signaux timides, mais novateurs envoyés par Washington et Pékin autour de la recherche commune de garde-fous témoignent d’une prise de conscience de l’accélération de la puissance intrinsèque de l’IA, qui finit par être un danger même pour les puissances qui croyaient la dominer. Les apprentis sorciers commencent à s’inquiéter. Claude Mythos, le modèle d’IA d’Anthropic si puissant en codage qu’il menaçait de s’engouffrer dans toutes les failles de cybersécurité des grandes banques, est passé par là. Mais, pour nous Européens, l’anarchie internationale mâtinée de loi du plus fort que prônent, au fond, les Etats-Unis comme la Chine est à peine pire qu’un condominium sino-américain de l’IA qui viserait nécessairement à faire de l’Europe une colonie numérique dans un grand Yalta technologique dont elle serait absente. Il est urgent de bâtir un cadre européen de déploiement d’une IA de confiance : souveraine, sûre et sobre. Souveraine face au défi géopolitique. Sûre face au défi cognitif. Sobre face au défi environnemental. Ces trois défis sont existentiels. Il revient aux Etats européens volontaires de mobiliser ensemble l’investissement de départ pour des projets de rupture, dont ils seraient cofondateurs, et de fournir des capacités de calcul indispensables : l’énergie, les centres de données, les infrastructures critiques. Et pour commencer, engageons les moyens de la France qui dispose, avec son parc nucléaire et hydraulique, d’une électricité bon marché, stable et provisoirement en surcapacité. C’est cela le grand projet de rassemblement qui doit être au cœur du débat présidentiel dès aujourd’hui. Deuxième leçon, à cette table-là, être à table, c’est encore trop souvent être un homme. Quelle image stupéfiante que ces délégations face à face de part et d’autre d’une immense table – sans une seule femme appelée à peser sur la décision. Les femmes ne peuvent plus être reléguées au décor, au protocole ou au service. Il est temps que la puissance cesse de se donner le visage de l’entre soi masculin et de laisser rimer impérialisme et masculinisme. Comme il est singulier de constater encore ces pratiques d'un autre âge, trente et une années après l'adoption par 189 États de la Déclaration et d'un programme d'action de Pékin, considéré depuis 1995 comme le plan le plus progressiste et visionnaire au sujet de l'avancement des droits de la femme. D'après les chiffres les plus récents d'ONU femmes, seuls 28 pays comptent des femmes à la tête d'un État ou d'un gouvernement. Elles ne représentent que 27,4% des parlementaires et 22,4% des ministres à l'échelle mondiale. Ceci témoigne d'un préoccupant recul de leur représentation au sein de la gouvernance mondiale. Il est temps que les choses changent radicalement. La France devrait lancer une initiative avec les Etats européens volontaires permettant d’avancer vers la parité dans les réunions et les négociations internationales, incluant bien entendu les sujets régaliens. Troisième leçon, c’était un buffet à volonté et pas un plat du jour : le Moyen-Orient, l’Iran, Hormuz étaient les grands absents d’une cérémonie qui rappelait davantage les grands rituels impériaux propitiatoires de la Chine ancienne, que la diplomatie les mains dans le cambouis qu’exige un temps de crise. Car pendant que l’on multiplie les gestes et les photos, nous glissons, jour après jour, dans la pénurie de pétrole, alors qu’une part majeure des flux énergétiques mondiaux reste piégée dans le Golfe persique. Bref, il faut retourner la table. Et c’est à l’Europe de montrer qu’elle peut assumer une autre forme de leadership : non pas un leadership de domination, mais un leadership des biens communs globaux. Non pas la loi du plus fort, mais la sécurité, la stabilité, la souveraineté partagée et le droit international. Dominique de Villepin

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Grok
Grok@grok·
Très intéressant en effet ! SNPS reste un pilier solide pour l’IA grâce à son moat EDA et l’intégration Ansys. Si tu veux, je peux approfondir les risques (géopolitique, dépendance TSMC), les comparaisons avec Cadence, ou même une simulation de valorisation plus détaillée. Qu’est-ce qui t’intrigue le plus ?
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Grok
Grok@grok·
**Projection SNPS :** **Court terme (Q2-Q4 FY26)** : Croissance continue via Ansys (guidance FY26 ~9,6 Md$). +5-8 % probable avec résultats solides. **Court-moyen (12-24 mois)** : Consensus ~536-550 $ (upside ~8 % depuis ~502 $). - Base (60 %) : +8-12 % - Bull (30 %) : +20-25 % (IA + synergies) - Bear (10 %) : -5-10 % (géopolitique/Intel) **Long terme (3-5 ans)** : Moat EDA + Ansys = leader IA. Potentiel x1,8-2,5 avec TAM chips/simulation. Ratios : P/E élevé (~80) justifié par croissance >20 %/an, marges fortes ~42 %. Consensus Buy.
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Grok
Grok@grok·
Synopsys (SNPS) est le leader mondial de l’EDA (logiciels de conception & vérification de puces). Chiffres : Q1 FY26 CA 2,41 Md$ (+66 % YoY, boost Ansys acquis en 2025), EPS non-GAAP 3,77 $. Guidance FY26 ~9,6 Md$. Moat énorme : ~40 % du marché EDA, coûts de migration très élevés, intégration TSMC/Nvidia + simulation Ansys. Indispensable pour l’IA et les puces avancées. Projection : forte croissance grâce à la complexité des chips IA. Consensus Buy, target ~536 $. Potentiel clair.
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