
Cyril Bonnet
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Cyril Bonnet
@cyrilbonnet
📷 Journaliste au service vidéo @Le_NouvelObs


Pour @datirachida, la liberté de la presse s'arrête aux portes de son QG de campagne. @Le_NouvelObs, qui s'est vu refuser une accréditation, dénonce cette atteinte à la liberté d'informer, particulièrement inquiétante de la part d'une ex-ministre de la Justice et de la Culture



[#Thread 🧵] Le verdict du procès dit des viols de Mazan a été rendu ce 19 décembre. Pendant plus de trois mois, @Le_NouvelObs a assisté aux audiences devant la cour criminelle du Vaucluse. Retour sur un procès historique ⤵️ nouvelobs.com/justice/202409…






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Je veux consigner ici les propos tenus sur moi par @Cyrilhanouna le 4 avril dans l’émission @TPMP, et cautionnés plus tard par @PascalPraud : « Lui, c’est le bébête show, les vieux là. Il ne comprend plus rien, il ne sait plus ce qu’il dit, les mots qui sortent, il ne les contrôle même pas, il ne sait même pas ce qu’il dit, le mot est déjà parti, il remet son dentier. » Sur le plateau, les chroniqueurs ont ri. Il faut analyser ces propos en allant du particulier au général. La vie est une ironie : on vieillit ou on meurt. Je vieillis. Je préfère. Je lis les benêts de X qui stigmatisent le travail que fait la nature sur ma personne. Je méprise ces commentaires. Ils ne méritent pas d’autre traitement. En revanche, je ne peux décrire les sentiments que j’ai ressentis en entendant un animateur célèbre, une vedette de la télévision, un homme enrichi par son métier, adulé par ses téléspectateurs, dire que les mots sortaient de ma bouche sans que j’en maîtrise le sens, assurer ensuite que je rajustais un dentier. Cette violence, vide de sens, centré sur le physique et presque sur l’intimité, m’a suffoqué. En outre, relisez les phrases, il n’y a aucun effet comique, aucune recherche de drôlerie. C’est une suite de mots ni pensée, ni pesée, spontanée et décousue, donc dénuée professionnalisme. Les chroniqueurs sourient ou s’esclaffent. Pourquoi ? Peut-être sont-ils prisonniers de leur salaire. Ce serait une explication. Ce ne sera pas une excuse. Entrons dans le général. Toute personne dont le métier est public remplit une fonction de représentation. Ce que cette personne exprime publiquement, dans un journal, à la radio, devant des caméras, entre dans le champ de ce qui peut être dit dans la démocratie. « Cyril l’a dit, je peux le répéter » : nourrir ainsi la bêtise et encourager la méchanceté, notamment sur les réseaux sociaux, revient à endosser une drôle de responsabilité. A bien des égards, Cyril Hanouna apparaît comme une exception dans le paysage audiovisuel. On n’entend pas sur d’autres plateaux, et on n’est pas prêt d’entendre, ce genre de phrase : « Eh coco, on comprends rien à ce que tu dis, remet ton dentier. » Ce comportement, dérogatoire à tous les usages de la vie en société, n’est en réalité possible que par la démission des supérieurs, des directeurs, des employeurs, des patrons de l’individu qui le laissent libre de tout dire et de tout faire. Est-ce pour préserver l’argent qu’il fait entrer dans les caisses ? Est-ce par peur d’affronter une création médiatique devenue incontrôlable ? Au fond, peu importe les raisons. Aucune d’entre elles ne justifieront jamais de ployer sous l’insulte et de se taire pour ne pas risquer de déplaire à l’homme qui se comporte comme un enfant.


