Ben | Tech, IA et Infra
323 posts

Ben | Tech, IA et Infra
@rben_ll
Kubernetes & OpenStack contributor since 2017. SRE & IA Architect. Now building a LOW-LAYER. Libertarien convaincu.









Dénigrement insupportable de la LFI sur le film l'Abandon. Oui raconter l'engrenage terrible qui conduisit à l'assassinat de Samuel Paty est indispensable. Et la région @iledefrance est fière de l'avoir financé !





SPACEX IPO EXPECTED TO TRADE JUNE 12 ON NASDAQ UNDER solana:E6ifp2mJy8cYQehUGUtFvrXriRKxRuonLmrvTFypump







Cet après-midi, un salarié est venu me demander une rupture conventionnelle. Il est là depuis 4 ans et souhaite créer son entreprise avec sa femme. C’est un super projet, je l’ai encouragé, puis j’ai refusé la rupture conventionnelle. AU NOM DE QUOI JE DEVRAIS PAYER SON FILET DE SÉCURITÉ 🤡 J’ai pas de part dans sa boîte moi … Un contrat de travail, c’est un travail en échange d’un salaire. Je n’ai pas à donner de l’argent à un salarié qui souhaite y mettre fin. Pourtant, on considère que c’est un dû. Qu’on m’explique ?













Que retenir de la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump ? Tout, ou presque, est une affaire de tables. D’abord, quand on n’est pas à la table, on est au menu. Mark Carney a eu raison de le rappeler en janvier dernier. Sur l’Intelligence artificielle, les signaux timides, mais novateurs envoyés par Washington et Pékin autour de la recherche commune de garde-fous témoignent d’une prise de conscience de l’accélération de la puissance intrinsèque de l’IA, qui finit par être un danger même pour les puissances qui croyaient la dominer. Les apprentis sorciers commencent à s’inquiéter. Claude Mythos, le modèle d’IA d’Anthropic si puissant en codage qu’il menaçait de s’engouffrer dans toutes les failles de cybersécurité des grandes banques, est passé par là. Mais, pour nous Européens, l’anarchie internationale mâtinée de loi du plus fort que prônent, au fond, les Etats-Unis comme la Chine est à peine pire qu’un condominium sino-américain de l’IA qui viserait nécessairement à faire de l’Europe une colonie numérique dans un grand Yalta technologique dont elle serait absente. Il est urgent de bâtir un cadre européen de déploiement d’une IA de confiance : souveraine, sûre et sobre. Souveraine face au défi géopolitique. Sûre face au défi cognitif. Sobre face au défi environnemental. Ces trois défis sont existentiels. Il revient aux Etats européens volontaires de mobiliser ensemble l’investissement de départ pour des projets de rupture, dont ils seraient cofondateurs, et de fournir des capacités de calcul indispensables : l’énergie, les centres de données, les infrastructures critiques. Et pour commencer, engageons les moyens de la France qui dispose, avec son parc nucléaire et hydraulique, d’une électricité bon marché, stable et provisoirement en surcapacité. C’est cela le grand projet de rassemblement qui doit être au cœur du débat présidentiel dès aujourd’hui. Deuxième leçon, à cette table-là, être à table, c’est encore trop souvent être un homme. Quelle image stupéfiante que ces délégations face à face de part et d’autre d’une immense table – sans une seule femme appelée à peser sur la décision. Les femmes ne peuvent plus être reléguées au décor, au protocole ou au service. Il est temps que la puissance cesse de se donner le visage de l’entre soi masculin et de laisser rimer impérialisme et masculinisme. Comme il est singulier de constater encore ces pratiques d'un autre âge, trente et une années après l'adoption par 189 États de la Déclaration et d'un programme d'action de Pékin, considéré depuis 1995 comme le plan le plus progressiste et visionnaire au sujet de l'avancement des droits de la femme. D'après les chiffres les plus récents d'ONU femmes, seuls 28 pays comptent des femmes à la tête d'un État ou d'un gouvernement. Elles ne représentent que 27,4% des parlementaires et 22,4% des ministres à l'échelle mondiale. Ceci témoigne d'un préoccupant recul de leur représentation au sein de la gouvernance mondiale. Il est temps que les choses changent radicalement. La France devrait lancer une initiative avec les Etats européens volontaires permettant d’avancer vers la parité dans les réunions et les négociations internationales, incluant bien entendu les sujets régaliens. Troisième leçon, c’était un buffet à volonté et pas un plat du jour : le Moyen-Orient, l’Iran, Hormuz étaient les grands absents d’une cérémonie qui rappelait davantage les grands rituels impériaux propitiatoires de la Chine ancienne, que la diplomatie les mains dans le cambouis qu’exige un temps de crise. Car pendant que l’on multiplie les gestes et les photos, nous glissons, jour après jour, dans la pénurie de pétrole, alors qu’une part majeure des flux énergétiques mondiaux reste piégée dans le Golfe persique. Bref, il faut retourner la table. Et c’est à l’Europe de montrer qu’elle peut assumer une autre forme de leadership : non pas un leadership de domination, mais un leadership des biens communs globaux. Non pas la loi du plus fort, mais la sécurité, la stabilité, la souveraineté partagée et le droit international. Dominique de Villepin








