Jessy - Next Gain
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Jessy - Next Gain
@TheNextGain
Je dis ce que je pense sur l’actualité, l’économie et la finance ~ 8 ans d’expérience sur les marchés financiers.








🚨 Sommes-nous dans une bulle IA ? Chacun utilise le mot avec une définition différente. Pour certains, une bulle signifie que les actions montent trop vite, et pour d’autres, ca veut dire que les valorisations sont élevées. Pour moi, c’est différent et je vais m’expliquer. 📚 À mes yeux, une bulle est quand le marché ne price plus un scénario probable mais un scénario rêvé présenté comme inévitable. C’est le moment où les investisseurs cessent progressivement de réfléchir en termes de probabilités, de cyclicité, de concurrence, de contraintes physiques ou de risques d’exécution, et commencent à considérer que la trajectoire future est quasiment acquise. 📈 Une bulle ne naît pas d’un mensonge. Les plus grandes bulles de l’histoire sont souvent parties d’une vérité comme Internet, les chemins de fer et l’électricité aussi. Aujourd’hui, l’IA est une révolution qui va transformer l’économie mais le problème est de savoir si les marchés financiers commencent à valoriser cette transformation comme si chaque investissement allait forcément produire des rendements gigantesques et durables sans aucune friction. 📊 Quand on regarde le cycle IA, il faut reconnaître que nous ne sommes pas dans une bulle vide car les revenus et les profits existent. Les dépenses observées aujourd’hui répondent à une demande immédiate et tangible, et ne sont pas uniquement alimentées par l’espoir. Par contre, un marché peut partir d’une réalité économique totalement légitime puis progressivement entrer dans une dynamique d’extrapolation excessive. C’est ce qu’on commence à voir. 🤔 Aujourd’hui, les marchés ne pricent pas qu'une croissance forte de l’IA, mais aussi un scénario dans lequel cette croissance resterait gigantesque pendant des années, avec des marges très élevées, peu de concurrence, aucune surcapacité majeure et une monétisation finale capable d’absorber des niveaux de capex historiques. En clair, le marché dit implicitement que les investissements actuels produiront forcément une valeur économique colossale plus tard. Sur ça, je suis en désaccord parce qu’il existe aujourd’hui une différence énorme entre ce que nous voyons très clairement et ce que nous supposons. 🧐 Ce que nous voyons clairement, ce sont les dépenses. Toute la partie “picks and shovels” de l’IA est extrêmement visible. Par contre, la question difficile concerne la monétisation finale. Qui capturera réellement la valeur économique dans dix ans ? Quels usages produiront suffisamment de revenus pour justifier les centaines de milliards investis aujourd’hui ? Est-ce que toutes les entreprises qui achètent de la capacité compute généreront réellement des cash-flows proportionnels ? Personne n’a encore véritablement la réponse et c’est là qu’apparaît une mécanique réflexive typique des bulles. 🫧 Les hyperscalers annoncent des capex records donc les semi-conducteurs montent. Les semi-conducteurs montent donc le marché considère que le narratif IA est validé. Cette hausse des valorisations facilite ensuite encore davantage les investissements, les levées de capitaux, les partenariats, les financements et les dépenses. Puis ces nouvelles dépenses viennent à leur tour confirmer la force du cycle. À ce moment-là, le prix des actifs participe lui-même à renforcer la croyance collective dans cette réalité future. 💰 Autre chose. Ce qui rend la situation encore plus particulière aujourd’hui, c’est que tout cela se produit dans un environnement qui, théoriquement, ne devrait même pas permettre un tel niveau d’euphorie. Historiquement, les grandes bulles se développent souvent dans des contextes de liquidité abondante et de coût du capital extrêmement faible. Aujourd’hui, les taux restent élevés, les conditions financières sont beaucoup plus restrictives qu’au cours des années 2010, et pourtant les marchés continuent de financer une expansion massive des infrastructures IA. 🇺🇸 Le rôle de Trump devient aussi intéressant parce qu’au-delà de la politique, Trump alimente une vision extrêmement agressive de la croissance américaine, de la souveraineté technologique et de la domination économique des États-Unis. Son discours pousse l’idée qu’il faut accélérer massivement les investissements stratégiques, déréguler, relocaliser, produire davantage sur le sol américain et gagner la guerre technologique contre la Chine. L’IA devient un sujet géopolitique, industriel et idéologique. Quand un actif cesse d’être simplement une opportunité financière pour devenir un enjeu national ou civilisationnel, les marchés ont tendance à devenir beaucoup moins disciplinés sur les valorisations. 🤷♂️ Beaucoup moins de gens se demandent où se trouvera réellement la demande solvable capable d’absorber toute cette infrastructure. Aujourd’hui, une énorme partie de la consommation IA réellement monétisable reste concentrée entre les mains d’une portion très réduite de la population et des entreprises les plus avancées technologiquement. Au final, combien de personnes paient réellement des abonnements IA élevés ? Combien d’entreprises génèrent déjà un ROI massif et mesurable grâce à ces outils ? ➡️ Ma vision est assez simple : nous sommes entrés dans une forme de bulle liée à l’IA, mais c’est une vraie révolution technologique, alimentée par des fondamentaux réels, dont certaines parties du marché commencent à être valorisées comme si le futur parfait était déjà acquis. La majorité refuse de le voir et cela renforce davantage ma vision.






🚨 Je vois certains comptes Twitter s'indigner de ce rally sur les marchés, et je peux les comprendre car ça peut paraître contre-intuitif à première vue. En réalité, le marché price un scénario, et surtout une trajectoire. 🏦 Le point de départ de mon raisonnement fut la conférence de presse de Powell qui a mis en lumière la résilience de la consommation des ménages américains, soutenue par l'effet de richesse, notamment dans les services. Même si l'Amérique "d'en bas" rencontre des difficultés, l'économie américaine ne montre pas de signes d'inquiétude majeure à court terme concernant sa croissance. Le marché de l'emploi se normalise compensant les licenciements par les embauches. L'incertitude principale réside finalement dans l'inflation dont l'évolution dépendra de la durée du conflit actuel. Du coup, le point clé de mon raisonnement était que le marché ne trade pas le conflit en lui-même mais sa durée et ses conséquences macro. 🤔 Dans mon scénario, il y avait une hypothèse centrale : une fin de conflit/apaisement prochainement qui permettrait d’éviter un vrai scénario stagflationniste ou récessionniste aux yeux du marché. Si ça se confirme, alors ce qu’on vit aujourd’hui sera perçu rétrospectivement comme un simple trou d’air. Dans ce cas, les flux vont se repositionner assez logiquement sur les matières premières liées à la croissance, les métaux précieux (en couverture géopolitique), les émergents, l'IA/robotique, et une partie des financières et des actifs réels. 1⃣ Pourquoi ces poches-là ? Parce que derrière, il y a un enchaînement macro assez cohérent. D’abord, la question du dollar. À court terme, il sert de refuge, donc il tient, mais si le stress retombe, il y a un vrai risque de retournement du DXY. Un dollar qui baisse est mécaniquement favorable aux matières premières et aux émergents. Ajoutez à cela une géopolitique qui reste instable structurellement, et on a un cocktail qui soutient les métaux précieux et certaines commodités stratégiques. 2⃣ Ensuite, le deuxième pilier de mon scénario est l’IA. Même dans un environnement un peu dégradé, l’IA reste le moteur principal de la croissance américaine. Les entreprises peuvent couper ailleurs, licencier, optimiser leurs coûts mais elles ne vont pas couper les investissements dans l’IA. Les CAPEX sont “protégés” sur ce segment (pour l'instant), et le marché le comprend très bien. C’est pour ça que les valeurs liées à l’IA, aux semi-conducteurs, à la robotique ou même aux drones restent structurellement payés. 💵 Côté Fed, ça donne aussi quelque chose d’assez subtil. Si le marché du travail commence à montrer des signes de faiblesse, mais sans effondrement, la Fed ne va pas forcément arrêter son cycle mais plutôt le décaler. On reste dans une logique de détente monétaire mais plus lente. Ce n’est pas un pivot brutal mais un ajustement et les marchés actions peuvent très bien vivre avec. 3⃣ Le troisième point, plus politique, est l’idée que certaines dynamiques électorales pourraient rebattre les cartes aux États-Unis. Sans rentrer trop dans le détail, le marché commence aussi à intégrer des scénarios politiques qui peuvent influencer la régulation, la fiscalité et donc les flux sectoriels. C’est quelque chose qui va monter en puissance dans les prochains mois. 🤷♂️ Maintenant, là où il faut être très clair, c’est que le marché n’est pas rationnel au sens où il aurait raison, il est cohérent avec le scénario qu’il price. Aujourd’hui, il price un scénario optimiste qui reste conditionnel, qui tient tant que certaines variables ne dérapent pas. Si le conflit s’enlise, si le pétrole explose durablement, si l’inflation repart, si les taux longs remontent violemment, alors tout ce narratif peut se retourner très vite. C’est pour celà qu’il ne faut pas tomber dans l’euphorie actuelle. Le marché est en train de profiter d’une fenêtre et monte parce qu’il peut monter, pas parce que tout va bien. ⚠️ Mon scénario est en train d’être validé mais il faut le comprendre pour ce qu’il est. C'est un pari du marché sur un monde où les risques restent contrôlés. Tant que ce pari tient, on peut continuer à voir de la performance mais le jour où il est remis en question, l’ajustement peut être brutal, très brutal. Les prochaines vraies données macro, les résultats d’entreprise, les signaux sur l’inflation, les taux, l’énergie vont décider si on prolonge ce rally ou si on revient à la réalité.

🇩🇪🇪🇺 FLASH | Ursula von der Leyen regrette l'abandon du nucléaire par son pays : « En regardant en arrière, je pense que c'était une erreur stratégique pour l'Allemagne d'abandonner l'énergie nucléaire. Si nous sommes sérieux au sujet du climat, le gaz et le charbon sont bien pires que le nucléaire. »



Épargne moyenne en 2025 : 18-24 ans → 3 000 € 25-29 ans → 5500 € 30-39 ans → 13 000€ 40-49 ans → 24 000 € 50-59 ans → 32 000€ 60-69 ans → 40 000 € Effarant 😳💰










Le Parlement européen exige 200 milliards € de plus pour le budget UE 2028-2034. La Commission propose 5 nouvelles taxes européennes : ✅ Émissions de gaz à effet de serre ✅ Taxe carbone aux frontières (CBAM) ✅ Déchets électroniques ✅ Grandes entreprises (+100M€ de CA) ✅ Tabac Rendement estimé : 58,2 milliards €/an. Les négociations s'annoncent brutales... Les États membres ne veulent PAS augmenter leurs contributions donc un se dirige vers un clash inévitable.





