Nicolas 🇫🇷🤿

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Nicolas 🇫🇷🤿

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@nclerc

«Solve the problem, do not reinvent the wheel» | Cloud & Innovativ Software Architect. Opinions and tweets are my own. #JeReste 🐎 🇨🇵 🌽

Earth,Liberty,Free Speech,🇫🇷 Beigetreten Ağustos 2010
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Nicolas 🇫🇷🤿 retweetet
Mehdi (e/λ)
Mehdi (e/λ)@BetterCallMedhi·
quand j’étais gamin je démontais tout, les réveils, les télécommandes, les radios, les jouets, tout y passait et tout le monde pensait que je cassais alors que j’ai jamais rien cassé je voulais juste comprendre comment les choses tenaient ensemble pourquoi tel engrenage s’emboîtait dans tel autre, pourquoi cette vis était là et pas un centimètre plus loin les profs me convoquaient comme si j’avais un problème alors que le seul problème c’est que personne autour de moi ne se posait les mêmes questions à 8 ans tu ne sais pas que ça s’appelle de la rétro-ingénierie tu sais juste que ton cerveau refuse d’accepter qu’un objet fonctionne sans savoir pourquoi et quand tes camarades te regardent comme un alien parce que toi tu démontes pendant qu’eux jouent tu comprends très vite que tu es seul dans ta façon de voir le monde et ça c’était le plus dur​​​​​​​​​​​​​​​​, le jugement d’autrui, le rejet, l’incompréhension dans le regard des autres…
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Nicolas 🇫🇷🤿
Nicolas 🇫🇷🤿@nclerc·
"I, for one, still advocate for Windows Pro having NO advertisements, bloatware, or needless telemetry. Make people pay, then quit asking for more."
Dave W Plummer@davepl1968

Microsoft is apparently finally admitting that what many users have wanted all along is a faster, quieter, more dependable operating system. Not more Copilot. In a new Windows Insider post, Microsoft’s Pavan Davuluri laid out a broad quality push for Windows 11 centered on performance, reliability, and what the company calls “craft.” More likely, it's what Steve Jobs called "taste", if you remember THAT interview... And honestly, a lot of it reads like Microsoft finally sat down, opened Feedback Hub, and decided to take the complaints seriously. The headline changes are exactly the kind of practical fixes power users have been asking for: taskbar repositioning to the top or sides of the screen, fewer forced update interruptions, more control over when updates install, faster File Explorer, lower baseline memory usage, better search responsiveness, fewer notifications, and more reliable drivers and wake behavior. Microsoft also says it is reducing “unnecessary Copilot entry points,” starting with apps like Snipping Tool, Photos, Widgets, and Notepad. The Windows Update story is interesting.... Microsoft says it wants updates to be less disruptive, with a move toward a single monthly reboot, the ability to restart or shut down without being forced to install u-pdates, and the option to pause updates for as long as needed. That is a major philosophical shift from the old “we know what’s best, enjoy your reboot” era, even if the real test will be how consistently Microsoft follows through in shipping builds. Performance also seems to be getting real attention instead of marketing lip service. Microsoft says Windows 11 will reduce its own resource usage, improve memory efficiency, make File Explorer quicker and more dependable, and lower latency by moving more core experiences to WinUI 3. The company specifically calls out Start menu responsiveness, search consistency, faster file operations, and a smoother overall feel under load. That is the sort of engineering work users notice every single day, even if it doesn’t make for a shiny keynote demo. My personal benchmark is to be able to type 'Download" into the Start menu and have it find my Downloads folder. Not a Bing search for a Copilot download. The Copilot pullback is equally interesting because it suggests Microsoft has realized there is a difference between useful AI and AI sprayed across every available surface. The company is not abandoning Copilot, but it is dialing back what it describes as unnecessary integration points. That sounds a lot less like “AI everywhere” and a lot more like “maybe Notepad didn’t need to become a sentient billboard.” The most encouraging part of all this is the tone. Microsoft is not pitching this as a revolution. It is pitching it as a cleanup, stabilization, and giving users more control. And that may be exactly what Windows 11 needs. After years of feeling like the operating system was being used to push services, experiments, and mandatory behavior, this looks like a return to a simpler idea: Windows should serve the user, not manage them. I, for one, still advocate for Windows Pro having NO advertisements, bloatware, or needless telemetry. Make people pay, then quit asking for more. But I've been barking up THAT tree for years. Now the obvious catch: these are commitments and previews, not a completed turnaround. Microsoft has promised a lot here, but Windows users have long memories. This is probably still the best Windows news in a while, because it focuses on the fundamentals: Faster. More reliable. Less noisy. More customizable. Less pushy.

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Benoît
Benoît@Ben_Lesaulnier·
🔴 Alerte à la bombe à Condé-en-Normandie. Les élèves du lycée Charles-Tellier sont confinés depuis 14h30 dans leur salle de classe. La gendarmerie boucle le périmètre. Parents d'élèves et habitants ne peuvent pas rejoindre les abords du lycée.
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Condé-sur-Noireau, France 🇫🇷 Français
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Le Crapaud
Le Crapaud@Le_Crapaud47·
Vous me préviendrez quand le wokisme sera définitivement mort ? Parce qu’il est encore en train de bousiller des séries qui avaient le potentiel d’être des petits bijoux. Dernier exemple : « The Pitt ». Il y avait tout pour être une série médicale de haute volée. Une réalisation et un jeu d’acteur aux petits oignons. Un concept à la 24 Heures chrono fort. Enfin du réalisme loin des intrigues amoureuses de merde à la Grey’s Anatomy. Ça aurait pu être une très grande série mais non, il fallait qu’on nous reparle du covid, il fallait que les gros cons agressifs au QI à deux chiffres soient absolument tous des blancs. Il fallait qu’on nous fasse le coup du couple homo avec la mère porteuse heureuse de vendre son gamin. Il fallait la médecin avec son hijab de merde. Petit point positif pour être honnête : la directrice de l’hôpital cherchant le profit plutôt que le bien être des patients et du personnel est une femme noire (alléluia) mais c'est trop peu pour me faire oublier le reste. Tous ces trucs qui seront des détails pour la majorité des gens mais qui, moi, me gâchent le visionnage. Putain de wokisme de merde.
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h16
h16@_h16·
À la suite de mon récent billet dressant un inquiétant état des lieux des fuites de données personnelles par l'État (ici : x.com/_h16/status/20… ) , je découvre un intéressant site web : "C’est qui qui a fuité aujourd’hui ?" ici bonjourlafuite.eu.org C'est bien rempli !
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h16@_h16

x.com/i/article/2013…

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Nicolas 🇫🇷🤿
Nicolas 🇫🇷🤿@nclerc·
@AmazonHelp Je vous avais déjà contacté, pas de changement. J'ai dû recontacter ce jour le support chat pour que ça avance ...
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Amazon Help
Amazon Help@AmazonHelp·
@nclerc Bonjour, nous sommes désolés pour ce désagrément causé, nous aimerions vous assister à ce sujet, veuillez nous contacter via DM. Nous ferons de notre mieux pour vous aider. Veuillez ne pas partager d'informations personnelles. -Khaoula twitter.com/messages/compo…
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Marcus
Marcus@Marcuszeboulet·
Dans quelques heures @gameone , la première chaîne au monde entièrement consacrée au jeu vidéo va s'éteindre. J'étais là pour l'allumer il y a presque trente ans. Autant dire que pour moi la fin de l'année 2025 a un petit arrière goût de fin du monde. Mais avec la #teamG1 on ne s'avoue pas vaincus pour autant ! On a même hâte de plonger dans la warpzone pour voir où tout ça nous mènera en 2026 ! Une chose est sûre, on refera surface de l'autre côté tous ensemble, et avec vous qui nous avez montré tellement d'affection toutes ces années et particulièrement ces derniers mois. J'en profite pour vous souhaiter le meilleur pour l'année 2026, on sera là à vos côtés pour savourer toutes les geekeries qui nous attendent l'année prochaine ! twitch.tv/marcuszeboulet twitch.tv/lateamlerespawn
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Christine KELLY
Christine KELLY@christine_kelly·
Aujourd’hui on a oublié les nuances. Fini la drague, c’est le viol. Fini l’éducation, c’est la permission. Fini l’instruction, c’est l’abandon. Fini la réflexion, ce sont les injonctions. Fini la neutralité, c’est l’assignation d’office. Et pourtant la Démocratie a pour essence, la différence, l’intelligence. La nuance.
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🇫🇷 Gaullisme ☨
🇫🇷 Gaullisme ☨@Gaullisme_Fr·
🇫🇷 19 décembre 1964, intégralité du discours d'André Malraux lors de la cérémonie de transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon : « Monsieur le Président de la République, Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d'un peuple de la nuit. Sans la cérémonie d'aujourd'hui, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ; et depuis, sont nés seize millions d'enfants... Puissent les commémorations des deux guerres s'achever par la résurrection du peuple d'ombres que cet homme anima, qu'il symbolise, et qu'il fait entrer ici comme une humble garde solennelle autour de son corps de mort. Après vingt ans, la Résistance est devenue un monde de limbes où la légende se mêle à l'organisation. Le sentiment profond, organique, millénaire, qui a pris depuis son accent de légende, voici comment je l'ai rencontré. Dans un village de Corrèze, les Allemands avaient tué des combattants du maquis, et donné ordre au maire de les faire enterrer en secret, à l'aube. Il est d'usage, dans cette région, que chaque femme assiste aux obsèques de tout mort de son village en se tenant sur la tombe de sa propre famille. Nul ne connaissait ces morts, qui étaient des Alsaciens. Quand ils atteignirent le cimetière, portés par nos paysans sous la garde menaçante des mitraillettes allemandes, la nuit qui se retirait comme la mer laissa paraître les femmes noires de Corrèze, immobiles du haut en bas de la montagne, et attendant en silence, chacune sur la tombe des siens, l'ensevelissement des morts français. Comment organiser cette fraternité pour en faire un combat ? On sait ce que Jean Moulin pensait de la Résistance, au moment où il partit pour Londres : « II serait fou et criminel de ne pas utiliser, en cas d'action alliée sur le continent, ces troupes prêtes aux sacrifices les plus grands, éparses et anarchiques aujourd'hui, mais pouvant constituer demain une armée cohérente de parachutistes déjà en place, connaissant les lieux, ayant choisi leur adversaire et déterminé leur objectif. » C'était bien l'opinion du Général de Gaulle. Néanmoins, lorsque le 1er janvier 1942, Jean Moulin fut parachuté en France, la Résistance n'était encore qu'un désordre de courage : une presse clandestine, une source d'informations, une conspiration pour rassembler ces troupes qui n'existaient pas encore. Or, ces informations étaient destinées à tel ou tel allié, ces troupes se lèveraient lorsque les Alliés débarqueraient. Certes, les résistants étaient des combattants fidèles aux Alliés. Mais ils voulaient cesser d'être des Français résistants, et devenir la Résistance française. C'est pourquoi Jean Moulin est allé à Londres. Pas seulement parce que s'y trouvaient des combattants français (qui eussent pu n'être qu'une légion), pas seulement parce qu'une partie de l'empire avait rallié la France libre. S'il venait demander au Général de Gaulle de l'argent et des armes, il venait aussi lui demander « une approbation morale, des liaisons fréquentes, rapides et sûres avec lui ». Le Général assumait alors le Non du premier jour; le maintien du combat, quel qu'en fût le lieu, quelle qu'en fût la forme ; enfin, le destin de la France. La force des appels de juin 40 tenait moins aux « forces immenses qui n'avaient pas encore donné », qu'à : « II faut que la France soit présente à la victoire. Alors, elle retrouvera sa liberté et sa grandeur. » La France, et non telle légion de combattants français. C'était par la France libre que les résistants de Bir Hakeim se conjuguaient, formaient une France combattante restée au combat. Chaque groupe de résistants pouvait se légitimer par l'allié qui l'armait et le soutenait, voire par son seul courage ; le Général de Gaulle seul pouvait appeler les mouvements de Résistance à l'union entre eux et avec tous les autres combats, car c'était à travers lui seul que la France livrait un seul combat. C'est pourquoi - même lorsque le président Roosevelt croira assister à une rivalité de généraux ou de partis - l'armée d'Afrique, depuis la Provence jusqu'aux Vosges, combattra au nom du gaullisme - comme feront les troupes du parti communiste. C'est pourquoi Jean Moulin avait emporté, dans le double fond d'une boîte d'allumettes, la micro photo du très simple ordre suivant : « M. Moulin a pour mission de réaliser, dans la zone non directement occupée de la métropole, l'unité d'action de tous les éléments qui résistent à l'ennemi et à ses collaborateurs. » Inépuisablement, il montre aux chefs des groupements le danger qu'entraîne le déchirement de la Résistance entre des tuteurs différents. Chaque événement capital - entrée en guerre de la Russie, puis des États-Unis, débarquement en Afrique du Nord - renforce sa position. À partir du débarquement, il apparaît que la France va redevenir un théâtre d'opérations. Mais la presse clandestine, les renseignements (même enrichis par l'action du noyautage des administrations publiques) sont à l'échelle de l'Occupation, non de la guerre. Si la Résistance sait qu'elle ne délivrera pas la France sans les Alliés, elle n'ignore plus l'aide militaire que son unité pourrait leur apporter. Elle a peu à peu appris que s'il est relativement facile de faire sauter un pont, il n'est pas moins facile de le réparer; alors que s'il est facile à la Résistance de faire sauter deux cents ponts, il est difficile aux Allemands de les réparer à la fois. En un mot, elle sait qu'une aide efficace aux armées de débarquement est inséparable d'un plan d'ensemble. Il faut que sur toutes les routes, sur toutes les voies ferrées de France, les combattants clandestins désorganisent méthodiquement la concentration des divisions cuirassées allemandes. Et un tel plan d'ensemble ne peut être conçu, et exécuté, que par l'unité de la Résistance. C'est à quoi Jean Moulin s'emploie jour après jour, peine après peine, un mouvement de Résistance après l'autre : « Et maintenant, essayons de calmer les colères d'en face... » II y a, inévitablement, des problèmes de personnes ; et bien davantage, la misère de la France combattante, l'exaspérante certitude pour chaque maquis ou chaque groupe franc, d'être spolié au bénéfice d'un autre maquis ou d'un autre groupe, qu'indignent, au même moment, les mêmes illusions... Qui donc sait encore ce qu'il fallut d'acharnement pour parler le même langage à des instituteurs radicaux ou réactionnaires, des officiers réactionnaires ou libéraux, des trotskistes ou communistes retour de Moscou, tous promis à la même délivrance ou à la même prison; ce qu'il fallut de rigueur à un ami de la République espagnole, à un ancien « préfet de gauche », chassé par Vichy, pour exiger d'accueillir dans le combat commun tels rescapés de la Cagoule ! Jean Moulin n'a nul besoin d'une gloire usurpée : ce n'est pas lui qui a créé Combat, Libération, Franc-Tireur, c'est Frenay, d'Astier, Jean-Pierre Lévy. Ce n'est pas lui qui a créé les nombreux mouvements de la zone Nord dont l'histoire recueillera tous les noms. Ce n'est pas lui qui a fait les régiments mais c'est lui qui a fait l'armée. II a été le Carnot de la Résistance. Attribuer peu d'importance aux opinions dites politiques, lorsque la nation est en péril de mort - la nation, non pas un nationalisme alors écrasé sous les chars hitlériens, mais la donnée invincible et mystérieuse qui allait emplir le siècle : penser qu'elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l'Europe; voir dans l'unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l'unité de la nation, c'était peut-être affirmer ce qu'on a, depuis, appelé le gaullisme. C'était certainement proclamer la survie de la France. En février, ce laïc passionné avait établi sa liaison par radio avec Londres, dans le grenier d'un presbytère. En avril, le Service d'information et de propagande, puis le Comité général d'études étaient formés ; en septembre, le noyautage des administrations publiques. Enfin, le Général de Gaulle décidait la création d'un « Comité de coordination » que présiderait Jean Moulin, assisté du chef de l'Armée secrète unifiée. La préhistoire avait pris fin. Coordonnateur de la Résistance en zone Sud, Jean Moulin en devenait le chef. En janvier 1943, le Comité directeur des Mouvements unis de la Résistance (ce que, jusqu'à la Libération, nous appellerions les Murs), était créé sous sa présidence. En février, il repartait pour Londres avec le général Delestraint, chef de l'Armée secrète, et Jacques Dalsace. De ce séjour, le témoignage le plus émouvant a été donné par le colonel Passy. « Je revois Moulin, blême, saisi par l'émotion qui nous étreignait tous, se tenant à quelques pas devant le Général et celui-ci disant, presque à voix basse : "Mettez-vous au garde-à-vous", puis : "Nous vous reconnaissons comme notre compagnon, pour la libération de la France, dans l'honneur et par la victoire." Et pendant que de Gaulle lui donnait l'accolade, une larme, lourde de reconnaissance, de fierté, et de farouche volonté, coulait doucement le long de la joue pâle de notre camarade Moulin. Comme il avait la tête levée, nous pouvions voir encore, au travers de sa gorge, les traces du coup de rasoir qu'il s'était donné, en 1940, pour éviter de céder sous les tortures de l'ennemi. » Les tortures de l'ennemi... En mars, chargé de constituer et de présider le Conseil national de la Résistance, Jean Moulin monte dans l'avion qui va le parachuter au nord de Roanne. Ce Conseil national de la Résistance, qui groupe les mouvements, les partis et les syndicats de toute la France, c'est l'unité précairement conquise, mais aussi la certitude qu'au jour du débarquement, l'armée, en haillons, de la Résistance attendra les divisions blindées de la Libération. Jean Moulin en retrouve les membres, qu'il rassemblera si difficilement. Il retrouve aussi une Résistance tragiquement transformée. Jusque-là, elle avait combattu comme une armée, en face de la victoire, de la mort ou de la captivité. Elle commence à découvrir l'univers concentrationnaire, la certitude de la torture. C'est alors qu'elle commence à combattre en face de l'enfer. Ayant reçu un rapport sur les camps de concentration, il dit à son agent de liaison, Suzette Olivier : « J'espère qu'ils nous fusillerons avant. » Ils ne devaient pas avoir besoin de le fusiller. La Résistance grandit, les réfractaires du travail obligatoire vont bientôt emplir nos maquis ; la Gestapo grandit aussi, la Milice est partout. C'est le temps où, dans la campagne, nous interrogeons les aboiements des chiens au fond de la nuit ; le temps où les parachutes multicolores, chargés d'armes et de cigarettes, tombent du ciel dans la lueur des feux des clairières ou des causses ; le temps des caves, et de ces cris désespérés que poussent les torturés avec des voix d'enfants... La grande lutte des ténèbres a commencé. Le 27 mai 1943, a lieu à Paris, rue du Four, la première réunion du Conseil national de la Résistance. Jean Moulin rappelle les buts de la France libre : « Faire la guerre ; rendre la parole au peuple français ; rétablir les libertés républicaines dans un État d'où la justice sociale ne sera pas exclue et qui aura le sens de la grandeur ; travailler avec les Alliés à l'établissement d'une collaboration internationale réelle sur le plan économique et social, dans un monde où la France aura regagné son prestige. » Puis il donne lecture d'un message du Général de Gaulle, qui fixe pour premier but au premier Conseil de la Résistance, le maintien de l'unité de cette Résistance qu'il représente. Au péril quotidien de la vie de chacun de ses membres. Le 9 juin, le général Delestraint, chef de l'Armée secrète enfin unifiée, est pris à Paris. Aucun successeur ne s'impose. Ce qui est fréquent dans la clandestinité : Jean Moulin aura dit maintes fois avant l'arrivée de Serreules : « Si j'étais pris, je n'aurais pas même eu le temps de mettre un adjoint au courant... » II veut donc désigner ce successeur avec l'accord des mouvements, notamment de ceux de la zone Sud. Il rencontrera leurs délégués le 21, à Caluire. Ils l'y attendent, en effet. La Gestapo aussi. La trahison joue son rôle - et le destin, qui veut qu'aux trois quarts d'heure de retard de Jean Moulin, presque toujours ponctuel, corresponde un long retard de la police allemande. Assez vite, celle-ci apprend qu'elle tient le chef de la Résistance. En vain. Le jour où, au fort Montluc à Lyon, après l'avoir fait torturer, l'agent de la Gestapo lui tend de quoi écrire puisqu'il ne peut plus parler, Jean Moulin dessine la caricature de son bourreau. Pour la terrible suite, écoutons seulement les mots si simples de sa soeur : « Son rôle est joué, et son calvaire commence. Bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés, il atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous. » Comprenons bien que pendant les quelques jours où il pourrait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance est suspendu au courage de cet homme. Comme le dit Mlle Moulin, il savait tout. Georges Bidault prendra sa succession. Mais voici la victoire de ce silence atrocement payé : le destin bascule. Chef de la Résistance martyrisé dans des caves hideuses, regarde de tes yeux disparus toutes ces femmes noires qui veillent nos compagnons : elles portent le deuil de la France, et le tien. Regarde glisser sous les chênes nains du Quercy, avec un drapeau fait de mousselines nouées, les maquis que la Gestapo ne trouvera jamais parce qu'elle ne croit qu'aux grands arbres. Regarde le prisonnier qui entre dans une villa luxueuse et se demande pourquoi on lui donne une salle de bains - il n'a pas encore entendu parler de la baignoire. Pauvre roi supplicié des ombres, regarde ton peuple d'ombres se lever dans la nuit de juin constellée de tortures. Voici le fracas des chars allemands qui remontent vers la Normandie à travers les longues plaintes des bestiaux réveillés : grâce à toi, les chars n'arriveront pas à temps. Et quand la trouée des Alliés commence, regarde, préfet, surgir dans toutes les villes de France les commissaires de la République - sauf lorsqu'on les a tués. Tu as envié, comme nous, les clochards épiques de Leclerc : regarde, combattant, tes clochards sortir à quatre pattes de leurs maquis de chênes, et arrêter avec leurs mains paysannes formées aux bazookas l'une des premières divisions cuirassées de l'empire hitlérien, la division Das Reich. Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d'exaltation dans le soleil d'Afrique et les combats d'Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l'un des nôtres. Entre, avec le peuple né de l'ombre et disparu avec elle - nos frères dans l'ordre de la Nuit... Commémorant l'anniversaire de la Libération de Paris, je disais : « Écoute ce soir, jeunesse de mon pays, ces cloches d'anniversaire qui sonneront comme celles d'il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi. » L'hommage d'aujourd'hui n'appelle que le chant qui va s'élever maintenant, ce Chant des partisans que j'ai entendu murmurer comme un chant de complicité, puis psalmodier dans le brouillard des Vosges et les bois d'Alsace, mêlé au cri perdu des moutons des tabors, quand les bazookas de Corrèze avançaient à la rencontre des chars de Rundstedt lancés de nouveau contre Strasbourg. Écoute aujourd'hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le Chant du Malheur. C'est la marche funèbre des cendres que voici. À côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées. Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France... »
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Dominique Schelcher
Dominique Schelcher@schelcher·
💙🤍❤️ Le traité entre le Mercosur et l'Union européenne, c'est un peu le Shein de la concurrence déloyale pour nos agriculteurs. Je l'ai dit ce matin au micro d'@apollineWakeUp sur @BFMTV et @RMCInfo. C'est la raison pour laquelle nous n'importerons pas les produits concernés demain chez @CooperativeU. On ne peut pas avoir des exigences fortes avec nos agriculteurs et laisser entrer des produits avec des exigences moindres. Ce n'est pas juste pour eux et risque de les affaiblir encore un peu plus. Nous devons défendre nos producteurs et notre économie. D'autres pays n'hésitent pas à le faire. Et dans le contexte de crise agricole en cours, la meilleure façon de les aider côté consommateurs, c'est d'avoir le réflexe origine France pendant les courses, surtout pour les achats de Noël. 1️⃣ Retournez le produit que vous voulez acheter. 2️⃣ Vérifiez son origine. 3️⃣ S'il n'est pas d'origine France, reposez-le ! L'avenir de notre souveraineté alimentaire se joue maintenant et les consommateurs ont un immense pouvoir d'agir entre les mains.
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Deus ex Silicium
Deus ex Silicium@dexsilicium·
BOUM 💥 Nouvelle grosse vidéo, cette fois consacrée à la réalité virtuelle et dans laquelle j'explique le principe de fonctionnement des casques de réalité virtuelle #VR et mixte #MR avant d'en analyser en détail l'électronique et l'optique 🍿🍿 youtu.be/zfCQ_8-uBy0
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.NET@dotnet·
🎉 Missed #dotNETConf 2025? We’ve got you covered! From groundbreaking .NET 9 updates to AI-powered developer tools and cross-platform innovations, this year’s event was packed with insights to supercharge your (cont) msft.it/l/6016tYJQq
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Didier Maïsto
Didier Maïsto@DidierMaisto·
Je suis Français. Je ne suis que Français. Je ne vis pas « en Europe », qui est une construction politique dont je rappelle que nous avions largement voté contre en 2005. Je vis en France. Ma famille vient d’Italie. Je parle plusieurs langues, y compris des patois. L’Europe, elle coule dans mes veines. Cette Europe-là, de Casanova, de Dante, de Ionesco, de Brahms, de Tchaikovsky, de Kafka, de Picasso, d’Apollinaire, pas celle de Von der Leyen, Kallas ou des néonazis. Mes ancêtres ont versé leur sang pour que des ignares comme vous ânonnent « Moscou ! Kremlin ! Poutine ! » sans aller en prison. Mes ancêtres sont morts pour que des connes comme vous puissent vivre. Je vous emmerde, comme Cambronne, un bon Français. À pied. À cheval. En voiture. Et à dos de chameau.
Adina REVOL@AdinaRevol

@DidierMaisto Vous avez oublié Vive le Kremlin! Allez en Russie y vivre si vous êtes si mal en Europe.

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Dave W Plummer
Dave W Plummer@davepl1968·
It's time for Microsoft to have another XPSP2 moment. No more AI, no more features. Just fixes. When I was working on Windows XP, Blaster hit. It was a big enough deal that we set aside all feature work. For the next several months, all we did was improve security. We didn't add "security features"; we fixed bugs. Lots of bugs. Until there weren't security bugs to fix anymore. Then we fixed the ones we didn't know about yet. Put more simply, we stopped trying to "add value" to the product through features that PMs thought users would like, and instead we focused on the things that had been important for a long time, but overlooked. Like performance and configurability today. Rather than trying to improve and add value to the system through new AI features -now-, I argue it's time for Microsoft to stabilize, improve, and make the system more performant. And more usable for power users. Just for one release. Just till it doesn't suck.
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