
David Miet
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David Miet
@MietDavid
We are not designing cities. We are scaling the power of people to reshape them. Co-founder & CEO @V_Vivantes. 🇫🇷 Engineer, architect & urbanist. PhD.


Construire des logements neufs fait-il réellement baisser les loyers, y compris pour les ménages qui n'accéderont jamais au neuf ? La réponse, documentée par une stratégie d'identification causale particulièrement robuste, est affirmative. Et elle nous vient, en particulier, d'une étude publiée par la London School of Economics en 2023. * L'étude « Secondary Housing Supply » d'Andreas Mense (IAB Nuremberg & LSE, avril 2023) porte sur le marché allemand entre 2010 et 2018. Elle s'appuie sur deux sources de données exhaustives : l'intégralité des achèvements de logements enregistrés sur la période (Statistik der Baufertigstellungen), et environ 80 à 90 % des annonces locatives du marché allemand, collectées sur trois grandes plateformes en ligne. Le défi méthodologique central de ce type de travail est connu : offre et demande de logement se déterminent simultanément. Une corrélation entre construction et niveau des loyers ne permet donc pas, en soi, d'inférer une relation causale. Mense résout cette difficulté en mobilisant un instrument exogène : les chocs météorologiques pendant la phase de construction. Les épisodes prolongés de pluies estivales (juillet-septembre) et la profondeur du gel de février retardent significativement les chantiers. Le béton et le mortier mettent plus de temps à sécher ; certains liants et matériaux ne peuvent simplement pas être appliqués sous fortes pluies ; et la durée effective de travail diurne se réduit. Ces aléas climatiques sont, par construction, indépendants de l'état du marché immobilier local. Dans un secteur de la construction opérant à pleine capacité, ce qui était documenté en Allemagne sur l'ensemble de la période, ces retards ne se rattrapent pas l'année suivante. Le déficit d'offre induit par les aléas climatiques se prolonge donc dans la durée. La variation purement météorologique est ensuite utilisée comme variable instrumentale dans une estimation 2SLS (doubles moindres carrés) : on isole d'abord la part de la construction expliquée uniquement par la météo, puis on mesure son effet sur les loyers. * Les résultats principaux : > Élasticité estimée : une hausse de 1 % du flux annuel de logements neufs entraîne une baisse de 0,2 % des loyers moyens locaux. > L'effet se diffuse sur l'ensemble de la distribution des loyers, du 1er décile (–0,14) au 9e décile (–0,29). Aucun segment n'est épargné. > La robustesse est confirmée sur des sous-échantillons restreints aux territoires à forte croissance de l'emploi, du revenu salarial et du revenu des ménages. L'élasticité y reste comprise entre –0,16 et –0,30. > Pour un logement neuf supplémentaire, 4,8 unités anciennes additionnelles apparaissent sur le marché locatif dans les douze mois suivants. * Ce dernier résultat constitue l'apport théorique central de l'étude. Mense documente empiriquement le mécanisme d'"offre secondaire" (secondary housing supply) : chaque emménagement dans un logement neuf déclenche une cascade de mobilités résidentielles, qui libèrent à leur tour des unités dans tous les segments du marché. Un modèle structurel dynamique de choix discret, estimé sur les données du Panel socio-économique allemand (SOEP), simule explicitement ce mécanisme et confirme l'ampleur du résultat : entre 4,6 et 6,2 mouvements dans le parc locatif par logement neuf, selon que le choc porte sur le neuf en accession ou sur le neuf locatif. Ce mécanisme est important : il ne suppose pas que les logements neufs (souvent haut de gamme) soient des substituts directs aux logements modestes. Il suffit que les premiers attirent des ménages qui, en déménageant, libèrent des logements de gamme intermédiaire, eux-mêmes occupés par des ménages qui en libèrent d'autres, et ainsi de suite. C'est la mobilité résidentielle elle-même, et non l'interchangeabilité des biens, qui diffuse l'effet de l'offre nouvelle dans tous les segments du marché. * La conclusion de l'auteur, dans ses propres termes : « Restrictions to market-rate housing supply are harmful to low-income renters, as even the supply of single-family homes can lower this group's housing cost burden. » 🔗 Étude : eprints.lse.ac.uk/118645










In #Dallas, renting a home hasn’t been this affordable since 2008.

It’s not that people dislike urbanism. They just dislike what it is today. People want safe, orderly, and interesting places.


The City of Festus, MO canceled their Council meeting for tonight following last night's election whereby citizens voted out of office every single member who voted for the data center there that the people did not want. Micro to macro, that is how we hold them accountable.
















