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Fondée en 2014, la Ligue belge contre l'antisémitisme a pour objet la lutte contre l'antisémitisme sous toutes ses formes.

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Joël Rubinfeld dénonce une "menace très claire" contre la circoncision en Belgique, après la poursuite judiciaire de mohels #ÇaSeDébat
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Joël Rubinfeld
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Israël, nouveau “Dreyfus des nations”? Joël Rubinfeld dénonce “un procès permanent” Dans un entretien accordé à Grégoire Canlorbe, publié le 5 mai 2026 par Gatestone Institute, Joël Rubinfeld, président fondateur de la Ligue belge contre l’antisémitisme, développe une thèse forte: depuis le 7 octobre 2023, Israël aurait remplacé le capitaine Dreyfus sur le banc des accusés. Pour lui, l’État juif est aujourd’hui jugé comme Dreyfus hier, non seulement pour ce qu’il fait, mais pour ce qu’il est. Dans cet entretien, Joël Rubinfeld parle d’un “procès Dreyfus” sans fin. La comparaison est lourde. Elle renvoie à une mécanique ancienne: celle de l’accusation obsessionnelle, du soupçon systématique et de la culpabilité présumée. Sauf qu’ici, selon lui, ce n’est plus un homme qui est poursuivi. C’est un État. Israël serait devenu le “Dreyfus des nations”. “Un procès permanent contre l’État juif” Pour Rubinfeld, les nouveaux “procureurs” de ce procès seraient les agences de l’ONU, certains rapporteurs internationaux, Amnesty International, Human Rights Watch, Oxfam, la Ligue des droits de l’homme, mais aussi tout un écosystème militant, universitaire, médiatique et culturel qui prétend parler au nom des droits de l’homme. Le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme estime que les manifestations dites “pro-palestiniennes” ne sont pas toujours animées par une réelle préoccupation pour les Palestiniens. Si tel était le cas, avance-t-il, elles dénonceraient d’abord le Hamas, qu’il présente comme “le poison” et “le cauchemar” du peuple palestinien lui-même. Il rappelle que le Hamas avait remporté les élections législatives palestiniennes de 2006, avec 56% des voix, un scrutin qui reste le dernier du genre. Rubinfeld s’inquiète surtout de la pression de la rue sur les responsables politiques européens. Il affirme que beaucoup raisonnent désormais de manière arithmétique: d’un côté les Juifs, assimilés à Israël; de l’autre les musulmans, assimilés à la Palestine. Cette réduction communautaire, qu’il juge simpliste et raciste, produirait des calculs électoraux cyniques. Bruxelles, symptôme d’un malaise européen En Belgique, souligne Rubinfeld, il y a environ 30.000 Juifs et 900.000 musulmans (l'ambassadeur du Maroc interviewé par @21NewsBE évalue à 800.000 les seules personnes d'origine ou de nationalité marocaine sur notre sol). Certains élus en concluraient qu’ils ont davantage à gagner à soutenir la cause palestinienne qu’à défendre Israël ou les communautés juives. La formule la plus explosive de l’entretien concerne Bruxelles. Selon Rubinfeld, “compte tenu de sa démographie spécifique, l’antisémitisme est devenu un atout électoral” dans la capitale belge. Il ne parle pas ici de l’ancien antisémitisme nostalgique du nazisme, mais d’un antisémitisme contemporain, qui passe par l’assimilation de Gaza à Auschwitz, la diabolisation d’Israël et le remplacement des slogans antijuifs par des slogans antisionistes. Une communauté juive en sursis L’ancien vice-président du Congrès juif européen va plus loin: il estime que l’avenir de la communauté juive de Belgique est désormais menacé. Celle-ci ne représente déjà plus que 0,25 % de la population belge. À ses yeux, l’exode est en cours et pourrait s’accélérer. D’ici 2050, avance-t-il, la communauté juive belge pourrait passer de 30.000 personnes aujourd’hui à moins de 10.000. La tentation de se dissocier L’entretien aborde également un autre sujet sensible: certains Juifs - assez rares - qui rejoignent, selon lui, le camp des accusateurs d’Israël. Rubinfeld mobilise ici le concept de “haine de soi juive”, popularisé par Theodor Lessing au début du XXe siècle. Il y voit moins une simple divergence politique qu’un mécanisme psychologique de survie: certains, confrontés à la pression sociale ou à l’hostilité, chercheraient à se dissocier de leur propre héritage pour être acceptés. Il compare ce réflexe à celui d’un enfant qui, face à un parent violent ou terrifiant, finit par se convaincre que le problème vient de lui. En donnant raison à son bourreau, il espère être aimé, protégé, épargné. Rubinfeld cite à ce sujet le psychiatre Kenneth Levin et son livre The Oslo Syndrome, consacré aux illusions d’un peuple assiégé. Mais, selon lui, cette stratégie échoue: le bourreau continue de tourmenter. Rubinfeld prend soin de distinguer deux choses. Quitter le judaïsme, dit-il, relève de la liberté individuelle. Ce n’est pas condamnable en soi. En revanche, basculer dans l’antisémitisme pour prouver que l’on n’appartient plus au groupe d’origine devient, selon lui, un problème politique et moral. Il cite plusieurs figures historiques ou contemporaines pour illustrer ce basculement: Nicholas Donin, Pablo Christiani, Bernard Lazare avant son engagement dreyfusard, Gilad Atzmon ou encore Karl Kraus. L’entretien est parfois dur à entendre mais assumé comme tel. Il a le mérite de poser une question que beaucoup préfèrent contourner: la critique d’Israël est-elle encore, dans certains milieux, une critique politique classique, ou est-elle devenue le masque acceptable d’un nouvel antisémitisme? Pour Joël Rubinfeld, la réponse ne fait guère de doute: Israël est aujourd’hui jugé comme Dreyfus hier, non pour ce qu’il fait seulement, mais pour ce qu’il est. [Article de @NicolasdePape publié par 21News 21news.be/israel-nouveau…] @Bart_DeWever @BernardQuintin_ @AnneliesVl @prevotmaxime @FranckenTheo @GLBouchez @SophieRohonyi @PaulMagnette @YVerougstraete @GillesVdBurre @Sophie_Wilmes @GasGrosjean @ddemeeus @Gauvain_D_Santo @Fred_Chardon @ArnaudFarr @acaranto @FabriceMelchior @mbouche84 @JPJacqmin @Beadelvaux @grikos @Le_Bux @ChDeborsu @grosfilley @quatremer @Sifaoui @ErwanSeznec @NoraBussigny @Enthoven_R @marcweitzmann @emma_ducros @SophiaAram @GeWoessner @fogiesbert @celine_pina @BanonTristane @kschnurbein
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Joël Rubinfeld
Joël Rubinfeld@joelrubinfeld·
Alain Soral, l’antisémite international Depuis 2007, l'antisémite rouge-brun-vert Alain Soral accumule les condamnations judiciaires en France et en Suisse — dont certaines assorties de peines de prison ferme — pour antisémitisme, négationnisme, provocation à la haine raciale, incitation à la violence armée, apologie de crimes contre l'humanité, etc. Ancien membre du Parti communiste, du comité central du Front national et candidat du Parti antisioniste aux élections européennes de 2009, @officielsoral s'est exilé le 26 février dernier à Moscou pour échapper à la prison. Au micro de l’agence de presse russe TASS, Soral a débité pendant plus d'une heure son traditionnel flot d'insanités, pétri d'un antisémitisme protéiforme (antijudaïsme, antisémitisme, antisionisme). La vidéo ci-dessous en reprend quelques extraits. En visionnant cette interview, une question cruciale se pose: pourquoi Soral est-il, à juste titre, frappé d’infamie pour ses diatribes antisémites, tandis que des propos procédant des mêmes ressorts ne suscitent ni indignation ni même émoi lorsqu’ils sont le fait de responsables politiques issus de partis démocratiques? Ne voit-on pas la similarité entre les propos de Soral qui accuse @Le_CRIF de “dicter sa loi à la République française” et Israël de dominer le Congrès américain “par son pouvoir de corruption par l'argent”, et ceux de @RuttenGwendolyn, députée flamande et ex-présidente du parti libéral flamand Anders, qui accuse la société américaine Moroccanoil — qu'elle qualifie d'“entreprise juive” — d'imposer la participation d'Israël au Concours Eurovision de la chanson à coups de billets verts: “Il y a beaucoup d'argent derrière”, “L'argent vient d'Israël”, “Il y a un lobby derrière”, “Frappez-les là où ça fait mal, c'est-à-dire au portefeuille”? Ne voit-on pas la similarité entre les propos de Soral et ceux de @SammyMahdi, président du parti chrétien-démocrate flamand CD&V, lorsqu'ils nazifient tous deux l'État juif et l'accusent d'œuvrer à l'établissement du “Grand Israël”? Ne voit-on pas la similarité entre les propos de Soral et ceux des présidents de formations politiques belges — dont trois des cinq partis au pouvoir — lorsqu'ils propagent le trope antisémite du “génocide de Gaza”? Sans doute ces politiciens n’ont-ils jamais été condamnés par la justice, et sans doute appartiennent-ils à des partis démocratiques, mais les propos repris ci-dessus véhiculent une charge antisémite que Soral ne renierait pas. Au fond, la question est moins celle de l'antisémitisme ordurier de Soral que celle d’un double standard: ce qui vaut l'opprobre à un antisystème semble, dès lors que des propos comparables émanent de responsables politiques mainstream, se dissoudre dans l’indifférence. C’est cette faillite morale — plus encore que les outrances d’un délinquant passé à l'Est — qui devrait tous nous alarmer. SOMMAIRE DE LA VIDÉO 1. Alain Soral, l’antisémite international 2. Exilé à Moscou, Soral se livre à l’agence TASS 3. Le syndrome de Nuremberg 4. La France juive de Soral 5. Le péril LGBT 6. Epstein, le tropisme sioniste et l’Occident dégénéré 7. Soralov, croisé des steppes 8. Le projet du Grand Israël 9. United States of Israel 10. Poutine, petit protecteur des peuples 11. Vladimir, mon amour [Interview intégrale disponible ici: youtube.com/watch?v=RieZBc…] @quatremer @Enthoven_R @CarolineFourest @SophiaAram @Sifaoui @NoraBussigny @ErwanSeznec @GeWoessner @BanonTristane @celine_pina @marcweitzmann @Yonathan_Arfi @KhanNRachel @Olivennes @lucdebarochez @frhaz @GWGoldnadel @SwordOfSalomon @PKlugman @ericbrunet @DariusRochebin @margothaddad @ruthelkrief @francoisedegois @ESzeftel @PascalPraud @EmilieFreche @juliendray @CarolineYADAN @jdomerchet @auroreberge @apollineWakeUp @JJBourdin_off @MelkiMuriel @arnoklarsfeld @NaomiHalll @AlexDevecchio @BrunoTertrais @briceculturier @daoud_kamel @emma_ducros @XavierGorce @CWeillRaynal @HillelNeuer @claudeposternak @BHL
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Joël Rubinfeld@joelrubinfeld·
Joël Rubinfeld : “La Belgique laisse s’installer un antisémitisme d’État” Suite à l’explosion survenue devant la synagogue de Liège, @21NewsBE a interrogé @joelrubinfeld. Membre fondateur et président de la Ligue belge contre l’antisémitisme, ancien président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique, ancien vice-président du Congrès juif européen et co-président du Parlement juif européen, il replace cet acte dans une séquence beaucoup plus large. Au fil d’un long entretien, il décrit une Belgique où, selon lui, l’antisémitisme n’est plus une résurgence marginale mais un climat, entretenu par des irresponsabilités politiques, des aveuglements médiatiques, une permissivité judiciaire et une démission plus générale des élites. De Liège à l’Affaire Dreyfus, du 7 octobre à l’exil silencieux des jeunes Juifs belges, il livre un diagnostic sombre, mais qu’il dit préférer appeler lucide. Propos recueillis par @harrison_dubus. 21News: Quelle a été votre première réaction en apprenant l’explosion survenue devant la synagogue de Liège? Joël Rubinfeld: La révolte, d’abord. Pas la surprise. La révolte, parce qu’une nouvelle fois un site juif est pris pour cible. Fort heureusement, il n’y a pas eu de victimes; il n’y a, à ce stade, que des dégâts matériels. Mais enfin, nous parlons tout de même d’une attaque contre une synagogue. Ce n’est pas anodin. Si je ne suis pas surpris, c’est parce que cela s’insère dans le climat dans lequel nous vivons en Belgique depuis longtemps, et plus encore depuis le 7 octobre 2023. Depuis cette date, il y a eu une flambée de haine antisémite. Les chiffres d’Unia, même s’ils ne disent jamais que la partie visible de l’iceberg, permettaient déjà de mesurer l’ampleur du phénomène: dans les trois mois qui ont suivi le 7 octobre, on a observé une hausse de 1000% des actes antisémites par rapport à la même période de référence. Quand on laisse monter un tel climat, il ne faut pas feindre ensuite de découvrir ses conséquences. Vous parlez d’un climat. Qu’est-ce qui, selon vous, l’alimente concrètement? Il est alimenté à plusieurs niveaux, par plusieurs pouvoirs à la fois. C’est pour cela que je parle depuis plus d’un an d’un antisémitisme d’État. Je sais que l’expression choque, mais je la maintiens. Il faut regarder les choses au niveau de l’exécutif, du législatif, du judiciaire, et aussi du quatrième pouvoir, qui est pour moi le premier: les médias. Au niveau politique, il y a des déclarations incendiaires, des complaisances, des ambiguïtés, des calculs, des lâchetés. Des responsables jouent avec le feu. Et au bout du compte, ce sont les Juifs qui pâtissent. Quand des responsables politiques désignent sans cesse le même camp symbolique à la vindicte morale, quand ils s’alignent sur les mots d’ordre les plus outranciers, quand ils valident une atmosphère de soupçon permanent à l’égard des Juifs ou d’Israël, ils portent une responsabilité directe dans ce qui arrive. Qu’ils le veuillent ou non, ils contribuent à désinhiber le passage à l’acte. Vous allez jusqu’à mettre en cause des noms très précis. Oui, parce qu’il faut sortir des généralités molles. Je cite des responsables politiques quand je considère qu’ils ont une part de responsabilité. Je pense évidemment à @PaulMagnette, à @PhilippeClose, à @RaoulHedebouw, à @RajaeMaouane, à @SammyMahdi, à @prevotmaxime, pour n’en citer que quelques-uns. Et il y a des exemples qui, pour l’historien de demain, seront révélateurs de l’époque. Je pense notamment à la promotion de @ikazban à la tête du groupe socialiste au Parlement bruxellois. Il faut mesurer ce que cela dit d’un système. Nous parlons d’un homme qui, en 2010, faisait partie de ceux qui avaient manifesté pour obtenir la libération d’Oussama Atar, lequel deviendra ensuite le cerveau des attentats du Bataclan, de Maelbeek et de Zaventem. Dans un pays normal, un tel précédent devrait conduire à l’écartement définitif de toute responsabilité publique. En Belgique, non. On promeut. C’est cela, le climat d’impunité. Et cette impunité ne se distribue jamais au hasard: elle bénéficie toujours au même type d’acteurs, au même type de discours, au même type de radicalité. Est-ce que vous diriez que ces responsables sont antisémites, ou plutôt qu’ils sont d’une irresponsabilité criminelle? Pour certains, il y a suffisamment d’éléments, notamment sur les réseaux sociaux, pour comprendre à qui l’on a affaire. Pour d’autres, je ne me prononcerai pas de manière catégorique sur l’intention intime. Mais au fond, peu importe. Que ce soit par conviction, par cynisme, par ignorance ou par opportunisme, le résultat est le même. Ils sont complices d’un antisémitisme d’atmosphère qui s’est installé dans ce pays. Ils contribuent à le légitimer. Et c’est cette atmosphère qui, ensuite, arme des mains. Vous insistez beaucoup sur l’antisionisme comme masque contemporain de l’antisémitisme. Pourquoi y tenez-vous autant? Parce que c’est une évidence historique et conceptuelle, et que beaucoup continuent de feindre de ne pas la voir. L’antisémitisme est un virus; un virus mute. Il a connu trois grandes phases. D’abord l’antijudaïsme religieux. Puis, au XIXe siècle, l’antisémitisme racial, qui a même inventé un mot nouveau pour se distinguer de l’antijudaïsme classique. Et puis, après la Shoah, comme il devenait indécent de s’en prendre ouvertement aux Juifs comme peuple, on a substitué l’État juif au peuple juif. L’antisionisme est devenu la forme contemporaine de cette haine. Vladimir Jankélévitch l’avait vu très tôt: l’antisionisme est une aubaine pour les antisémites, parce qu’il leur permet d’être antisémites tout en paraissant démocrates. Quand on nie au seul peuple juif le droit à l’autodétermination qu’on accorde à tous les autres, on ne fait pas de la géopolitique, on pratique une discrimination de principe. Voilà la vérité. Une partie de la classe politique et des intellectuels estime encore que l’antisémitisme est d’abord un vieux réflexe d’extrême droite. Vous, vous insistez aussi sur la responsabilité de la gauche et de l’extrême gauche, c'est bien cela? Oui, mais je tiens à être précis. L’antisémitisme de gauche n’est pas un phénomène nouveau. Il est ancien. Il est même consubstantiel à une partie de la tradition socialiste et révolutionnaire. Quand on lit Marx dans La Question juive, on tombe sur des passages d’une violence inouïe. Lui-même né de parents juifs convertis au protestantisme, Marx associe le judaïsme à l’argent, au trafic, à l’utilitarisme, comme si les Juifs concentraient à eux seuls les tares du monde moderne (il est faux de croire qu’être soi-même juif immunise contre l’antisémitisme; aussi étonnant puisse cela paraître, Marx est loin d’être le seul à incarner ce qu’on penserait être un paradoxe). Il y a là une matrice idéologique qu’on ne veut pas voir parce qu’elle dérange certains récits de pureté. Cela ne signifie pas que la droite radicale a disparu du paysage antisémite; évidemment non. Mais il est faux de raconter que l’antisémitisme aurait toujours été l’apanage exclusif de la droite extrême. Aujourd’hui, une large part de la haine antijuive la plus bruyante, la plus décomplexée, la plus socialement légitimée, se niche à gauche, à l’extrême gauche, dans certains milieux universitaires, culturels et médiatiques. Vous mettez également en cause la justice et le monde académique. Bien sûr. Prenez l’affaire Herman Brusselmans. Dans @Humo, il écrit qu’en voyant les images de Gaza il a envie de planter un couteau pointu dans la gorge de chaque Juif qu’il croise (sic). Nous en sommes là. Un grand média publie cela. Puis la justice relaxe. Cela signifie qu’en Belgique on peut écrire publiquement une phrase qui évoque le meurtre de Juifs dans la rue, et être couvert par l’appareil judiciaire. C’est d’une gravité extrême. Quant aux universités, elles prétendent incarner la raison critique, mais elles deviennent parfois des chambres d’écho de la propagande la plus grossière. Voir trois universités belges honorer @FranceskAlbs est, pour moi, un symptôme très lourd. Cela aussi participe du climat. Ce climat, comment se traduit-il dans la vie concrète des Juifs de Belgique? Par la peur, tout simplement. Une peur parfois silencieuse, parfois presque honteuse, mais très réelle. Porter une kippa, dans certains quartiers, expose les Juifs. Arborer une étoile de David au cou pousse beaucoup de gens à l’enlever ou à la cacher sous une chemise. Des mezouzas sont arrachées; d’autres sont retirées par prudence et replacées à l’intérieur des appartements, alors qu’elles devraient se trouver sur le chambranle extérieur. Des familles modifient leur nom sur des comptes Uber ou sur les réseaux sociaux pour qu’il ne soit pas identifié comme juif. On retire des signes, on efface des indices, on apprend à ne pas se faire remarquer. Voilà le réel. Et encore, nous parlons ici du quotidien visible; mais derrière cela, il y a une angoisse plus profonde: celle d’un possible basculement. Le Musée juif en 2014, l’attaque de Liège aujourd’hui, tout cela rappelle que le danger n’est pas théorique. En vous écoutant, on s’imagine bien l’ambiance qui devait planer au temps de l’Affaire Dreyfus, à cette France où l’antisémitisme semblait avoir saturé l’atmosphère. La comparaison est très pertinente. J’ai beaucoup lu sur l’Affaire Dreyfus parce qu’on y retrouve des ressorts que nous connaissons de nouveau: la meute, la lâcheté des institutions, l’hystérisation morale, la solitude des premiers résistants. Au début, les dreyfusards sont peu nombreux. Puis vient le courage de ceux qui acceptent de payer le prix de la vérité. Zola, quand il écrit J’accuse, ne fait pas un geste confortable. Il est poursuivi, condamné à un an de prison, menacé, contraint à l’exil pour éviter l’incarcération. Aujourd’hui, tout le monde aime se dire du côté de Zola; mais être Zola exige du courage. Et ce courage, je ne le vois pas beaucoup chez nos élites. J’y vois au contraire beaucoup de pleutres, et aussi beaucoup de collabos. Oui, j’emploie ce mot. Je parle de collabos de notre temps, c’est-à-dire de gens qui, par conformisme, intérêt ou peur, accompagnent la montée d’un totalitarisme nouveau. Vous employez justement le mot de totalitarisme. Que désignez-vous par là? Je désigne cette convergence entre islamisme et extrême gauche, le totalitarisme islamo-gauchiste. Les Juifs y jouent, une fois encore, le rôle du canari dans la mine. Ce qu’on fait subir aux Juifs aujourd’hui annonce ce qui attend demain d’autres groupes et, plus largement, la société tout entière. Les totalitarismes du XXe siècle que sont le nazisme et le communisme commençaient déjà par les Juifs. Ensuite, ils frappaient le reste. Ceux qui croient qu’en sacrifiant les Juifs ils apaiseront la bête se trompent; ils ne font qu’aiguiser son appétit. Et cela ne concerne pas seulement les Juifs. Je rencontre parmi les musulmans les plus courageux de précieux alliés contre cette dérive: @Imam1chalghoumi, @Maaroufi9, @SamTouzani, @IsmaelSaidi, @SophiaAram, @Sifaoui et d’autres. Ceux-là comprennent que l’enjeu dépasse une communauté. Il touche à la survie morale et politique de nos sociétés. Vous semblez très sombre sur l’avenir de la Belgique. Allez-vous jusqu’à craindre l’Alyah des Juifs belges? Elle est déjà en cours. Il y a vingt-cinq ans, on comptait environ 40.000 Juifs en Belgique; aujourd’hui, on est plutôt autour de 30.000. C’est un exode silencieux, diffus, presque invisible, mais réel. Beaucoup de jeunes vont étudier à l’étranger et n’en reviennent pas. Nous sommes peut-être la dernière génération d’une communauté juive encore numériquement significative dans ce pays. Dans vingt-cinq ans, il n’en restera peut-être plus que quelques milliers. Voilà ma conviction. Ce n’est pas du catastrophisme, c’est de l’observation. Pourtant, vous dites ne pas être pessimiste. Non, je me veux réaliste. Si j’étais pessimiste, je penserais qu’il n’y a aucune issue. Or il y en a une, et elle s’appelle Israël. Mon père est né à Vienne en 1928. Dix ans plus tard, il a vu les SA pénétrer dans la cour de son immeuble, sortir les rouleaux de la Torah et les brûler. Il a connu la persécution, l’étoile jaune, la clandestinité. Lui avait des raisons d’être pessimiste, parce que les Juifs de son temps n’avaient nulle part où aller. Mon grand-père est mort à Auschwitz. Mon arrière-grand-père a fui un pogrom en Russie pour en retrouver un autre horizon de menace. Aujourd’hui, la différence fondamentale, c’est qu’il existe un État juif. Cela change tout. Cela ne veut pas dire que la situation soit paisible ou confortable. Cela veut dire qu’il existe, quelque part, un lieu qui ne refoulera pas le bateau sur lequel monterait un Juif obligé de fuir son pays. Pendant deux mille ans, ce sanctuaire n’existait plus. Aujourd’hui, il existe à nouveau. C’est en cela que je ne suis pas pessimiste pour les Juifs. En revanche, je suis très inquiet pour les autres Belges, pour mes amis, pour tous ceux qui n’ont pas de plan B et qui continuent de croire que tout cela ne les concerne pas. Selon vous, en somme, l’explosion de Liège ne doit surtout pas être traitée comme un simple fait divers. Exactement. Ce serait la pire erreur. Bien sûr, il faut enquêter, établir les faits, identifier les auteurs, comprendre les circonstances. Mais il faut aussi voir ce que cet acte révèle. Il révèle une société où la haine antijuive est redevenue pensable, dicible, parfois même honorable dans certains milieux. Il révèle un pays qui refuse de regarder en face la guerre larvée dans laquelle il est déjà pris. Il révèle enfin l’échec d’élites qui croient encore qu’en censurant, en intimidant, en moralisant à sens unique, elles tiendront la digue. Elles se trompent. Et elles nous entraînent tous avec elles. [Entretien publié le 11 mars 2026 sur 21News: 21news.be/joel-rubinfeld…] @Bart_DeWever @GLBouchez @BernardQuintin_ @DavidClarinval @BorisDillies @YVerougstraete @SophieRohonyi @GillesVdBurre @quatremer @Enthoven_R @BHL @GeWoessner @ErwanSeznec @lucdebarochez @GWGoldnadel @NoraBussigny @jwaintraub @G_Dallemagne @JeanPie31094861 @Fred_Chardon @Gauvain_D_Santo @JJBourdin_off @kevinbossuet @LaurenceFerrari @FBBlackler @CarolineFourest @HillelNeuer @DariusRochebin @DavidPujadas @juliendray
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Joël Rubinfeld @joelrubinfeld : « La Belgique laisse s’installer un antisémitisme d’État » 21news.be/joel-rubinfeld…

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Joël Rubinfeld
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En Belgique, l’antisémite Mélenchon fait des émules Dans la pure tradition antisémite d’Édouard Drumont, de Louis-Ferdinand Céline et de Jean-Marie Le Pen, le chef de meute français @JLMelenchon a récemment écorché les noms du député européen Raphaël Glucksmann et du prédateur sexuel Jeffrey Epstein. En Belgique, le candidat @Ecolo aux élections communales de 2024 (voir photo 1) — 84 voix recueillies lors du scrutin — et membre du Bureau des étudiants administrateurs de l’@ULBruxelles, Rayhan Haddi, s’est fait le perroquet de Mélenchon en publiant sur son compte X (@Pinokray) un tweet visant l’élu communal de confession juive @MarcLoewenstein: “Vous prononcez Lowenstine ou Lowenstaïne?” (voir photo 2). Suite au tollé provoqué par son message aux relents antisémites, il l’a depuis supprimé. L’examen des tweets de Haddi des dix derniers mois — sa timeline ne permettant pas de remonter au-delà — montre qu’il ne s’agit pas d’un simple dérapage, mais bien d’une ligne éditoriale. Quelques exemples: Le 31 mai 2025, il retweete un post qualifiant l’animateur @Arthur_Officiel de “pro génocidaire prédateur sexuel”. Le 12 juin 2025, il apporte son soutien aux fascistes dits “antifascistes” de la Jeune Garde, un groupuscule d’extrême gauche dissous ce jour-là en France: “Soutien aux camarades de la Jeune Garde.” Le 14 juillet 2025, il fait la promotion du mouvement antisémite BDS: “Il faut soutenir le mouvement BDS. Le boycott va s’intensifier pour les génocidaires.” Pour mémoire, comme l’a souligné le @Bundestag dans une résolution adoptée en 2019: “Les appels aux boycotts d’artistes israéliens comme les autocollants ‘Don’t buy’ du mouvement BDS sur les produits israéliens rappellent la période la plus terrible de l’histoire allemande, le Troisième Reich. Le mode argumentaire et les méthodes du mouvement BDS sont antisémites.” Le 15 juillet 2025, il apporte son soutien au rappeur Médine — lauréat en 2023 de la “Quenelle d’or” de l’antisémite multirécidiviste Dieudonné — et appelle à l’exclusion du chanteur Amir des Francofolies, qu’il justifie en ces termes: “Amir soutient ouvertement les massacres à Gaza et ça lui plaît.” Il retweete dans la foulée plusieurs posts, dont celui de la députée européenne @RimaHas, appelant au boycott de l’artiste. Le 24 juillet 2025, il publie un extrait de la saillie antisémite du président du @cdenv, @SammyMahdi, qui compare l’État d’Israël à l’Allemagne nazie: “Nous restons amis avec un régime qui répète les mêmes horreurs qu’ont subi les Juifs il y a 80 ans (…). Je ne veux pas être un collabo!”. Haddi se félicite de ces propos scélérats (“Notre mobilisation marche”) et poursuit en adressant au Premier ministre @Bart_DeWever un message au ton menaçant: “De Wever, on t’aura”. Le même Bart De Wever qu’il assimile à un “rat géant” le 6 août 2025. Le 29 septembre 2025, faisant écho à la pasionaria des antisémites contemporains Rima Hassan, il légitime les pogroms du 7 octobre perpétrés par le Hamas: “Le droit international est très clair: Le droit à la lutte armée en réponse à la colonisation et les régimes racistes EST RECONNU au peuple palestinien. Donc Rima [Hassan] et Alexis [Deswaef] ont raison.” Étudiant en droit à l’ULB et membre du Bureau des étudiants administrateurs, Haddi figure parmi ceux qui ont poussé à baptiser la promotion 2025 de la faculté de droit et de criminologie de l’ULB du nom de Rima Hassan. C’est également lui qui a défendu ce choix lors du conseil facultaire réuni le 28 août 2025 pour entériner cette forfaiture. Le 2 février 2026, il retweete une fois encore Rima Hassan qui nie le droit à l’existence d’Israël et appelle à sa destruction: “La Palestine est une terre volée, de la mer au Jourdain. Et elle sera libérée de la mer au Jourdain.” Le 11 février 2026, il qualifie la Belgique de “performative ass bitch” et, le 18 juillet 2025, le gouvernement flamand de “petite p*te d’Israël”, estimant que ces derniers seraient complaisants à l’égard de l’État juif… À son obsession de la question juive s’ajoute celle du parti libéral @MR_officiel qu’il qualifie de “parti fasciste” (3 décembre) qui “soutient activement le génocide en cours” (20 juillet). Il traite son président @GLBouchez de “connard” (6 juin) et de “caniche” (28 octobre), approuve le brûlage de son effigie par des militants antifascistes à Liège (8 janvier) et s’offusque du fait qu’il soit interviewé par la radio de la communauté juive @RadioJudaicaBxl (5 septembre). Il verse même dans le conspirationnisme en insinuant que Georges-Louis Bouchez serait un agent à la solde d’Israël: “Vérifiez ses comptes pour voir s’il n’y a pas un ou deux lobbys israéliens qui le financent” (8 août); “GLB est-il un agent du Mossad? Est-il financé massivement par des lobbys israéliens??” (3 septembre); “Par pitié allez interpeller le parquet anti-corruption pour vérifier si y a pas un lobby israélien ou deux qui lui glisse des billets sous la table” (19 février). Le cas Haddi témoigne de la décomplexion de l’antisémitisme contemporain dans l’espace public, enhardie par le climat d’impunité qui règne dans notre pays et amplifiée par les sectateurs locaux de @FranceskAlbs — cette propagandiste antisémite onusienne à qui trois universités (@VUBrussel, @ugent, @UAntwerpen) s’apprêtent à décerner un doctorat honoris causa le 2 avril prochain. [Carte blanche publiée sur @21NewsBE ce lundi 9 mars: 21news.be/en-belgique-la…] @GillesVdBurre @Ma_Lecocq @SamuelCogolati @DavidClarinval @BernardQuintin_ @FranckenTheo @BorisDillies @PaulMagnette @YVerougstraete @prevotmaxime @quatremer @ErwanSeznec @GeWoessner @SophiaAram @Enthoven_R @Sifaoui @etiennedujardin @GWGoldnadel @CarolineYADAN @Maaroufi9 @FBBlackler @Michmhach26 @lefranc_matombe @Regis_Francois @Simao_rda @TonPereLaTurlut @CarolineFourest @jwaintraub @Fred_Chardon @Gauvain_D_Santo @NoraBussigny
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À l'instar d'un Jean-Luc Mélenchon en France, Rayan Haddi, candidat Ecolo aux communales de 2024, expose son antisémitisme décomplexé sur les réseaux sociaux via @joelrubinfeld 21news.be/en-belgique-la…

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«Pour passer commande, de plus en plus de Juifs belges changent leur nom» Pour éviter qu’on ne crache sur leur nourriture, pour s’assurer que le taxi Uber viendra bien les chercher, ils sont de plus en plus nombreux à pratiquer de la sorte, témoigne Joël Rubinfeld, le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme. Qui tire, à nouveau, la sonnette d’alarme… M. Rubinfeld, a-t-on une idée du nombre de Juifs belges qui ont récemment quitté le pays pour Israël? Non mais je me rappelle que ce chiffre avait triplé après la seconde intifada, donc fin septembre 2000. C’est à partir de là que l’antisémitisme a repris du poil de la bête et s’est de nouveau affiché de manière décomplexée dans les rues, dans l’espace public et sur les réseaux sociaux. Il ne faut pas se limiter à Israël. À l’époque, beaucoup étaient partis aux États-Unis et au Canada. Ces deux dernières années, la donne a changé. Au Canada, il y a un peu les mêmes problèmes qu’ici en Belgique. Aux États-Unis, dans certains États, aussi. La solution de repli s’est restreinte. Mais certains partent toujours en Israël… Ce qui peut paraître paradoxal puisque c’est un pays en état de guerre. Qui se bat aujourd’hui sur sept fronts. Comment, demanderez-vous, peut-on dès lors quitter la Belgique, un pays, en paix, pour un pays en guerre? La différence c’est qu’en Israël, ils sont conscients de la menace et ils peuvent la réduire. Donc, on n’a pas de chiffre de ces «aliyahs»? Non. Ce que je peux vous dire, par contre, c’est qu’en 2000, on était grosso modo 40.000 en Belgique. Aujourd’hui, on parle de 30.000. Ma crainte est que, d’ici la prochaine génération, en 2050, on ne se retrouve dans un pays où il y a encore 3 à 4.000 Juifs. Que cela ne se réduise à sa portion congrue et que la communauté en Belgique ne s’éteigne. Quelle en est la raison? Progressivement, on assiste à un phénomène de ghettoïsation. C’est insupportable qu’aujourd’hui, un Juif qui porte la kippa doive la cacher sous une casquette. Ou qu’une personne qui porte l’étoile de David à son cou l’enlève ou ferme le bouton de sa chemise pour qu’elle ne soit pas visible. Des tombes juives sont profanées. Des étudiants juifs doivent quitter l’ULB… Ce que je constate, aussi, c’est que beaucoup de gens changent leur nom. Par exemple, sur les comptes Uber car ils ont eu des problèmes en passant commande. Parce qu’en entendant leur nom, des livreurs crachent sur leur nourriture. Nous l’avons vu dans un reportage diffusé à TF1. Vous avez d’autres exemples de ce type? Récemment, une dame m’expliquait qu’elle était venue en Belgique et qu’elle voulait se rendre sur la tombe d’un de ses parents au cimetière juif de Dilbeek. Quand le chauffeur du taxi Uber a appris qu’il devait la conduire là, il a refusé et elle a dû descendre du taxi. C’est incroyable ce qui se passe et, apparemment, ça n’intéresse personne, ça n’émeut pas grand monde. Pourtant, il y a des lois pour lutter contre l’antisémitisme… On a la loi de 1981 contre le racisme et la xénophobie. On a la loi de 1995 contre le négationnisme. On a un assez bon arsenal juridique mais il n’est pas appliqué. À cause de cela, les Juifs belges ont intériorisé le fait d’avoir un statut de citoyen de seconde zone. Vous avez des exemples concrets? Il y a les écrits d’un éditorialiste du magazine flamand @Humo. Ils datent du mois d’août 2024 et on lisait, je cite, «Je suis tellement en colère quand je vois les images à Gaza que j’ai envie de planter un couteau pointu dans la gorge de chaque Juif que je croise dans la rue». Une action judiciaire a été intentée contre lui et le tribunal de Gand l’a acquitté! Je peux vous citer un autre dossier. Une plainte a été déposée contre Fouad Ahidar par rapport aux propos antisémites qu’il a tenus dans différentes interviews. Il affirme, sur une web tv, que tous les Juifs sont des psychopathes, des tueurs en série. Il n’y a eu aucune sanction, il y a eu un non-lieu! Comme cette histoire datant de 2014 où un cafetier belgo-turc de Saint-Nicolas près de Liège avait mis un panneau avertissant que les chiens étaient les bienvenus mais que les Juifs étaient interdits. Cela a été classé sans suite deux ans plus tard. Au niveau de la politique, vous avez l’impression d’être oubliés? En Wallonie et à Bruxelles, le seul parti qui ne nous a pas abandonnés est le MR de Georges-Louis Bouchez. En Flandre, il y a la N-VA. Ce sont les seuls. Le Parti Socialiste? Ça fait longtemps qu’il a sacrifié la communauté juive sur l’autel de l’électoralisme. Si vous aviez un message à adresser au monde politique, que serait-il? Franchement, je n’y crois plus! Ce sont des boutiquiers, des comptables qui calculent le nombre de voix. Si je pouvais faire preuve d’un peu de candeur, je leur demanderais de se ressaisir. Mais je sais que ce ne sera pas le cas car leur objectif n’est pas de protéger la petite communauté juive du pays mais d’être réélu. Trouvez-vous normal que, par trois fois, le Hamas ait félicité la Belgique pour ses décisions? La dernière est récente: c’était lorsque le ministre Prévot a décrété un embargo sur le survol des avions qui transportent du matériel militaire vers Israël. Mais je voudrais encore parler d’une chose… Laquelle? De la sortie de l’ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White. Même s’il sort de son rôle d’ambassadeur, il y a un tel degré d’urgence dans notre pays que ce qu’il a fait est salutaire. Il a vu que notre pays avait un problème d’antisémitisme systémique et il a tiré la sonnette d’alarme. «Quitter le pays? Tous se posent la question» Combien d’actes antisémites avez-vous recensés en Belgique? Depuis l’an 2000, entre 2.000 et 2.500. L’an dernier, nous en avons comptabilisé 232. Et combien ont été condamnés par la justice? On les compte sur les doigts d’une main! Donc, j’estime qu’il y a un problème car ils savent qu’ils ont l’impunité alors que le tribunal devrait être la digue contre l’antisémitisme. Toutes les sortes de racisme sont répréhensibles. Il faut les condamner, la question ne se pose pas. Mais le problème, aujourd’hui, c’est l’antisémitisme. Les actes antisémites sont les plus nombreux en Belgique alors que nous ne sommes plus que 30.000. Sur près de 12 millions d’habitants. Soit 0,25 % de la population… On entend que les Juifs belges n’osent plus se rendre dans certains quartiers de Bruxelles… C’est le cas. Notamment dans le centre-ville. Jusqu’il y a peu, tous les jours, il y avait des manifestations pro-palestiniennes devant la Bourse avec des slogans antisémites. Moi, je ne vais plus jamais là-bas. Avant, c’était devant la Gare Centrale mais ils ont été déplacés. Quant à Anvers, les Juifs restent dans leur quartier et n’en sortent pas. Ce sont les deux villes où il y a la majorité de la communauté. Il y a aussi des problèmes du côté de Gand qui est à la pointe de l’antisémitisme en Belgique. Et en Wallonie, vous avez le même ressenti? Il y a des problèmes à Charleroi et à Liège… mais il y a très peu de Juifs dans ces deux grandes villes. Les communautés sont en voie d’extinction. Soit ils partent à Bruxelles, soit ils vont à l’étranger. Est-ce que vous envisagez de partir ? Franchement, je ne sais pas. Cette question, tous les Juifs de Belgique se la posent. Moi, j’aime les États-Unis, j’aime Israël… mais j’aime avant tout la Belgique. Je me sens belge. J’y suis chez moi. Je ne veux pas être un Juif errant comme mon père l’a été en devant fuir Vienne, comme ma mère l’a été en devant quitter le Maroc. Comme mes grands-parents l’ont été… Qui sait, si je suis encore vivant dans 20 ou 30 ans, je serai peut-être l’un des derniers Juifs en Belgique. — Interview publiée le 23 février 2026 dans les journaux du groupe de presse @sudinfo_be (sudinfo.be/id1113206/arti…). Propos recueillis par Pierre Nizet. Cette interview a fait l'objet de la question du jour dans l'émission «C'est vous qui le dites» sur @vivacite (voir vidéo). @GLBouchez @BillWhiteUSA @Bart_DeWever @prevotmaxime @PaulMagnette @quatremer @ErwanSeznec @SophiaAram @CyrilDetaeye @acaranto @DemetrioSCAG @GasGrosjean @pniz
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Ci-dessous mon discours prononcé lors de la Marche nationale contre l’antisémitisme et de soutien à Israël qui a réuni 2000 personnes ce dimanche à Bruxelles. “En 1939, mon père avait dix ans lorsqu’il a fui l’Autriche pour trouver refuge en Belgique. Un an plus tard, la Belgique était envahie par l’armée allemande, et les premières ordonnances antisémites étaient promulguées, calquées sur les lois de Nuremberg. En 1942, un mois avant la Bar Mitzva de mon père, le port de l’étoile jaune était imposé à chaque Juif du royaume âgé de plus de six ans. Quelques semaines plus tard, mon père et ma grand-mère entraient dans la clandestinité pour échapper aux rafles. Lorsque j’étais enfant, mon père m’a raconté sa vie — sa survie — pendant la guerre. J’ai aussi écouté les témoignages d’autres Enfants cachés. J’ai lu des ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale. J’ai vu des documentaires sur la Shoah. Et j’ai compris ce qu’il s’était passé. Mais il y a une chose que je ne parvenais pas à comprendre: comment tant de politiques, de journalistes, de magistrats, d’universitaires, ou tout simplement de citoyens ordinaires, ont-ils pu se rendre complices de la traque des Juifs en Belgique? Depuis le 7 octobre 2023, et son cortège d’antisémitisme qui se monnaye dans les urnes, s’exhibe dans les médias, se légitime dans les prétoires, s’exalte sur les campus, s’éructe dans la rue et se normalise jusque dans l’esprit des gens de bien — depuis le 7 octobre donc —, je comprends. Aujourd’hui, les Belges juifs doivent à nouveau se cacher. Ils changent de nom sur leur compte Uber, désertent l’école publique, retirent la mezouza du chambranle de leur porte, couvrent leur kippa d’une casquette, boutonnent le haut de leur chemise pour masquer l’étoile de David qu’ils portent au cou. Au siècle dernier, on collait une étoile jaune sur la poitrine des Juifs pour les reconnaître. Aujourd’hui, les Juifs dissimulent leur étoile pour ne pas être reconnus. En 2015, le Premier ministre Charles Michel déclarait que “la Belgique sans les Juifs ne serait plus la Belgique”. Dix ans plus tard, tout indique que c'est désormais l'horizon. Car si jusqu'en octobre 2023 les Belges juifs se demandaient s'ils avaient encore un avenir dans leur pays, la question qui les hante à présent est de savoir où partir. Mais ce qui se joue en ce moment n'est pas seulement l'avenir de la petite communauté juive de Belgique: c’est celui de la Belgique tout entière. Car ceux qui pensent pouvoir sacrifier les quelques 30.000 Juifs que compte notre pays pour rassasier les antisémites qui vivent parmi nous se trompent — ils ne font qu’aiguiser leur appétit. Dit autrement: les Belges juifs sont le hors d’œuvre du totalitarisme islamogauchiste, les autres en seront le plat de résistance.” @Bart_DeWever @BernardQuintin_ @AnneliesVl @DavidClarinval @FranckenTheo @prevotmaxime @GLBouchez @valerievanpeel @SophieRohonyi @PaulMagnette @YVerougstraete @Ma_Lecocq @SamuelCogolati @ducarmedenis @BenoitLutgen @francoisdesmet @G_Dallemagne @PhilippeClose @DavidWeytsman @Max_Binet @bensalem_nawal @acaranto @ArnaudFarr @FabriceMelchior @ddemeeus @Fred_Chardon @Gauvain_D_Santo @jmgheraille @Jimnjmn @nicolaspipyn @Chrom_MOSS @grikos @JPJacqmin @Beadelvaux @quatremer @ErwanSeznec @NoraBussigny @SophiaAram @Maaroufi9 @FBBlackler @Enthoven_R @Sifaoui @Imam1chalghoumi @CarolineFourest @lucdebarochez @jwaintraub @frhaz @GWGoldnadel @BHL @marcweitzmann
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Around 2,000 people, primarily from the Jewish community but also including Christians & Muslims, marched through the centre of Brussels on Sunday in a demonstration organised by the Alliance for Peace in the Middle East. #EUToday @IMPACoexistence eutoday.net/brussels-rally…
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Ce dimanche 12 octobre, je participerai à la Marche nationale contre l’antisémitisme et de soutien à Israël organisée par l’Alliance belge pour la Paix au Moyen-Orient, qui regroupe une centaine d’organisations parmi lesquelles la Ligue belge contre l’antisémitisme, le CCOJB, le Forum der Joodse Organisaties, Christenen voor Israël, Bring Them Home Now Belgium et l’Observatoire des fondamentalismes dirigé par Fadila Maaroufi. ℹ️ Départ à 15h30 de la Place Poelaert (Palais de Justice). Plus d'infos sur le site allianceforpeace.be. Soyons nombreux demain dans les rues de Bruxelles 🖤💛❤️ Am Israel Chai, le peuple d'Israël vit 💙🤍💙 @LBCAbe @ccojb @FORUMJO1 @cvisrael @bringhomenow @ObservatoireBxl @Maaroufi9 @EC4Israel @eurojewcong @EJAssociation @EjccOfficial @IMPACoexistence @BnaiBrith @bnaibritheurope @BelgianFOI @MagenDavidAdomB @HartvoorIsrael @CIDI_nieuws @7octobre_off @DeJuive @s_antisemitisme @StandWithUs @AJCTAI @BelgiumOrt @Bart_DeWever @GLBouchez @ducarmedenis @G_Dallemagne @FranckenTheo @Assita_Kanko @SafaiDarya @MichaelFreilich @DavidWeytsman @SophieRohonyi @Gauvain_D_Santo @Max_Binet @quatremer @ErwanSeznec @NoraBussigny @FBBlackler @Fundji3 @briweb
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Heureux comme un antisémite en Belgique L’an dernier, la ville de Gand interdisait aux jeunes athlètes israéliens de participer au championnat d’Europe d’Ultimate Frisbee U17, organisé dans la métropole flamande. (x.com/joelrubinfeld/…) Il y a six mois, le tribunal correctionnel de Gand acquittait le chroniqueur Herman Brusselmans, poursuivi pour avoir écrit dans l’hebdomadaire Humo: “Je suis tellement en colère que j’ai envie d’enfoncer un couteau pointu dans la gorge de chaque Juif que je rencontre.” (x.com/joelrubinfeld/…) Ce 10 septembre, Gand a écrit une nouvelle page de son Livre noir de l’antisémitisme en annulant le concert de l’Orchestre philharmonique de Munich, programmé au Gent Festival van Vlaanderen. Motif: Lahav Shani, son chef, est juif — pardon, israélien — et donc complice présumé du “régime génocidaire de Tel Aviv”, selon les termes du communiqué du festival. (gentfestival.be/nl/event/munch…) Aux manettes de cette mise au ban ethnique: la ministre flamande de la Culture Caroline Gennez (voir photo), les autorités communales et le secteur culturel gantois. Gand collabore, l’Allemagne résiste En Allemagne, le ministre de la Culture Wolfram Weimer a fustigé cette infamie: “Un grand orchestre allemand et son chef d'orchestre juif sont désinvités — c'est une honte pour l'Europe. C'est de l'antisémitisme pur et dur.” (x.com/BundesKultur/s…) Suite au tollé international et à l’embarras national provoqués par le boycott de Lahav Shani, les organisateurs du festival ont tenté d’éteindre l’incendie… mais leurs déclarations, président comme directeur artistique, n’ont fait qu’attiser les flammes. Ex-député démocrate-chrétien, Jan Briers préside le festival depuis 2017. À l’image de l’Inquisition, l’apprenti Torquemada a sommé l’hérétique d’abjurer pour échapper au bannissement: “Si le chef d’orchestre israélien fait une déclaration d’ici lundi, le concert pourra tout de même avoir lieu.” (standaard.be/media-en-cultu…) Quant à Jan Van den Bossche, directeur artistique du festival, il incarne l’esprit de soumission qui prévaut en Belgique face à la meute antisioniste: “De toute façon, le concert aurait été perturbé par des protestations.” (nieuwsblad.be/binnenland/fes…) Une atmosphère de début d’Occupation Le boycott de Lahav Shani vient grossir la liste européenne de Juifs et/ou Israéliens pourchassés cet été pour ce qu’ils sont ou pensent, par une meute se piquant d’être du “bon côté de l’Histoire”… Quelques exemples: • les appels au boycott d’Amir aux Francofolies de Spa; • la DJ belge La Dame éjectée de la webradio bruxelloise Kiosk Radio; • le chroniqueur Alain Kupchik viré de la chaîne d’info LN24; • le DJ israélien Skazi déprogrammé du festival Tomorrowland; • les deux humoristes juifs cancellés du Edinburgh Festival Fringe, au Royaume-Uni, et les façades d’une école maternelle et de quatre synagogues souillées par des excréments et de l’urine à Londres; • l’affiche “JUDEN haben hier Hausverbot!” (“JUIFS interdits d’entrée ici!”) placardée sur la devanture d’un commerce à Flensburg, en Allemagne; • la cinquantaine d’ados français débarqués d’un vol Vueling, en Espagne, et les cyclistes de l’équipe Israël-Premier Tech traqués sur la Vuelta; • le chanteur Enrico Macias interdit de se produire à Istanbul, en Turquie; • le philosophe Raphaël Enthoven désinvité (puis rétabli) d’un festival littéraire à Besançon, en France, et les 150 enfants israéliens barrés d’accès à un parc de loisirs des Pyrénées-Orientales; • la représentation israélienne bannie du salon international du tourisme de Rimini, en Italie; • l’exclusion d’Israël de l’Eurovision exigée par l’Irlande, l’Espagne, la Slovénie, l’Islande et les Pays-Bas; • les touristes israéliens chassés de restaurants, refoulés d’hôtels et repoussés au large en mer Égée, tels des pestiférés. Le constat est brutal: trois générations européennes biberonnées au “Plus jamais ça” n’auront servi à rien. Pire — ce slogan est perverti par ceux qui nazifient l’État juif pour légitimer leurs “Juden raus!” articulés dans la langue des droits de l’homme. Le Grand Soir Depuis le 7 octobre 2023, les antisémites qui vivent parmi nous avancent à grands pas, secondés par une armée de militants et d’idiots utiles officiant dans les sphères médiatique, politique, universitaire, judiciaire, artistique et associative. Sans oublier la kyrielle de têtes blondes et cheveux bleus que l’on voit défiler dans les cortèges pro-Hamas, tel un troupeau progressant vers l’abîme. Résultat: en Belgique, neuf des douze formations politiques — dont trois des cinq au pouvoir — endossent la plus grande imposture antisémite de ce siècle qu’est le “génocide de Gaza”. Des médias mainstream se muent en ventriloques du Hamas. Le Conseil de déontologie journalistique entrave la liberté d’expression de Radio Judaïca, tandis que son pendant néerlandophone, le Raad voor de Journalistiek, absout Herman Brusselmans de sa diatribe antisémite. Les diplômés en droit de l’Université libre de Bruxelles baptisent leur promotion du nom d’une séditieuse justifiant les pogroms du 7 octobre. Des tombes juives, dont celle de Jean Gol, sont profanées. Des Pavés de Mémoire sont souillés au nom de “Gaza”. Des mezouzot sont arrachées aux portes d’appartements. À Bruxelles, une voiture circule avec la plaque personnalisée 7-OKTOBR. La place de la Bourse et la gare du Midi prennent des allures de territoires occupés. Un chauffeur Uber refuse de déposer sa passagère au cimetière juif de Dilbeek. À Anvers, un ex-animateur de la radio publique flamande jette un verre de vin sur un Juif religieux et sa fille en pleine rue, les insulte de “salopes génocidaires” et martèle des “Fuck Israël”. Etc. Autant de petites mains et grandes gueules du totalitarisme islamogauchiste qui conquiert progressivement la Belgique — chaque drapeau palestinien planté sur les façades de maisons communales ou le toit du Parti socialiste, scotché aux fenêtres ou tagué sur les murs du royaume, est là pour nous le rappeler. Ainsi va la Belgique, laboratoire d’une Europe où les leçons de l’Histoire s’effacent au profit d’un antisémitisme qui se monnaye dans les urnes, s’exhibe dans les médias, s’éructe dans la rue, s’exalte sur les campus... et se normalise jusque dans l’esprit des gens de bien — ceux dont l’inaction, disait Edmund Burke, permet au mal de triompher. @gentfestival @carogennez @BundesKultur @francofolies @LesNews24 @tomorrowland @edfringe @Stadt_Flensburg @vueling @IsraelPremTech @Enthoven_R @Anne_Vignot @Tyrovol @comunerimini @Eurovision @DeontoloJ @RadioJudaicaBxl @RvdJ_be @Humo @lisebenkemoun @ULBruxelles @Uber @Bart_DeWever @BernardQuintin_ @DavidClarinval @FranckenTheo @prevotmaxime @GLBouchez @SophieRohonyi @PaulMagnette @YVerougstraete @Ma_Lecocq @PhilippeClose @DavidWeytsman @Fred_Chardon @Gauvain_D_Santo @bensalem_nawal @Jimnjmn @Max_Binet @Chrom_MOSS @JPJacqmin @Beadelvaux @quatremer @ErwanSeznec @lucdebarochez @SophiaAram @Maaroufi9 @GWGoldnadel @FBBlackler @Sifaoui
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Gand, ville soumise La semaine dernière, se tenait à Gand le championnat d’Europe de Ultimate Frisbee pour les moins de 17 ans. Des centaines de jeunes sportifs représentant 11 nations devaient s’y rencontrer, parmi lesquels une quarantaine d’Israéliens âgés de 13 à 16 ans (voir photo 1). Mais la couardise et l’incompétence des autorités gantoises en ont décidé autrement. Rétroactes: 1⃣ Le 10 juin 2024, les représentants de la ville de Gand et les autorités sportives de Ultimate Frisbee se réunissent pour discuter du championnat qui se tiendra du 6 au 10 août dans la métropole flamande, troisième ville de Belgique. Le compte-rendu de cette réunion aborde l’aspect sécuritaire de la venue de l’équipe israélienne en ces termes: “En été, de nombreuses personnes d'origine musulmane visitent le site [où se déroulera le championnat]. Nous craignons que la visibilité des équipes israéliennes ne conduise à des émeutes.” Ceci porte un nom: Soumission. 2⃣ Le 16 juillet, la police de Gand remet un avis défavorable concernant la participation de l’équipe israélienne au tournoi, évoquant “un risque élevé de perturbation de l'ordre public en raison de la présence d'une délégation israélienne à un événement public” et “une menace terroriste importante”. La police conclut en affirmant que “la sécurité ne peut être garantie” (analyse de risques réfutée par les services de sécurité israéliens). Dans la foulée, l’équipe israélienne est informée que le bourgmestre (maire) @openvld de Gand @MathiasDeClercq refuse de la voir participer au tournoi et menace d’annuler le championnat si elle maintenait sa participation. Ceci porte un nom: Boycott. 3⃣ Contestant cette décision discriminatoire, l’équipe israélienne fait appel au pouvoir organisateur du championnat, la European Ultimate Federation. Quelques jours plus tard, Mathias De Clercq reviendra sur sa décision par crainte de voir le tournoi européen être déplacé dans un autre pays. L’autorisation du bourgmestre de Gand sera toutefois assortie de mesures ségrégationnistes à l’encontre des adolescents israéliens. Primo, leurs matchs se tiendront à part, sur un terrain de la commune de De Pinte distant d’une quinzaine de kilomètres de la ville de Gand. Secundo, ils ne pourront pas participer à la cérémonie d’ouverture du tournoi. Tertio, ils seront exclus de tout événement social du championnat. Ceci porte un nom: Apartheid. 4⃣ Lundi 5 août, veille de l’ouverture du championnat d’Europe de Ultimate Frisbee, la délégation israélienne arrive en Belgique pour disputer son premier match qui se tiendra donc à De Pinte, le lendemain matin à 10h. Dans la nuit de lundi à mardi, des slogans propalestiniens sont tagués sur un local du stade où devaient se tenir les matchs disputés par l’équipe israélienne. Il n’en faudra pas plus à la bourgmestre @cdenv de De Pinte Lieve Van Lancker pour se soumettre à son tour en interdisant, à l’instar de son homologue gantois, l'accès au stade à l’équipe israélienne qui en sera informée mardi matin, à 6h20, par un message WhatsApp: “Please do not come to De Pinte! The mayor cancelled the games.” Ceci porte un nom: Capitulation. 5⃣ Ne baissant pas pour autant les bras, la délégation israélienne conteste cette décision inique qui relève d’un boycott caractérisé. Quelques heures plus tard, dans l’après-midi du mardi 6 août, les autorités de la ville de Gand anéantissent les derniers espoirs des jeunes athlètes israéliens en intimant l’ordre à la European Ultimate Federation, par courrier officiel, d’exclure l’équipe israélienne de la compétition: “En raison des problèmes de sécurité susmentionnés, il est absolument nécessaire que l'organisateur bannisse la délégation israélienne du tournoi. (…) L'organisateur étant responsable du bon déroulement et de la sécurité du tournoi, il est tenu d'exclure la délégation israélienne du tournoi et d'empêcher la présence de la délégation israélienne sur les terrains de Blaarmeersen à Gand et de Moerkensheide à De Pinte. (…) La police locale veille au respect de cet ordre.” Toute honte bue, le bourgmestre de Gand interdira aux jeunes Israéliens et à leur staff d’assister en tant que simples spectateurs aux matchs des autres équipes, les menaçant de mesures coercitives: “Les infractions aux dispositions de la présente décision pourront être sanctionnées conformément à l'art. 38 du Règlement de Police sur la paix et la sécurité publiques.” La police de Gand ira jusqu’à prendre note du numéro de plaque minéralogique du bus véhiculant les sportifs israéliens, menaçant de les arrêter si le bus était aperçu à Gand. Ainsi, plutôt que de faire respecter l’État de droit et d’honorer les valeurs sportives d’égalité et de fraternité, la ville de Gand a préféré abdiquer devant la meute fascisante qui occupe son espace public depuis le 7 octobre. Ceci porte un nom: Collaboration. Ce qui s’est passé à Gand est révélateur de la déliquescence de la Belgique. Autrefois pays de Cocagne, le royaume est aujourd’hui rongé par ses extrêmes, les zones de non-droit prolifèrent, la gauche et l’extrême gauche multiplient les gages octroyés aux ennemis de notre démocratie, et la haine des Juifs en général et de l’État juif en particulier se propage comme une traînée de poudre depuis le 7 octobre. L’annulation l’année dernière, dans cette même ville de Gand, de la commémoration de la Kristallnacht pour des “raisons d’ordre sécuritaire” en est une illustration. Comme l’est l’annulation par le bourgmestre @PSofficiel de Bruxelles @PhilippeClose du match de football Belgique-Israël – là aussi pour des “raisons d’ordre sécuritaire” – qui devait s’y tenir le 6 septembre prochain. Ainsi la capitale de l’Europe serait en mesure d’assurer la sécurité des institutions européennes qu’elle héberge et des nombreux chefs d’État qui y passent mais se déclare impuissante dès lors qu’il s’agit d’accueillir l’équipe israélienne du ballon rond… Nul n’est dupe quant aux motivations réelles de ces petits boutiquiers de la politique qui, par électoralisme, couardise ou antisémitisme, incarneront dans les manuels d’Histoire les fossoyeurs de la démocratie belge. Ce boycott de l’État juif leur vaudra peut-être une victoire aux élections communales du 13 octobre prochain mais à terme ils perdront, emportant avec eux la Belgique toute entière dans une défaite annoncée face aux totalitaires locaux inspirés par le Hamas et financés par le régime iranien. Quant au responsable de la police de Gand qui, le mardi 6 août, a justifié le bannissement de l’équipe israélienne de frisbee en leur assénant: “C’est votre guerre pas la nôtre, on ne veut pas être mêlé à ça, si vous jouez vous amènerez la guerre chez nous”, il serait bien inspiré de se plonger dans les Mémoires de guerre de Winston Churchill pour comprendre que la guerre il l’a déjà, sans même parler du déshonneur. Le quotidien américain New York Post, lui, l’a compris, dénonçant le boycott gantois aux relents antisémites dans un éditorial titré “La Belgique interdit aux Juifs de participer à des événements sportifs comme lors de la Seconde Guerre mondiale” (voir photo 2 nypost.com/2024/08/12/opi…). La seule consolation dans cette mauvaise histoire belge viendra des autres équipes participant au championnat d’Europe de Ultimate Frisbee. Plusieurs d’entre elles témoigneront de leur solidarité avec les sportifs israéliens, parmi lesquelles les équipes britannique, allemande, italienne et suédoise. Sur Instagram, le capitaine de l’équipe roumaine dédiera leur première victoire du tournoi à l’équipe israélienne: “Cette victoire est pour vous, Israël” (voir photo 3). Libres de toutes considérations d’ordre électoraliste, ces jeunes Européens ont ainsi infligé une cinglante leçon de courage et de dignité aux capitulards belges qui semblent ignorer que “les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux” (Étienne de La Boétie). @Stadgent @GemeenteDePinte @filipwatteeuw @sofiebracke @astriddebr @SamiSouguir @IsabelleHeyn @BramVB @Hafsa_Hopsasa @RudyCoddens @EvitaWillaert @anneleen_vb @stephaniedhose @SvenTaeldeman @Stijn_DR @johandeckmyn @TomDMeester @FouratBenchikha @GentseFlikken @ddemeeus @Gauvain_D_Santo @acaranto @FabriceMelchior @JPJacqmin @JohanneMontay @alexanderdecroo @hadjalahbib @vincent_v_p @GLBouchez @prevotmaxime @quatremer @ErwanSeznec @GeWoessner @CarolineYADAN @ADL @WorldJewishCong @AJCGlobal @canarymission @StandWithUs @jerlevi @eliejesu @ayelet111271 @Benda_Vids @IditAbu @WorldFlyingDisc

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Joël Rubinfeld : "Nous sommes la dernière génération juive à vivre en Belgique" (L'Express lexpress.fr/monde/europe/j…) Interview. Le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme s’alarme de la montée des incidents visant les juifs dans le royaume. Propos recueillis par Luc de Barochez. Il ne fait plus bon être juif en Belgique. De nombreux juifs pratiquants, y compris le grand rabbin de Bruxelles, Albert Guigui, préfèrent sortir dans la rue la tête couverte d’une casquette plutôt qu’une kippa, de peur d’être insultés ou agressés. Un écrivain a été acquitté après qu’il a fait part dans une chronique de son "envie d’enfoncer un couteau pointu dans la gorge de chaque juif qu'(il) rencontre". Le tribunal de Gand a estimé le 11 mars que le propos d’Herman Brusselmans n’enfreignait nullement la législation réprimant le racisme et le négationnisme. À Bruxelles, des pavés de mémoire rappelant le souvenir de victimes de la Shoah ont été tagués d’un "Gaza" rageur. Chaque jour depuis les massacres du Hamas du 7 octobre 2023, des manifestants se réunissent dans la capitale pour réclamer la création d’une Palestine "libre du fleuve (Jourdain) à la mer". En août, les étudiants du master 2 de droit et criminologie de l’Université libre de Bruxelles (ULB) se sont choisis comme marraine de promotion l’eurodéputée française Rima Hassan (LFI), elle qui a déclaré que l’action du Hamas était "légitime du point de vue international". Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l’antisémitisme et ancien président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique, nous expose son analyse lucide de la situation et prédit la quasi-disparition, à terme, de la communauté juive du royaume. Entretien. L'Express : Que nous dit l’affaire Rima Hassan de la Belgique aujourd’hui ? Joël Rubinfeld : D’abord, que l’Université libre de Bruxelles, l’ULB, a basculé. Elle qui incarnait les lumières a rejoint les ténèbres. Elle a été fondée en 1834 par des libéraux francs-maçons et libres penseurs, en réaction à l’université catholique. Le slogan non officiel, mais le plus connu, de l’ULB, était "à bas la calotte". Aujourd’hui, ce slogan pourrait être "vive le voile". Il faut comprendre que parmi les étudiants de la promotion 2025 de droit et de criminologie, qui ont choisi Rima Hassan comme marraine, il y a ceux qui, demain, en tant que magistrats, auront à juger les affaires d’antisémitisme en Belgique… Pourtant, bien que je sois partisan de la tolérance zéro, je ne me suis pas élevé publiquement contre cette décision avalisée par le conseil de l’université. Car je trouve que l’incident permet une clarification nécessaire sur le changement de paradigme que nous vivons depuis le 7-Octobre (NDLR : les massacres du Hamas en Israël). L’ULB traduit très bien le changement que nous vivons, qui concerne les juifs dans leur ensemble. Elle qui fut à la pointe du progressisme est aujourd’hui au cœur du nouvel antisémitisme. Quel est l’impact de ces incidents sur la communauté juive de Belgique ? Je pense que nous sommes la dernière génération juive à vivre en Belgique. Les jeunes partent, les vieux restent et ils finiront par mourir. Dans 25 ans, il restera peut-être 2 000 à 3 000 juifs seulement dans le royaume, contre environ 30 000 aujourd’hui… Nous avons vécu une période d’accalmie de 80 ans mais la fenêtre est en train de se refermer. Ce que nous vivons, mon père l’a vécu, et avant lui mon grand-père. Chacun d’eux a dû quitter son pays de naissance. Pourquoi notre génération serait-elle privilégiée ? Je vois cependant une différence. Quand mon père a reçu à 13 ans, en 1942, un rouleau d’étoiles jaunes à coller sur ses vêtements, il n’avait nulle part où aller. Aujourd’hui c’est différent. L’État d’Israël est aussi un refuge pour les juifs. Dans quelle mesure le système politique belge favorise-t-il, selon vous, la passivité de l’État face à l’antisémitisme ? Je dois d’abord souligner qu’il existe quand même des politiques belges qui se dressent contre l’antisémitisme. Je pense surtout à Georges-Louis Bouchez, le chef du Mouvement réformateur (NDLR : le parti libéral francophone). Il est aujourd’hui l’ultime rempart, l’ultime bouclier des Belges juifs. A-t-il un équivalent côté flamand ? Je pourrais citer Bart De Wever (NDLR : le Premier ministre belge et ancien maire d’Anvers) mais avec des réserves car son parti, la N-VA (NDLR : nationaliste flamand), est malheureusement divisé sur le sujet. Et les autres politiciens du royaume ? En Belgique, nous comptons très peu d’hommes d’État qui pensent à la prochaine génération. La plupart de nos politiques pensent à la prochaine élection. En outre, ils ont souvent une vision raciste : pour résumer, ils considèrent leurs compatriotes juifs comme des Israéliens et leurs compatriotes musulmans comme des Palestiniens. Ils savent qu’en Belgique, il y a 30 000 citoyens juifs et probablement autour de 900 000 citoyens musulmans. Dans l’électorat, le rapport est ainsi d’environ 30 musulmans pour un juif. La lutte contre l’antisémitisme rassemble les gens motivés par l’éthique, pas ceux qui se laissent gouverner par l’arithmétique. Ceux-ci sacrifient les juifs sur l’autel de l’électoralisme. Car être antisémite sans en avoir l’air est devenu un atout électoral dans la capitale de l’Europe. Et à mes yeux, la plus grande trahison politique est celle du Parti socialiste. Ce parti qui fut sincèrement engagé dans la lutte contre l’antisémitisme il y a 40 ou 50 ans est devenu l’une des principales courroies de transmission de l’antisémitisme contemporain. L’accusation est lourde mais je l’assume. Ce parti n’a d’ailleurs pas seulement trahi les juifs mais aussi un des socles fondateurs du socialisme belge, la laïcité. Il y a aussi des accusations qui visent les écologistes… Certes, mais venant d’eux cela ne m’étonne pas, ils n’ont jamais varié dans leur communautarisme, ils sont gangrenés par l’islamisme. Quant aux communistes, ils ont toujours été ontologiquement antisémites. Il suffit de se rappeler des écrits de Karl Marx ou de Joseph Proudhon sur les juifs. Mais le Parti socialiste belge, lui, fut naguère un grand parti humaniste… Je prédis que ses dirigeants se souviendront un jour de l’avertissement lancé par le révolutionnaire français Pierre Victurnien Vergniaud avant de mourir sur l’échafaud : que la révolution finit toujours, comme le dieu Saturne dans la mythologie romaine, par dévorer ses propres enfants. Ils vont l’expérimenter à leurs dépens. Que disent les statistiques officielles qui mesurent l’antisémitisme ? Nous avons un organisme para-étatique, Unia, qui traite tout ce qui a rapport à l’antisémitisme, au racisme, mais aussi aux discriminations en général, ce qui malheureusement dilue la question de la lutte contre l’antisémitisme. Unia assume parfois son rôle lorsque l’auteur de l’acte antisémite est un mâle blanc, chrétien, de plus de 50 ans. Mais dès qu’il s’agit du nouvel antisémitisme issu de la communauté musulmane, je ne sais pas si c’est par mauvaise volonté ou par complicité, mais disons qu’ils ne sont pas très efficaces pour appréhender le problème. Ils recensent moins de 100 incidents par an. Pourtant, tous les jours, depuis 2023, des manifestants se rassemblent devant la Bourse de Bruxelles, pour scander "de la rivière à la mer", slogan qui implique la destruction d’Israël. Ça, Unia ne l’intègre pas dans ses chiffres. C’est un jeu de dupes. Au niveau gouvernemental, il n’y a pas de volonté de prendre ce problème à bras-le-corps. La décision du gouvernement, début septembre, de reconnaître sous conditions l’État palestinien, contribue-t-elle à échauffer les esprits ? Cette décision ressemble au tableau de Magritte montrant une pipe avec l’inscription : "Ceci n’est pas une pipe". Le gouvernement nous dit que ce n’est pas une reconnaissance officielle mais en même temps, que c’en est une. Et à la fin de son communiqué, il écrit : "Et nous nous engageons à renforcer la lutte contre l’antisémitisme" ! Ce n’est pas crédible. Le nouvel antisémitisme a beau se déguiser sous le couvert de l’antisionisme, c’est toujours la même haine, cette même vieille passion triste avec laquelle on n’a toujours pas rompu… Car le sionisme, c’est tout simplement le droit à l’autodétermination du peuple juif sur sa terre ancestrale. Ça se limite à ça. Donc, à partir du moment où on est contre, effectivement, on est antisémite. Et depuis le point de bascule du 7-Octobre, j’ai l’impression que les juifs n’ont plus leur place en Belgique, et peut-être aussi en France d’ailleurs. Mais au moins, en France, vous avez certains médias où il est encore possible de s’exprimer. En Belgique, c’est devenu presque impossible ! Pourquoi dites-vous que les médias belges, en particulier l’audiovisuel public francophone (RTBF), minimisent le phénomène ? Avant le 7-Octobre, il n’y avait pas une semaine où je n’étais pas soit interviewé, soit publié dans un des médias belges. C’est fini. C’est comme si j’avais été placé sur une liste noire. Il faut savoir que dans nos médias, il y a trois catégories de journalistes : une petite minorité de vrais antisémites, qui vont déverser toute leur haine des juifs, sur l’État juif. Puis une partie plus significative, formée de militants de gauche ou d’extrême gauche. Et enfin la plus grosse partie, les conformistes, qui n’osent pas dire un mot s’écartant de la doxa officielle, car ils pourraient se faire taper sur les doigts et leur carrière pourrait en pâtir. Et ces gens-là composent la chaîne publique qui informe la population belge sur les affaires nationales et internationales ! C’est inquiétant. A vous écouter, toutes les grandes institutions du royaume, la justice, l’université, les médias publics, la classe politique, etc. sont unies pour détourner les yeux de l’antisémitisme ? En fait, il n’y a pas de contre-pouvoir. Aux gens qui m’interrogent pour comprendre ce que nous sommes en train de vivre, je leur conseille de lire 1984, le roman d’Orwell. C’est exactement à ça qu’on a affaire : au ministère de la vérité, à la police de la pensée. C’est effrayant, c’est un totalitarisme soft. Et nous sommes vulnérables, parce que nous les Belges avons une tradition de la docilité, du compromis, de la bonhomie. Et Bruxelles est ciblée par les islamistes parce qu’elle est la Washington de l’Europe. Ce n’est pas pour rien que Mohammed Khatib, le coordinateur européen de Samidoun (NDLR : une organisation pro-palestinienne radicale, interdite en Allemagne), s’est établi en 2015 à Bruxelles. Voilà pourquoi je m’inquiète pour les Belges dans leur ensemble, pas seulement pour les Belges juifs, car ceux-ci ont déjà compris ce qu’il se passe et sont mieux préparés à le gérer. @lucdebarochez @GLBouchez @Bart_DeWever @PaulMagnette @PSofficiel @Ma_Lecocq @SamuelCogolati @PhilippeClose @DavidWeytsman @JPJacqmin @DavidClarinval @BernardQuintin_ @AnneliesVl @JanJambon @FranckenTheo @vincent_v_p @prevotmaxime @SophieRohonyi @YVerougstraete @ddemeeus @Fred_Chardon @Gauvain_D_Santo @acaranto @bensalem_nawal @Jimnjmn @Max_Binet @Chrom_MOSS @grikos @Beadelvaux @quatremer @ErwanSeznec @SophiaAram @Maaroufi9 @FBBlackler @Enthoven_R @Sifaoui @BanonTristane @KhanNRachel @LaurenceFerrari @marcweitzmann @PascalPraud @celine_pina @Imam1chalghoumi @DavidPujadas @mbockcote @kevinbossuet @YOANNUSAI @GWGoldnadel @BHL
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Joël Rubinfeld
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Dans une interview au quotidien israélien @Jerusalem_Post, je suis revenu sur les sanctions infligées par le gouvernement belge à l'État d'Israël et sur la reconnaissance de facto de la Palestine par la Belgique. D’abord, en pointant l’hypocrisie de ceux qui feignent d’ignorer qu’ils récompensent ainsi le Hamas pour les pogroms du 7 octobre 2023: “Si le 7 octobre n’avait pas eu lieu, ces politiciens auraient-ils reconnu la Palestine en septembre 2025? La réponse est évidemment non.” Ensuite, en désignant les principaux pyromanes de l’antisémitisme contemporain dans notre pays — ces artisans de l’indifférence d’un nombre croissant de nos concitoyens face à la flambée de l’antisémitisme en Belgique: “Le problème principal n’est pas les politiciens mais les médias qui nourrissent chaque jour la population belge de contenus anti-israéliens. Ainsi, des gens normaux, des gens bien, en viennent à croire qu’Israël commet un génocide, que l’État juif est une réincarnation du Troisième Reich, que les Israéliens sont les nouveaux nazis, et que nous, les Juifs qui soutenons Israël, sommes les collaborateurs des nazis.” Enfin, en pressentant une fin d’histoire pour les Belges juifs, et un avenir sombre pour les démocrates belges dans leur ensemble: “L’annonce de Prévot va enhardir le camp antisioniste, en lui donnant un sentiment de légitimité. Avec tout ce qui s’est passé en Belgique depuis le 7 octobre, nous avons désormais franchi le point de non-retour. Depuis le 7 octobre, la question n’est plus: avons-nous un avenir dans notre pays? La question est: où allons-nous? Nous allons être la dernière génération avec une population juive significative en Belgique. Nous vivons un moment historique, non pas pour les Juifs mais pour les démocraties; les Juifs ne sont que le canari dans la mine.” [Lire l’interview dans son intégralité ici 👉 jpost.com/diaspora/antis…] @Bart_DeWever @DavidClarinval @BernardQuintin_ @AnneliesVl @JanJambon @FranckenTheo @vincent_v_p @prevotmaxime @vanpeteghem @GLBouchez @SophieRohonyi @YVerougstraete @PaulMagnette @Ma_Lecocq @ddemeeus @Fred_Chardon @Gauvain_D_Santo @Jimnjmn @Max_Binet @bensalem_nawal @acaranto @FabriceMelchior @mbouche84 @Chrom_MOSS @grikos @JPJacqmin @Beadelvaux @quatremer @ErwanSeznec @SophiaAram @Maaroufi9 @FBBlackler @Enthoven_R @Sifaoui @BanonTristane @KhanNRachel @LaurenceFerrari @SoMabrouk @marcweitzmann @PascalPraud @celine_pina @Imam1chalghoumi @DavidPujadas @mbockcote @kevinbossuet @YOANNUSAI @juliendray @GWGoldnadel @BHL
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Bruxelles: 1942 en 2025 Ce qu’ont vécu une femme juive et son fils de huit ans, vendredi dernier à la gare du Midi, glace le sang. Comme si, en un instant, ils avaient été projetés 83 ans en arrière, un jour d’été 1942 à Bruxelles. Lisez et partagez le témoignage poignant de Maïté Lønne (voir plus bas). Un témoignage qui s’adresse aux coupables et à leurs complices. Puisse-t-il leur mettre le rouge au front — à eux qui claironnent être du “bon côté de l’Histoire”, alors qu’ils n’en sont que les miasmes. Un témoignage qui s’adresse aussi aux boucliers, à ceux qui résistent. Puisse-t-il les encourager à rester du bon côté de l’Histoire — le véritable, celui qui compte peu d’adeptes en temps réel, mais dont tous se réclament une fois la Bête immonde défaite. Un témoignage qui s’adresse enfin au silence des pantoufles, à ceux qui détournent le regard. Ouvrez les yeux, avant qu’il ne soit trop tard — s’il ne l’est pas déjà. Et si vous ne le faites pas pour l’enfant de Maïté, faites-le pour les vôtres. Car les Juifs sont les canaris de la mine belge. ----- Témoignage de Maïté Lønne, publié le 29 août 2025 sur Facebook (facebook.com/reel/100763824…) Arrivée à la gare du Midi. Devant moi, un groupe de manifestants propalestiniens, brandissant des pancartes aux slogans antisionistes, parfois clairement antisémites. Des cris s’élèvent: «Intifada! Intifada!» Ça hurle, ça gronde, ça claque dans l’air. Mon fils, 8 ans, me tire la manche. Il lève les yeux vers moi, inquiet. — Maman, qu’est-ce qui se passe? Pourquoi il y a une étoile juive barrée? On ne veut pas de nous? Je reste figée. Tremblante. Je ne sais quoi lui répondre. Mon regard balaye la foule, instinctivement, cherchant une issue… ou peut-être un repère. Et puis je la vois. Cette amie. Très proche. Perdue depuis le 7 octobre. Elle me connaissait par cœur. Elle sait qui je suis, ce que je suis. Nos regards se croisent. Le sien est chargé de mépris. De haine froide. Mon fils pose encore des questions, pointant une affiche, puis une autre. Je tente de répondre, de calmer ses peurs. Et là, mon ancienne amie me désigne du doigt, brutalement. Son visage se transforme. Elle change de ton, scande de nouveaux slogans, le regard planté dans le mien: «Sionistes dégage!» «Mort aux sionistes!» Les autres manifestants suivent, sans même savoir pourquoi. Tous se tournent vers moi. Les slogans deviennent une clameur unanime. Une meute. Une vieille dame s’approche. Dans sa main, une photo d’un enfant squelettique. Elle s’adresse à mon fils, d’un ton accusateur: — T’as vu ce que les sionistes font aux enfants comme toi? La peur me quitte, brusquement remplacée par une colère noire, incontrôlable. Les mots sortent tout seul. — Ne t’adresse pas à mon fils, connasse! Dégage! Elle me toise avec dégoût et me répond par une salve de doigts d’honneur. Autour de moi, la foule hurle. Mon fils me supplie de partir, tire sur mon bras. Mais je reste figée. Clouée sur place. Le cœur en miettes. Brisée par le regard de cette amie, par la violence soudaine, par cette sensation d’être devenue une proie. Un gibier désigné. Et tu quittes, sous les applaudissements de la moitié de la gare... Bruxelles n'est plus pour nous... Cela fait des mois qu’on le crie, dans le vide. Personne n’écoute. @GLBouchez @Bart_DeWever @DavidClarinval @BernardQuintin_ @AnneliesVl @JanJambon @FranckenTheo @vincent_v_p @prevotmaxime @vanpeteghem @SophieRohonyi @YVerougstraete @PaulMagnette @Ma_Lecocq @ddemeeus @Fred_Chardon @Gauvain_D_Santo @Jimnjmn @Max_Binet @bensalem_nawal @acaranto @FabriceMelchior @mbouche84 @Chrom_MOSS @grikos @JPJacqmin @Beadelvaux @quatremer @ErwanSeznec @SophiaAram @Maaroufi9 @FBBlackler @Enthoven_R @Sifaoui @BanonTristane @KhanNRachel @LaurenceFerrari @SoMabrouk @marcweitzmann @PascalPraud @celine_pina @Imam1chalghoumi @DavidPujadas @mbockcote @kevinbossuet @YOANNUSAI @juliendray @GWGoldnadel @BHL @nne_maite
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Les Belges juifs ont-ils encore un avenir dans leur pays? En quoi la flambée d'antisémitisme dans le monde occidental constitue-t-elle l’indice d’un enjeu civilisationnel plus large? Quelles sont les responsabilités politiques, médiatiques et universitaires dans la situation actuelle? Ci-dessous, quelques extraits de mon entretien avec Antoine Mercier de Mosaïque, que vous pouvez retrouver dans son intégralité ici 👉 youtube.com/watch?v=R-OAaO… @Bart_DeWever @DavidClarinval @BernardQuintin_ @AnneliesVl @JanJambon @FranckenTheo @vincent_v_p @prevotmaxime @vanpeteghem @GLBouchez @SophieRohonyi @YVerougstraete @PaulMagnette @Ma_Lecocq @ddemeeus @Jimnjmn @Max_Binet @Fred_Chardon @Gauvain_D_Santo @bensalem_nawal @acaranto @FabriceMelchior @mbouche84 @Chrom_MOSS @grikos @JPJacqmin @Beadelvaux @quatremer @ErwanSeznec @SophiaAram @Maaroufi9 @FBBlackler @Enthoven_R @Sifaoui @BanonTristane @KhanNRachel @LaurenceFerrari @SoMabrouk @marcweitzmann @PascalPraud @celine_pina @Imam1chalghoumi @DariusRochebin @DavidPujadas @mbockcote @kevinbossuet @YOANNUSAI @juliendray @GWGoldnadel @BHL
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“En sacrifiant les Belges juifs, ils s'avancent sur le chemin du suicide de la Belgique. Ce qui est en jeu n'est pas que l'avenir de la petite communauté juive de Belgique mais celui de la Belgique toute entière.” (Interview @RadioJudaicaBxl 👉 facebook.com/radiojudaica/v…)
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Une Belgique bientôt sans Juifs? Le pays est désormais à la pointe de l’antisionisme en Europe, avec l’Irlande. Les Juifs y sont-ils encore les bienvenus? demande le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme [Tribune de @joelrubinfeld publiée par @LePoint lepoint.fr/debats/une-bel…] En 1966, le philosophe Vladimir Jankélévitch écrivait que l'antisionisme est «une incroyable aubaine», car «il nous donne la permission – et même le droit, et même le devoir – d'être antisémite au nom de la démocratie! L'antisionisme est l'antisémitisme justifié, mis enfin à la portée de tous. Il est la permission d'être démocratiquement antisémite. Et si les Juifs étaient eux-mêmes des nazis? Ce serait merveilleux. Il ne serait plus nécessaire de les plaindre: ils auraient mérité leur sort.» Ces mots prophétiques traduisent ce qui s'est joué au Parlement belge le 14 août. Sous la pression de la plupart des médias et partis politiques belges, d'ONG droits-de-l'hommistes, des recteurs des dix universités du royaume, d'anciens diplomates en quête de tribune et de la rue antisioniste, la commission des Relations extérieures de la Chambre basse du Parlement fédéral s'est réunie pour débattre de la reconnaissance de la Palestine (media.lachambre.be/meeting/56-018…). Une session glaçante dont l'atmosphère rappelait la fièvre antisémite du procès Dreyfus, des disputations ou des tribunaux de l'Inquisition. «Génocide», «apartheid», «famine instrumentalisée comme outil d'extermination d'un peuple», «plus grande prison à ciel ouvert au monde», «régime raciste», «crimes contre l'humanité», «camps de concentration», «plus grand cimetière des enfants», «purification ethnique», «phase finale»… Autant d'anathèmes martelés, quatre heures durant, par des députés de gauche, d'extrême gauche, du centre et de la droite flamande, pour nazifier Israël et, dans la bouche de certains, les Juifs dans leur ensemble. Les pires d'entre eux Sur le podium de l'outrance, l'écologiste @RajaeMaouane s'arroge la troisième place. Celle qui partageait, jusqu'à l'année dernière, la présidence du parti @Ecolo avec @jeanmarcnollet – devenu depuis délégué général des Écologistes français – arbore ostensiblement, ce jour-là, un pendentif représentant une carte de «Palestine» expurgée d'Israël. À la tribune, elle fustige «un génocide en 4K, une extermination organisée du peuple palestinien», s'indigne «des bébés délibérément affamés», clame que «les vies arabes sont déshumanisées» et réclame l'envoi de forces internationales à Gaza: «Il faut stopper ce blocus par la force s'il le faut.» Toute honte bue, elle conclut son intervention par un «Vive la résistance palestinienne» – crachat au visage des 1 200 victimes du 7 octobre 2023 et des 50 otages israéliens toujours aux mains des terroristes à Gaza. En deuxième place, le communiste @peter_mertens accuse Israël de «destruction minutieuse planifiée» et d'«épuration ethnique». Il renvoie l'État juif au Troisième Reich, alléguant des «camps de concentration» à Gaza et affirmant que «depuis la Seconde Guerre mondiale, il n'y a jamais eu une telle planification minutieuse de famine» – famine qui constituerait, selon lui, la «phase finale d'un plan d'Israël depuis le début». Pour dénoncer un monde occidental qui «se lave les mains» du «pire génocide du XXIe siècle», Mertens convoque à trois reprises la figure de Ponce Pilate. Ainsi, le député et secrétaire général du @ptbbelgique consacre le passage de l'accusation fondatrice de l'antisémitisme chrétien – le peuple juif «déicide» – à l'accusation paroxystique de l'antisémitisme contemporain: le «génocide» du peuple palestinien. À la première place de ce podium de l'infamie, @JMDedecker (@de_NVA, nationaliste flamand), auteur d'un discours saturé de parallèles entre Israël, les Juifs et les nazis. Il compare Gaza à Oradour-sur-Glane et les Israéliens aux nazis. «Ceux qui ont été victimes dans la guerre appliquent les mêmes pratiques nazies à une autre population», «On a tous peur de l'industrie de l'Holocauste»… En 1948, «nous avons transféré le peuple juif en Palestine. Et qui paie l'addition pour ce que nous, Occidentaux, avons fait subir au peuple juif? Les Palestiniens.» La guerre contre le Hamas serait «un alibi pour une campagne génocidaire contre le peuple palestinien, avec pour objectif d'imposer la suprématie juive from the river to the sea». Quant à «ceux qui aiment Israël», il les qualifie de «négationnistes de Gaza». Dedecker exhume ensuite un texte scélérat de 1979, signé Johan Anthierens – né en 1927, fils de collabos, écrivain et chroniqueur pour Humo, Knack et De Morgen –, pour en citer un extrait: «Les Arabes, qui sont les bossus de l’histoire, qui doivent payer l’addition allemande, qui se retrouvent à régler l’ardoise du marchandage et du tripatouillage européens avec les Juifs. Nous, Européens, avons mis en miettes le mobilier juif et nous envoyons Isaac à la caisse palestinienne pour l’indemnisation. (…) Les Juifs ne sont pas des dieux, les Palestiniens ne sont pas des porcs.» Clôturant les débats de la commission parlementaire, la diatribe antisémite du député N-VA ne suscitera aucun émoi dans le sanctuaire d’une démocratie gangrénée par ses turpitudes. Pis encore, elle sera complaisamment saluée par la présidente de la commission des Relations extérieures, la démocrate-chrétienne @ElsVanHoofcdenv: «Merci beaucoup de terminer par cette belle citation»… Une contradiction évanescente À droite de l'échiquier politique, quelques voix plus mesurées se sont fait entendre, dont celle de la députée N-VA @KDepoorterMP. Mais tous s'accordent sur la reconnaissance de la Palestine – conditionnelle pour certains, immédiate pour la plupart –, récompensant ainsi le Hamas pour les pogroms du 7 Octobre. Les sanctions contre l'État d'Israël font, elles aussi, consensus. Elles devraient être décidées rapidement par le gouvernement (coalition dite «Arizona» de cinq partis, en place depuis février 2025, avec comme Premier ministre @Bart_DeWever, de la N-VA). Reste l'éléphant dans la pièce. Pas un seul des députés présents n'a réfuté les deux forgeries antisémites contemporaines: l'accusation portée contre Israël de commettre un «génocide» et celle d'orchestrer une «famine» à Gaza. Pas un seul pour mettre en pièces ces impostures habillées dans la langue des droits de l'homme. Cette faillite morale dit beaucoup de l'état lamentable de la classe politique belge. Dans le meilleur des cas, elle renvoie dos à dos les terroristes du Hamas et tout ou partie du gouvernement israélien. Dans le pire, elle érige les Israéliens en nouveaux nazis, glorifie le terrorisme palestinien, taxe les soutiens d'Israël de négationnistes, fait du «génocide» le nouveau «déicide», et questionne jusqu'au droit à l'existence de l'État juif. Un ministre étranger aux Affaires Dans l'hémicycle, le ministre des Affaires étrangères @prevotmaxime prendra la parole pendant une heure et demie pour exposer la position du gouvernement et la sienne personnelle – pas toujours en phase. Plaidant pour la reconnaissance immédiate de la Palestine, le chef de la diplomatie belge fait preuve d'un amateurisme embarrassant lorsqu'il déclare: «Il ne s'agit pas de reconnaître un gouvernement, on reconnaît un État.» Ce dernier semble ignorer que, selon le droit international – qu'il brandit pourtant à tout bout de champ –, la Convention de Montevideo sur les droits et les devoirs des États (1933) fixe quatre critères juridiques pour prétendre au statut d'État, dont celui d'«être doté d'un gouvernement». Il ne semble pas davantage comprendre que le Hamas, qui a remporté la majorité absolue – 74 sièges sur 132 – aux élections législatives palestiniennes de 2006, sortirait renforcé si des élections libres étaient organisées demain, pour avoir réussi là où l'Autorité palestinienne a échoué: la reconnaissance d'un État par les démocraties occidentales. Prévot se hasarde encore lorsqu'il affirme que «ni la France, ni le Canada, ni l'Australie (…) ne se sont exprimés en faveur de la reconnaissance sans balises connexes». Or @EmmanuelMacron (x.com/EmmanuelMacron…), @MarkJCarney (pm.gc.ca/en/news/statem…) et @AlboMP (pm.gov.au/media/australi…) ont tous trois déjà annoncé qu'ils reconnaîtront la Palestine le mois prochain, lors de la 80e Assemblée générale de l'ONU. Plus grave, Prévot affuble la démocratie israélienne de la livrée des bourreaux passés du peuple juif: «Comment le gouvernement d'un peuple qui a connu tant de souffrances et de privations peut-il se comporter de la sorte aujourd'hui?» Il accuse Israël de faire «volontairement mourir de faim des enfants» et de doser cyniquement l'aide humanitaire «non pas pour protéger mais pour dominer». Selon lui, cette guerre contiendrait «tous les éléments susceptibles de constituer des violences clairement génocidaires». Ces exemples démontrent une fois de plus que notre ministre des Affaires étrangères est surtout un ministre étranger aux Affaires. Invité le soir même sur le plateau de RTL TVI, il tance Israël quatre minutes durant avant de conclure, à propos de la guerre Russie-Ukraine: «On ne peut pas donner de prime à l'agresseur» (voir vidéo). Il semble donc que pour notre champion de la reconnaissance de la Palestine, la guerre Hamas-Israël n'ait commencé que le 8 octobre 2023. L'institutionnalisation d'un antisémitisme recyclé Ces vingt-cinq dernières années, l'antisémitisme a retrouvé des couleurs – celles du drapeau palestinien –, singulièrement en Belgique, pays qui, avec l'Irlande, fait figure d'apostat du monde libre. Mais ce à quoi l'on assiste depuis le 7 octobre 2023 marque un changement de paradigme: l'institutionnalisation d'un antisémitisme recyclé. En 2015, le Premier ministre @CharlesMichel déclarait que «la Belgique sans les Juifs ne serait plus la Belgique». Dix ans plus tard, tout indique que c'est désormais l'horizon. Car si jusqu'en octobre 2023 les Belges juifs se demandaient s'ils avaient encore un avenir dans leur pays, la question qui les hante à présent est de savoir où partir. @GLBouchez @DavidClarinval @vincent_v_p @JanJambon @kjellvanderelst @TinneVdS @PYDermagne @ducarmedenis @LydiaMutyebele @BenoitLutgen @francoisdesmet @LambrechtAnnick @BernardQuintin_ @FranckenTheo @SophieRohonyi @YVerougstraete @PaulMagnette @Ma_Lecocq @JPJacqmin @Beadelvaux @Max_Binet @Fred_Chardon @Gauvain_D_Santo @Jimnjmn @Chrom_MOSS @grikos @quatremer @ErwanSeznec @SophiaAram @Maaroufi9 @FBBlackler @Enthoven_R @Sifaoui
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Jean Quatremer
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Dans une tribune publié par @MarianneleMag, que la presse belge francophone a refusé avec une belle et lâche unanimité, @joelrubinfeld, le président de la ligue belge contre l'antisémitisme, dénonce le climat de terreur dans lequel les juifs vivent depuis le 7/10. marianne.net/agora/tribunes…
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Joël Rubinfeld
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Joël Rubinfeld: En Belgique, “les Juifs doivent à nouveau se cacher” Président de la Ligue belge contre l’antisémitisme, Joël Rubinfeld s'inquiète du sort de la petite communauté juive de Belgique (à peine 30.000 personnes), à l'heure où l'antisémitisme s'est banalisé et est même devenu routinier. Ce fils de rescapés de la Shoah a voulu publier cette tribune pour rendre hommage aux “Justes de notre temps” dans la presse belge, mais elle a été refusée par tous les journaux. @MarianneleMag la publie (marianne.net/agora/tribunes…). Parmi les Justes ainsi remerciés figure notre chroniqueuse Nadia Geerts. ————— En période tourmentée, l’esseulement des Juifs est une constante de l’histoire — une histoire dont le 7 octobre ouvre un nouveau chapitre. Mais les croire abandonnés de tous serait inexact. Lors de l’affaire Dreyfus, une poignée de dreyfusards se sont mobilisés pour défendre le capitaine juif, injustement condamné pour trahison. Durant la Seconde Guerre mondiale, des Justes parmi les Nations ont sauvé des Juifs au péril de leur propre vie. Avec ses 1.834 Justes, la Belgique occupe la deuxième place per capita au panthéon de l’humanité, derrière les Pays-Bas. Ils furent cependant peu nombreux à monter au feu, ces femmes et hommes d’honneur que l’histoire ne saluera qu’une fois les braises éteintes. Pourtant, si l’on faisait aujourd’hui un micro-trottoir, la plupart diraient sans doute, avec sincérité: “J’aurais été dreyfusard à la fin du XIXe siècle, résistant en 1940, et j’aurais caché des Juifs en 1942”. Mais mesurent-ils vraiment ce qu’implique un tel engagement, à l’épreuve du feu? À l’épreuve du feu, cela se traduit par un procès aux assises contre Émile Zola, poursuivi par le gouvernement français pour avoir, le 13 janvier 1898, publié son “J’accuse!”. Un procès dans un climat de grande violence, qui résonne singulièrement avec l’actualité: les antidreyfusards investissent les rues de la capitale par milliers, éructent des “Mort aux Juifs!” et “À mort Zola!”, brisent les vitrines de commerces juifs, et conspuent, boycottent et menacent Zola — la police doit l’escorter à chaque sortie d’audience pour assurer sa sécurité. Un procès à l’issue duquel Zola est condamné à un an de prison ferme — la peine maximale. Le plus célèbre des dreyfusards échappera finalement aux geôles de la République en s’exilant à Londres. À l’épreuve du feu, cela signifie le sacrifice de 4.000 résistants belges — exécutés ou tombés l’arme à la main pendant la Seconde Guerre mondiale — et l’arrestation de plus de 30.000 d’entre eux par l’occupant allemand. Les archives de Yad Vashem, elles, témoignent de centaines de cas en Europe de Justes torturés, fusillés, pendus ou morts en déportation dans les camps nazis. Être du bon côté de l’histoire ne se décrète pas: cela se gagne dans la fournaise du réel. Et le spectacle affligeant auquel nous assistons depuis le 7 octobre 2023, nous oblige au constat suivant: l’histoire bégaie. Mutatis mutandis, c’est aujourd’hui l’État juif qui remplace le capitaine juif sur le banc des accusés. Transféré de Paris à La Haye, le tribunal est désormais planétaire. Les innombrables fake news du “ministère de la Santé de Gaza” — c’est-à-dire le Hamas — sont les bordereaux accusateurs du moment, forgés par des faussaires de l’actualité et docilement relayés par les agences de presse internationales et la plupart des médias. Autant de pièces à charge brandies comme munitions par des procureurs onusiens et droits-de-l’hommistes qui, troquant la toge pour le keffieh, s’alignent sur le banc du ministère public pour juger celui qu’ils ont déjà condamné. En Belgique, les Juifs ne sont pas non plus épargnés. À Bruxelles, on s’autoproclame “ville antifasciste” tout en y tolérant les fascistes antisionistes qui, chaque jour qui passe depuis le 11 octobre 2023, manifestent rageusement dans la capitale de l’Europe. On célèbre en place publique le premier anniversaire des pogroms du 7 octobre en appelant à “brûler les Juifs”. On profane le Monument des Justes et les Pavés de mémoire, au nom de Gaza. On occupe un bâtiment de l’Université libre de Bruxelles rebaptisé du nom d’un terroriste palestinien, on saccage les lieux, et on tabasse le coprésident de l’Union des étudiants juifs de Belgique sur le campus de l’université. On interdit la venue de l’équipe de football israélienne pour y disputer le match l’opposant aux Diables rouges. On refuse dans certaines écoles, sous la pression de parents d'élèves, de participer à la commémoration de la Shoah. On déploie le drapeau palestinien au balcon de mairies de la capitale, et on le hisse sur le toit du siège du Parti socialiste. On fait danser, lors de la kermesse scolaire, des écoliers de neuf ans tout de noir vêtus et coiffés d’un keffieh, au rythme martial de la chanson arabe “Mon sang est palestinien” — une mise en scène glaçante qui rappelle les images des “camps scouts” du Hamas à Gaza. À Anvers, on insulte, on caillasse et on violente des Juifs religieux dans la rue. On refuse de louer une salle à une école juive pour sa cérémonie de remise des diplômes, excipant d’un “génocide qui se déroule actuellement à Gaza”. On affiche “5 JUIFS” sur l’écran d’accueil du bowling où sont venus se divertir cinq jeunes juifs. On perquisitionne le domicile de rabbins pratiquant la circoncision, on saisit les instruments leur permettant de pratiquer cette tradition juive trimillénaire, et on exige qu’ils remettent aux autorités judiciaires la liste des enfants circoncis ces dernières années. On se donne rendez-vous le 9 novembre — jour commémoratif de la Nuit de Cristal — dans un parc notoirement fréquenté par des familles juives, pour y “mutiler chaque sioniste”. À Gand, on vote le boycott d’entreprises de l’État juif et on exhorte les autorités fédérales à en faire de même. On bannit les athlètes israéliens du championnat d’Europe d’Ultimate Frisbee pour les moins de 17 ans. On annule la cérémonie officielle commémorant la Kristallnacht par crainte d'incidents. On occupe le campus de l’Université de Gand, on agresse des membres du personnel, et l’on célèbre la rupture des relations avec les universités israéliennes — une rupture qui consacre la capitulation des autorités académiques. On acquitte le chroniqueur qui, dans les colonnes d’un des principaux hebdomadaires du pays, confesse son “envie d’enfoncer un couteau pointu dans la gorge de chaque Juif [qu’il] rencontre”. Dans le royaume, des cimetières juifs sont profanés, des tombes couvertes de croix gammées et des étoiles de David arrachées de leurs sépultures, tandis que des hordes d’antisémites contemporains battent le pavé des métropoles en vociférant le slogan 2.0 de la Solution finale et en glorifiant les protagonistes des pogroms du 7 octobre. Depuis, les actes antisémites se comptent par centaines. Résultat: les Belges juifs doivent à nouveau se cacher. Ils changent de nom sur leur compte Uber, retirent la mezouza du chambranle de leur porte, couvrent leur kippa d’une casquette, boutonnent pudiquement le haut de leur chemise pour masquer l’étoile de David qu’ils portent au cou. Au siècle dernier, on collait une étoile jaune sur la poitrine des Juifs pour les reconnaître. Aujourd’hui, les Juifs dissimulent leur étoile pour ne pas être reconnus. Ce qui se passe en Belgique parle pour la plupart des nations occidentales où, aujourd’hui comme hier, les résistants se font rares tandis que les collabos de notre temps prolifèrent dans la sphère politique, les salles de rédaction, les instances judiciaires, le monde académique, les milieux artistiques, les cercles associatifs, et jusque dans nos rues où les manifestations dites “pro-palestiniennes” — “pro-Hamas” serait plus conforme à la réalité — rappellent de plus en plus les marches des SA à Nuremberg. “Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve”, disait le philosophe Friedrich Hölderlin. Dans l’expectative, je tiens à rendre hommage à quelques-uns de mes compatriotes ou résidents belges qui, à l’image de Zola et des Justes, ne sont pas juifs et comptent parmi les sauveurs: Lucas Ablotia, Clémentine Barzin, Georges-Louis Bouchez, Maarten Boudry, André Brombart, Yves Caelen, Anne Cremer, Georges Dallemagne, Nicolas De Pape, Corentin de Salle, Alain Destexhe, Boris Dilliès, Mia Doornaert, Denis Ducarme, Étienne Dujardin, Charlie Dupont, Samuel Furfari, Nadia Geerts, Drieu Godefridi, Luc Henrist, Merry Hermanus, Assita Kanko, Philippe Lamair, Fadila Maaroufi, Jean-Pierre Martin, Éric Muraille, Jean Quatremer, François Roelants du Vivier, Darya Safai, Ismaël Saidi, Marcel Sel, Sam Touzani, David Vandeputte et Alexandra Villers. Une liste non exhaustive des voisins que j’aurais voulus pour mon père quand il avait 13 ans, à Bruxelles, en 1942. @AblotiaLucas @ClBarzin @GLBouchez @mboudry @AnneCremer2 @G_Dallemagne @NicolasdePape @CorentindeSalle @Destexhe @BorisDillies @DoornaertMia @ducarmedenis @etiennedujardin @charliedupont @FurfariSamuele @NadiaGeerts @DGodefridi @HermanusMe23428 @Assita_Kanko @LamairP @Maaroufi9 @JeanPie31094861 @EricMuraille @quatremer @SafaiDarya @IsmaelSaidi @marcelsel @SamTouzani @DavidVande2545 @alexsvillers
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