Pil Pol
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Pil Pol
@PilPol75
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🇫🇷 Je crois qu'il n'y a aucun pays qui véritablement rivaliser avec la France en terme de cuisine... Ici un poulet de Bresse préparé à la vapeur de Champagne.










Jambon-beurre in the making 🥖🧀🧈





Bon ce qui est rigolo c’est que les deux sont à l’Ouest. Commençons par Retailleau. Il avance que le grand avantage de la France c’est pouvoir exporter 100 TWh. C’est ne pas comprendre un truc ultra basique de l’économie : plus on exporte un produit brut, plus on se fait arnaquer. C’est l’intelligence, la sophistication, la transformation d’un produit brut en produit avancé qui fait la richesse. C’est pour ça que tout pays pauvre pour s’enrichir cherche à remonter la chaîne de valeur. S’enorgueillir d’exporter du TWh c’est l’équivalent d’être content d’exporter de la fève de cacao à 3 euros le kg plutôt que la transformer en coffret ganache Alain Ducasse découverte à 211 euros du kg. En 2026 il se trouve qu’on a un moyen simple de sophistiquer de l’électricité pour faire un poil mieux que de la vendre 58 euros du MWh à nos voisins. On utilise cette énergie pour faire tourner du data center en inférence pour servir du modèle d’IA frontière et tout à coup ça rapporte 10 ou 15 000 euros du MWh. Bref Retailleau semble trouver hyper cool et stratégique pour la France de brader son électricité alors que l’année dernière ça nous a rapporté 5 petits milliards et que transformé sur place en IA ça nous aurait rapporté 1 280 milliards d’euros. De quoi combler au bulldozer notre déficit commercial (70 milliards) et notre déficit public (152 milliards). Bon en vrai au mieux on aurait du mal à mobiliser plus de 20 TWh sur des méga clusters IA. Mais bon, ça reste de quoi faire beaucoup beaucoup de bon pognon. C’est très inquiétant que Retailleau n’ait pas conscience de ça. (Ou qu’il en ait conscience mais ne considère pas ses électeurs comme assez intelligents pour s’élever un peu.) S’il avait un peu de vision, il ajouterait une ligne budgétaire de 2 milliards de centre de calcul militaire IA souverain, histoire d’amorcer la pompe de la montée en gamme de la France. Passons à Bardella. Il designe Bruxelles et son marché de l’énergie comme le problème, alors que Bruxelles a déjà essentiellement lâché l’affaire. En effet depuis 2023, Paris a obtenu le droit de vendre son nucléaire à son coût réel via des contrats longs régulés, les fameux CfD et PPA, et la réforme européenne d’avril 2024 l’a gravé dans le marbre. Traduction simple : le prix de l’électricité française peut déjà être complètement déconnecté du spot et du merit order allemand sans rien renégocier du tout. Le cadre légal existe, il faut juste s’en servir. Donc quand Bardella dit qu’il va « remettre en cause les règles de fixation des prix » pour baisser la facture des ménages et des entreprises, il désigne un combat qui a déjà eu lieu et qui a essentiellement été gagné. Ce qui bloque la baisse des factures aujourd’hui et avant tout, ce n’est pas Bruxelles, ce sont les verrous franco-français. Premier verrou : l’héritage de quinze ans de loi NOME et d’ARENH. Ce dispositif, qui a forcé EDF à brader son nucléaire à 42 €/MWh à des fournisseurs alternatifs qui ne produisent rien, s’est éteint au 1er janvier 2026. Mais les dégâts, eux, restent : EDF surendettée, incapable de fournir à prix coûtant sans ingénierie financière lourde (SPV EPR, obligations nucléaires, garanties d’État), et une industrie de revendeurs installés qui se bat pour préserver ses marges dans le régime post-ARENH. Deuxième verrou : le nouveau mécanisme EDF-État qui remplace l’ARENH vise 70 €/MWh, pas le coût réel du nucléaire historique que la CRE estime à 60 €/MWh. L’écart de 10 €/MWh est un choix politique, pas une contrainte européenne, et il ponctionne les industriels au profit du désendettement d’EDF et des caisses de l’État. Troisième verrou : la Programmation pluriannuelle de l’énergie traîne à définir un cadre clair pour les contrats industriels longs, parce que les lobbys ENR ne veulent surtout pas que le nucléaire écrase leur prix de sortie et parce que Bercy veut croquer sa part de rente par la fiscalité. Quatrième verrou : l’État n’a toujours pas tranché politiquement entre « rente pour les ménages », « rente pour les électro-intensifs », « rente pour EDF » et « rente pour les caisses de l’État ». Tant que cet arbitrage n’est pas posé, on reste dans des demi-mesures. Donc le vrai truc à faire pour Bardella, ce n’est pas d’aller taper du poing à Bruxelles sur une porte déjà ouverte, c’est de se battre en France : solder proprement l’héritage ARENH/NOME au bilan d’EDF, renégocier à la baisse le mécanisme post-ARENH pour se rapprocher du coût réel du nucléaire, dégager les fournisseurs alternatifs qui ont squatté la rente pendant quinze ans sans rien produire de stratégique, et forcer un arbitrage politique clair sur la destination de cette rente. Ça c’est du boulot de chef de gouvernement, pas de la com pour CNews. On pourra toujours aller gratter à Bruxelles à la marge, mais soyons clairs : l’essentiel du gain potentiel pour le pouvoir d’achat des Français est national, pas européen. Y consacrer du capital politique, c’est se tromper de bataille. Bref, sur ce sujet ultra basique et essentiel de l’énergie les candidats de 2027 ne sont pas encore du tout au point.





i am sick of hearing from europeans about the world cup THIS IS MY FINAL WARNING
















