Pourquoi la France accueille-t-elle un criminel de masse avéré qui instrumentalise outrageusement le génocide des Tutsi ?
Paul Kagame et son mouvement, le FPR – composé à l'origine de Tutsi exilés d’Ouganda – ont longtemps affiché un profond mépris pour les victimes tutsi de l’intérieur, qu’ils considéraient comme des « complices » passifs du régime Habyarimana et dont le sort ne leur importait peu.
Kagame est même allé jusqu’à nier le caractère ethnique des massacres par cynisme et opportunisme.
Que chacun relise les mots de Roméo Dallaire, pourtant loin d’être un adversaire de Kagame (Page 432) de "J’ai serré la main du diable" :
« Kagame m’a contredit : “L’ONU pense envoyer une force d’intervention pour des motifs humanitaires. Or, les personnes qui devaient mourir sont déjà mortes. Nous combattrons toute armée d’intervention qui viendra au Rwanda.
Laissez-vous résoudre nous-mêmes les problèmes du pays.
Cette force ne sera bonne qu’à protéger les criminels au pouvoir, car la communauté internationale se montre incapable de condamner les massacres de centaines de milliers d’innocents.
Elle présente les problèmes du Rwanda comme étant des questions ethniques, ce qui est inexact puisque les massacres ont été perpétrés contre les Tutsis et l’opposition.” »
Ici, c’est bien Kagame qui nie explicitement le caractère ethnique du génocide.
"Laissez-vous résoudre nous-mêmes les problèmes du pays." dit-il alors que plus tard, il reprochera à l'occident de n'être pas intervenu.
Page 459 : « Pendant quatre autres jours, les Américains ont semé obstacle après obstacle. Les Britanniques, quant à eux, les appuyaient timidement.
Les Français soutenaient la MINUAR 2 mais sous conditions. […]
Le FPR a fait publier une déclaration adressée au Conseil de sécurité qui ressemblait étrangement à un manifeste dirigé contre nous.
Ses porte-parole soutenaient que la MINUAR de seconde génération arrivait trop tard pour arrêter les massacres et que, de plus, elle pourrait déstabiliser la lutte du FPR pour se hisser au pouvoir.
En fait, il n’était pas trop tard, car les massacres continueraient pendant des semaines. […]
Si j’avais été un tant soit peu soupçonneux, j’aurais pu établir un lien entre la position d’obstruction des Américains et le refus du FPR d’accepter la MINUAR 2 plus importante. »
Dommage qu'aucun membre de la commission Duclert qui ne comprenait aucun spécialiste de la région des grands lacs n'aient pas lu cela.
Page 588 :
« Qui, au juste, avait tiré ses ficelles tout au long de la campagne ?
Je plongeai dans des pensées sinistres, me demandant si la campagne et le génocide n’avaient pas été orchestrés pour un retour du Rwanda au statu quo d’avant 1959, époque à laquelle les Tutsis dirigeaient tout.
Les extrémistes Hutus avaient-ils été plus dupes que je ne l’avais été moi-même ? Dix ans plus tard, je ne peux toujours pas éluder cette troublante question, surtout à la lueur des événements qui, depuis, ont eu lieu dans la région. »
Le génocide des Tutsi a fait entre 500 000 et 600 000 morts selon les estimations récentes (à distinguer des chiffres fantaisistes de la propagande kagamiste et de ses relais français).
Le nombre de victimes hutu – au Rwanda et surtout au Congo – s’élève à environ 400 000 morts selon l’analyse rigoureuse de Roland Tissot (Beyond the “Numbers Game”, Journal of Genocide Research, 2020).
A noter, le ciblage des intellectuels hutu pour s'assurer du caractère ethnocratique du système qui devait se mettre en place.
Pour mémoire, la Chambre d’appel du TPIY (Yougoslavie), le 19 avril 2004, a confirmé que l’exécution de 7 000 à 8 000 musulmans bosniaques à Srebrenica constituait un génocide – soit environ 3,5 à 4 % de la population bosniaque musulmane.
Au Rwanda et au Congo, au moins 5 % de la population hutu ont été éliminés.
Comment qualifier cela ?
Comment la France peut-elle cautionner cet apartheid mémoriel imposé par Kigali ?
Depuis trente ans, le régime de Kagame a semé la mort et la désolation en RDC, avec plus de cinq millions de victimes selon de nombreuses enquêtes.
Des morts qui auraient pu être évités sans l’instabilité régionale entretenue par Kigali.
Demain, mardi 2 juin à 17 h, un monument renforçant cet apartheid mémoriel sera inauguré sur les berges de la Seine, entre le pont de l’Alma et le pont des Invalides, en présence de Paul Kagame.
Le comble, c'est que ce monument se dressera face à celui dédié au génocide arménien – un génocide dont le Rwanda a purement et simplement effacé la trace au Mémorial de Gisozi (Kigali Genocide Memorial), principal sanctuaire de la mémoire tutsi.
Rappelons qu'à l’origine, une section entière était consacrée au premier génocide du XXe siècle.
Sous la pression directe d’Ankara, qui nie farouchement le génocide de 1915, le régime de Kagame a fait disparaître cette partie sans sourciller (enquête du Point, janvier 2024).
En échange d’infrastructures, de contrats et d’accords, Kigali a monnayé sa mémoire.
Le Kigali Convention Centre, inauguré en 2016, incarne cette hypocrisie d’État : une mémoire sélective, instrumentalisée, vendue au plus offrant.
Pour tous ceux qui considèrent que la lutte contre la négation des génocides doit être indivisible, ce monument parisien et le Mémorial de Kigali restent des symboles éclatants de renoncement et d’hypocrisie.
Tout cela est le symbole d’un régime qui exploite la tragédie des Tutsi de l’intérieur — qu’il a sacrifiés sans état d’âme —, dont il n’est certainement pas le représentant légitime, tout en piétinant sans scrupule la mémoire des autres : Arméniens, Hutu massacrés, et tous ceux dont le souvenir gêne ses intérêts ou menace sa survie.
@MBugingo@JF_LE_DRIAN Le ton utilisé trahit le manque d'arguments objectifs. Si @JF_LE_DRIAN a tord, prouve le. Les insultes confortent son argumentaire.
@amluzayamo « Nous avons réussi à impliquer le manioc dans la fabrication du manioc à hauteur de 10% , cela nous permis des faire des économies sur l’importations des blés ; l’économie de l’ordre de 10 a 20 millions de dollars », Tshisekedi 😆😆😆😆😆😆😆😆
#ÉCONOMIE 🇨🇩 : Selon la Banque africaine de développement (BAD), le Kenya et la RDC s'imposent aujourd'hui comme les principales économies industrialisées de la Communauté d'Afrique de l'Est.
Après avoir dépassé l'Éthiopie, la RDC continue de se rapprocher du Kenya grâce à la croissance de son secteur minier et à l'augmentation des investissements. Avec ses immenses réserves de cuivre, de cobalt, de coltan et de lithium, le Congo dispose d'un potentiel économique largement supérieur à celui de nombreux pays de la région.
Pendant ce temps, le Rwanda, souvent présenté comme un modèle économique, reste loin derrière les géants régionaux en termes de PIB et de capacité industrielle. Son économie demeure nettement plus modeste que celles du Kenya et de la RDC.
Le Congo est-il en passe de dépasser le Kenya ? Si la dynamique actuelle se poursuit, les prochaines années pourraient marquer un nouveau tournant pour l'économie congolaise.
@Nevesbabe@Yanbat1@Leopard_Congo@kazadi_peter@MalikaMuanza@ERIC_WEMBA1@EdmondIzuba1@petertiani007@Alix_rdc@AngelKazadi@LitsaniChoukran@VoiceOfCongo@Golva6@GallasMusic@PatrickMuyaya@kamba82@kongolo3@cris_salumu@VoiceOfCongo@KalemaOnokoko
Le Rwanda tombe encore une fois 🤣🤣🤣 , Asile et migration : un tribunal international rejette la demande d’indemnisation de 116 millions d’euros du Rwanda par la Grande-Bretagne - RTBF Actus. rtbf.be/article/asile-…
@KambaMbulu@africans816671 No, the Nobel is just a manipulation joke that doesn’t reflect reality. DRC gets a Peace Prize for “fighting” sexual violence while it’s still rampant. Rwanda rebuilt from genocide into order without one. Reality > Nobel.
@MBugingo@africans816671 Yet you ended genocide 30 years ago with no Nobel Prize up to date. 😂😂😂 are you implying that the Nobel prize we have is also yours? 😂😂😂 go check what the Nobel prize was for before shouting .
People kept saying “Visit Rwanda this, Visit Rwanda that,” but when PSG celebrated winning the UEFA Champions League, they invited a Congolese 🇨🇩 music star, Fally Ipupa, to bring Congolese culture and music to the celebration. They didn’t call a Rwandan artist they called a Congolese artist. That tells you something: no matter how much Rwanda paid for sponsorship, PSG showed the world where they believe the culture and energy came from.
@KambaMbulu@africans816671 How can a country that's been at war for 30+ years even have a Nobel Prize winner? Those prizes must be complete jokes now. Next they'll give one to someone from a refugee camp for 'outstanding resilience' while the place burns. Peak comedy.