Benoît CHRISTIAN

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@Benoit_C_

Économie, finances publiques, fiscalité, coin socio-fiscal, trappe à bas salaire, … | compte personnel

Angers, France Katılım Haziran 2011
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Olivier Redoules
Olivier Redoules@od2ole·
On voit régulièrement fleurir des études justifiant le maintien ou la hausse de crédits d'impôts et subventions sectoriels. Oui il y a sans doute un effet positif sur l'emploi du secteur en question (disons que l'on peut raisonnablement espérer que l'effet ne soit pas négatif...). Mais rien n'indique qu'il y a un effet positif sur l'emploi total ou l'activité totale de l'économie. De fait, la puissance publique subventionne un secteur au détriment des autres, et opère simplement un transfert de ressources entre secteurs. En outre, le fait qu'un crédit d'impôt finance une activité générant des recettes publiques ne signifie en rien qu'il est auto-financé comme il est prétendu ici. Le ratio de 1 à 3 est ridiculement élevé : il correspond au ratio entre le montant du crédit d'impôt et l'ensemble des recettes fiscales et sociales découlant des œuvres qui en ont bénéficié. Avec un tel calcul, on atteint un ratio infini pour les activités ne bénéficiant d'aucune subvention! L'octroi d'un crédit d'impôt ou d'une subvention à une activité représente en général (toujours?) un coût net pour les finances publiques. La question qui se pose est alors : est-ce que ce coût se justifie au regard de l'intérêt général? dans le cas contraire, son maintien représente juste une rente au bénéfice d'intérêts particuliers.
Le Box-Office des films en France et dans le Monde@boxofficefr

Les crédits d'impôt du CNC sont efficaces. Bilan du Crédit d'Impôt Cinéma visant à maintenir la production de films 🇫🇷 en 🇫🇷 : chaque € de dépense fiscale a localisé 6,4€ de dépenses en 🇫🇷(dont 2,12€ + 0,76€de recettes sociales et fiscales). #LaRéalitéDesChiffres 🤡

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Génération Libre
Génération Libre@GLthinktank·
Taxer « les entreprises » est une fiction. Ce sont toujours des salariés, des clients ou des actionnaires qui paient 👥 Continuer à surtaxer l’activité puis à la subventionner est un jeu perdant. Le Liberdeal propose d’arrêter cette comédie : supprimer les aides et baisser les impôts du même montant ⚖️ 📘 Rapport ici : generationlibre.eu/liberdeal/
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Papa chasseur
Papa chasseur@HuntDog3·
La redevance copie privée est un véritable scandale. A l'origine prévue pour "compenser" les copies pirates, elles ne se justifie plus à l'heure du streaming payant, mais aucun politique ne semble s'en émouvoir. Mais ce n'est pas tout. Voici ce qui ne va pas dans cette redevance : 1- L'assiette et le montant de la taxe sont décidés par les ayants droits (qui décident donc de combien ils vont vous taxer et qui vont ensuite empocher la somme) En d'autres termes, ce sont les artistes qui décident eux-mêmes et librement du montant qu'ils vont vous racketter lors de l'achat d'un disque dur, d'une clé USB, d'un téléphone. 1/x
Raphael Grably@GrablyR

Assez incroyable: non seulement la redevance pour copie privée n’a probablement plus aucune raison d’exister, mais elle pourrait encore augmenter. 250 millions d’euros par an ponctionnés sur les consommateurs, sans aucune justification robuste.

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Anthony Morlet-Lavidalie
Anthony Morlet-Lavidalie@AnthonyML_·
La 🇫🇷 doit revenir à un déficit primaire nul. La dernière fois que cela s’est produit, c’était en 2001. Depuis 2001, les prélèvements en % du PIB sont restés stables, tandis que les dépenses publiques ont augmenté de + de 4 points de PIB ! Nous avons un problème de dépenses !
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Billot Sylvain@BillotSyl

C'est FAUX @AnthonyML_ . Mensonge ou incompétence ? Les dépenses publiques n'augmentent pas plus vite que le PIB. Depuis 2013 (début des données de la publication), elles ont augmenté moins vite que le PIB (malgré le choc du Covid).

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Denis Ferrand
Denis Ferrand@Denis_Ferrand·
Après 30 ans d'allègements de cotisations concentrés au voisinage du SMIC, le taux d'emploi des personnes ayant le brevet des collèges pour dernier diplôme est d'environ 55 %, comme en 1993, au moment où était lancée cette politique qui visait à permettre leur retour à l'emploi
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Denis Ferrand@Denis_Ferrand

La conséquence à long terme du choix collectif de surfiscaliser le travail qualifié est la déformation progressive de la structure de l'emploi en 🇫🇷 La part de l'emploi dans les secteurs rémunérant au maximum à 80 % du salaire moyen par tête est passé de 35 à 43 % en 25 ans.

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Denis Ferrand
Denis Ferrand@Denis_Ferrand·
La conséquence à long terme du choix collectif de surfiscaliser le travail qualifié est la déformation progressive de la structure de l'emploi en 🇫🇷 La part de l'emploi dans les secteurs rémunérant au maximum à 80 % du salaire moyen par tête est passé de 35 à 43 % en 25 ans.
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Sylvain Catherine@sc_cath

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Jean-Charles Simon
Jean-Charles Simon@smnjc·
Ma tribune dans Les Échos ce jour ⤵️ Avec l'augmentation de la prime d'activité, le budget 2026 renforce un peu plus notre politique singulière de subvention des bas salaires. Là où un salarié à plus de 3 Smic perçoit environ 55% de son coût du travail en salaire net, ce qui est plus faible que partout ailleurs, ce ratio est de 74% au niveau du Smic. Si on ajoute la prime d'activité, ce niveau pourra même dépasser 100%, c'est à dire que la collectivité prend intégralement en charge les cotisations sociales patronales et salariales pour les plus bas salaires. Il faut ajouter qu'un salarié au Smic est généralement non imposable et éligible aux allocations familiales et logement, alors qu'un salarié à plus de 3 Smic peut se retrouver avec moins de 35% de son coût du travail après impôt sur le revenu. Cet écart colossal a pour origine de bonnes intentions, notamment la lutte contre le chômage des moins qualifiés. Mais il génère un effet de trappe à bas salaires très puissant, qui décourage les augmentations des moins bien payés, et surtout il tend à spécialiser l'économie française sur les activités à bas salaires. Certains secteurs sont les grands bénéficiaires de cette politique, car leur main d'œuvre payée pour l'essentiel aux alentours du Smic est largement subventionnée par le reste de la collectivité. Mais ce choix français nous conduit à une atrophie des activités à forte valeur ajoutée, qui subissent des prélèvements sociaux exorbitants par rapport à leurs concurrents étrangers. Ce choix délétère pour la montée en gamme de notre économie a pour origine principale une protection sociale obligatoire hypertrophiée, qu'on ne sait plus comment financer. La France taxant déjà à peu près tout au dessus de la moyenne européenne, et en particulier le capital, il n'y a pas de bonne alternative par des transferts d'imposition sur d'autres assiettes. La seule solution pertinente est donc de réduire le coût de notre protection sociale obligatoire de plusieurs points de PIB pour alléger le niveau des cotisations sociales au-delà de 3 Smic. lesechos.fr/idees-debats/c…
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Olivier Babeau
Olivier Babeau@OlivierBabeau·
Une fois de plus, pour répondre aux problèmes budgétaires nés d’une croissance structurellement trop faible, nous augmentons les impôts sur les forces de production et d’investissement du pays, ce qui va encore affaiblir notre croissance. Chaque année, on ne passe le budget qu’au prix du sacrifice de la croissance de l’année suivante. Ce qui rend le budget plus difficile. Donc on recommence. Ça va très bien finir, c’est sûr.
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Olivier Pasquier
Olivier Pasquier@opasquier·
@cortisquared Si tout le monde vend 10% de ses bons du trésor en même temps, les USA s'écroulent. Mais notre économie aussi.
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Corti (Cortiste)
Corti (Cortiste)@cortisquared·
Bien sûr que si nous sommes sans moyen de pression sur les USA. Ils n'ont pas de besoin vital des trucs qu'on vend (du cognac et des bagnoles de luxe - bon c'est un peu moins vrai pour les pièces aéro). On a un besoin vital des trucs qu'ils vendent.
Raphael Glucksmann@rglucks1

Face à Trump, la France et l’Europe ne doivent pas céder. Et annoncer que nous activerons l’instrument anti-coercition si les Etats-Unis passent à l’acte. Nous ne sommes pas sans moyen de pression sur l’économie américaine. Il nous manque juste la volonté de les utiliser.

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Benoît CHRISTIAN
Benoît CHRISTIAN@Benoit_C_·
@egocgp Et attention aux évolutions législatives potentielles. Les députés ont déjà essayé de supprimer le taux réduit à 15% pour les SCI Les stratégies de capitalisation sont dans le collimateur de Bercy L’IS peut être un bon outil, mais ce n’est pas un outil miracle
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Benoît CHRISTIAN
Benoît CHRISTIAN@Benoit_C_·
@egocgp L’IS est imbattable si on laisse le cash encapsulé dans un environnement IS Et il faut aussi tenir compte de la complexité. Une SCI à l’IR est plus simple à gérer (seule une compta recettes / dépenses est nécessaire). Dans mes simuls les TRI/VAN sont souvent + élevés à l’IR
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leo
leo@egocgp·
Nouvelle simulation fiscale pour un client. Impôt sur le revenu ou SCI à l'IS pour son projet ? Moins d'impôts, plus de cashflow, plus rentable. C'est bien évidemment du cas par cas. Faites-vous accompagner
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Sylvain Catherine
Sylvain Catherine@sc_cath·
Ce qui est quand même assez dingue c’est que ce genre de discussions en France tourne systématiquement autour de questions fiscales. L’investissement est une problématique fiscale au lieu d’être une question économique. Il ne s’agit pas de comprendre quel est le bon taux d’épargne ou la bonne classe d’actifs selon le profil du ménage, mais de comment organiser ses choix financiers pour conserver une plus grande part de son salaire. Symptôme d’un pays gravement malade.
Sylvain Catherine@sc_cath

Lorsque vous touchez votre premier salaire.

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Sylvain Catherine
Sylvain Catherine@sc_cath·
Ne réinventons pas l'eau chaude. Les cotisations devraient être beaucoup plus dégressives au delà d'un certain seuil de revenu. C'est la manière dont la plupart des pays fonctionnent, et surtout c'est la manière dont le système français avait lui-même été conçu et fonctionnait il y a tout juste une génération. Essayer de reproduire ce système en utilisant le nombre d'heures n'est pas optimal. Il n'y a pas de raison que deux salariés ayant produit la même richesse soit taxés de manière différente juste parce que l'un a besoin de plus de temps pour produire la même chose. C'est une taxe sur la productivité.
Bruno Retailleau@BrunoRetailleau

Au dessus de 1 623 heures, il n’y aura plus aucune cotisation pour l’entreprise ni pour le salarié. À partir de ce seuil ils ont déjà payé leur dû.

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Jean-Charles Simon
Jean-Charles Simon@smnjc·
Ce n'est hélas pas le problème de la taxation du travail en France. Notre sujet n°1, c'est celui d'une progressivité considérable des cotisations sociales patronales en fonction du niveau de salaire, qui rend ces prélèvements exorbitants à mesure que la rémunération s'éloigne du Smic. Nous avons fait un choix opposé à celui de la plupart de nos voisins, qui pratiquent des cotisations patronales plus faibles, strictement proportionnelles aux salaires, et surtout plafonnées au-delà d'une certaine rémunération. Le graphique ci-dessous illustre cette situation en 2024 (c'est encore presque pire depuis, car les seuils des allégements ont été abaissés, de 3,5 à 3 Smic pour la borne haute). Il résulte de ce choix une subvention indirecte des bas salaires par le reste de l'économie, et des effets de "trappe à bas salaires" en décourageant la hausse des rémunérations les plus faibles du fait de cette progressivité des taux patronaux. La mesure proposée ne changerait rien à cette problématique, voire l'aggraverait à la marge : elle créerait une inégalité entre rémunérations brutes similaires selon le temps de travail total, en privilégiant les rémunérations horaires plus faibles.
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Bruno Retailleau@BrunoRetailleau

Au dessus de 1 623 heures, il n’y aura plus aucune cotisation pour l’entreprise ni pour le salarié. À partir de ce seuil ils ont déjà payé leur dû.

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Emmanuel Ruimy
Emmanuel Ruimy@EmmanuelRuimy·
La faiblesse européenne n’est pas une affaire de volonté politique, de naïveté ou de vision du monde. C’est un problème économique. La puissance ne se proclame pas, elle se finance. Si les États-Unis dominent militairement, ce n’est ni par romantisme stratégique ni par culte de la force. C’est parce qu’ils dominent économiquement. L’économie produit la puissance ; la force militaire n’en est que le sous-produit. Croire que les retraites, la protection sociale ou le droit du travail sont des sujets secondaires, c’est passer à côté de l’essentiel. Ces réformes constituent le cœur dur de la puissance. À long terme, une réforme des retraites pèse davantage sur la sécurité nationale qu’un porte-avions flambant neuf. La vraie question n’est donc pas « voulons-nous être puissants ? », mais « acceptons-nous d’en payer le prix ? ». Tant que la réponse est négative, les discours sur la souveraineté relèvent de la posture. Tant que la France et l’Europe refuseront de réformer un État-providence vieillissant, conçu pour les équilibres sociaux et démographiques du XXe siècle, elles resteront structurellement faibles.
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