
Invrest
393 posts



🇫🇷 Comment policiers et gendarmes traquent les malfaiteurs du domaine de la crypto. Selon les enquêteurs, la cryptomonnaie est une aubaine pour les activités criminelles. En effet, que ce soit dans le trafic de stupéfiants ou dans les réseaux du grand banditisme, les criminels utilisent de plus en plus de cryptomonnaies. « Les malfaiteurs utilisent cette monnaie dans leurs transactions illicites pour acheter des produits stupéfiants, des véhicules volés ou des armes, principalement sur le darknet. On peut aussi évoquer le cas de l'achat de données qui auraient pu être dérobées lors de cyberattaques. Ces données vont ensuite servir à commettre d'autres agissements comme des escroqueries en ligne » explique le colonel de gendarmerie Florian Manet, qui commande la division des enquêtes spécialisées au pôle cyber du Ministère de l'Intérieur. Chaque année, on estime à 50 milliards de dollars le préjudice de l'usage illicite des cryptomonnaies à travers le monde. Les enquêteurs, gendarmes comme policiers, doivent s'adapter à ces nouvelles pratiques. « Dans un premier temps, on va développer la sensibilisation de tous les enquêteurs à la détection de cryptomonnaie dans les enquêtes » signale la commissaire Sophie Robert, qui dirige la Brigade financière anti-corruption (BFAC), une nouvelle entité de la police judiciaire parisienne lancée jeudi 5 juin et spécialisée notamment dans le détournement de fonds publics ou la fraude fiscale. Sophie Robert précise également que « le milieu de la criminalité en col blanc blanchit également son argent fraudé en cryptomonnaie ». Pour les enquêteurs, il est très difficile d'arriver à suivre des flux financiers parfois totalement anonymes, et donc théoriquement intraçables. Sauf que c'est faux pour la plupart des cryptomonnaies qui sont totalement traçables, encore faut-il être suffisamment formé pour pouvoir suivre les fonds. « La facilité des transactions évite le risque de se déplacer avec une valise pleine d'argent, d'avoir recours à un tiers de confiance qui va opérer cette transaction, parfois sur des continents différents » explique le colonel Florian Manet. Pour suivre l'argent et identifier les criminels, les enquêteurs s'équipent notamment de coûteux logiciels spécialisés, espérant mettre la main en perquisitions sur les clefs privées pour accéder aux fonds. Au total, 90 millions d'euros ont été saisis ces dix dernières années selon les chiffres de l'AGRASC, l'agence de gestion des avoirs confisqués.




































